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Nombres 20, 1-13. Les eaux de Mériba
Arnold Matthieu ; Dahan Gilbert ; Noblesse-Rocher
CERF
18,00 €
Épuisé
EAN :9782204131698
Le récit concernant les eaux de Mériba (Nombres 20, 1-13) est l'un de ceux qui posent le plus d'énigmes aux commentateurs. Il s'ouvre sur la mort de Miryam, brièvement évoquée l'essentiel concerne la contestation des Hébreux à l'égard de Moïse et d'Aaron, à la suite de la pénurie d'eau. Comme dans Exode 17, Moïse fait jaillir de l'eau d'un rocher. Mais à la suite de cet épisode, Dieu le condamne à ne pas entrer en Terre promise. L'un des problèmes est rédactionnel : quel est le rapport de Nombres 20 avec Exode 17, s'agit-il d'un même épisode raconté deux fois ? Et, surtout, pourquoi Moïse, homme parfait et constamment à l'écoute de Dieu, est-il ainsi condamné ? A-t-il fauté dans ses paroles, dans ses gestes, dans son attitude à l'égard du peuple, dans son comportement à l'égard de Dieu ? L'exégèse traditionnelle, tant juive que chrétienne, a formulé un certain nombre d'hypothèses. L'épisode est plusieurs fois cité dans d'autres textes bibliques, notamment dans le Deutéronome et dans les Psaumes y a-t-il là une première exégèse et déjà des réponses ? Par la suite, l'étude littérale s'intéresse aux indications de lieu et de temps. L'exégèse juive exploite les midrashim autour de ce récit, sans négliger la dimension éthique. L'exégèse chrétienne est également parfois d'ordre midrashique, dans la mesure où elle exploite le midrash du rocher qui accompagne les Hébreux du fait des mérites de Miryam, médiatisé par 1 Corinthiens 10, 4. Mais ce passage paulinien pose les bases d'une interprétation typologique, que l'on retrouve au moyen âge. Après une mise au point sur l'exégèse actuelle, sont étudiés les apports de l'exégèse juive ancienne et médiévale, ceux de l'exégèse patristique (avec notamment Origène, Augustin et Grégoire de Nysse), médiévale (des monastères à l'université) et du XVIe siècle (aussi bien chez les réformés que chez les catholiques). Ce volume est issu de la quatorzième des "Journées bibliques" organisées par le Laboratoire d'Etudes des monothéismes/Institut d'études augustiniennes, UMR 8584 (CNRS-EPHE Sciences religieuses-Sorbonne Université, PSL) et l'EA 4378, Faculté de théologie protestante (Université de Strasbourg).
Connu pour son engagement face à Hitler, qui lui coûta la vie, Dietrich Bonhoeffer (1906-1945), pasteur et théologien, a toujours lié prière et action. Pasteur de paroisse, puis chargé de la formation des jeunes pasteurs de l'Eglise Confessante, il a composé de nombreuse prières, en prose et en vers. Elles témoignent d'une profonde spiritualité. Nombre d'entre elles sont d'autant plus émouvantes qu'elles ont été rédigées en cellule, durant ses deux années de captivité. L'oeuvre de Dietrich Bonhoeffer résonne avec force aujourd'hui, parce qu'il avait anticipé la survenue de la sécularisation. Pour le théologien, dans ce monde qui pense pouvoir se passer de Dieu, le croyant ne renoncera pas à témoigner de lui ni à le prier, mais il devra le faire avec des termes capables de parler au croyant comme au non-croyant. Matthieu Arnold est professeur d'histoire du christianisme à la faculté de théologie protestante de Strasbourg et correspondant de l'Institut. Chez Nouvelle Cité, il est l'auteur de Prier 15 jours avec Luther et Prier 15 jours avec Albert Schweitzer.
Arnold Matthieu ; Bain Emmanuel ; Ciccolini Laetit
Soyez parfaits, comme votre Père est parfait ! Commandement qu'il paraît impossible d'observer, tant la perfection ne semble pas être de ce monde et tant la distance entre le Père et ses créatures est incommensurable ! Le commandement de Lv 19, 2, qui exigeait la sainteté, était-il plus réalisable ? Les exégètes ont été confrontés à cette difficulté et ont trouvé diverses solutions, la plus courante étant celle d'une relativisation. Ce volume est entièrement consacré à l'histoire de l'exégèse de ce verset, des Pères au XVIIe siècle, après un éclairage donné par l'exégèse contemporaine. Celle-ci le situe par rapport à l'enseignement de Jésus, dans le sermon sur la Montagne et dans les évangiles synoptiques, mais étudie également l'arrière-plan du motif de la perfection dans la littérature juive ancienne, notamment dans les écrits de Qumrân. La tradition patristique élabore la réflexion sur le modèle divin : les textes de Pères grecs (Clément d'Alexandrie, Origène, Basile) et de Pères latins (Cyprien, Ambroise, Jérôme, Augustin) sont analysés : la notion stoïcienne de perfection permet d'affiner l'étude, de même que la crise arienne. Les exégètes du Moyen Age replacent soigneusement le verset dans son contexte et se livrent à une étude rigoureuse de l'adverbe de comparaison (" comme votre Père ") : on aboutit à des notions différentes de la perfection chez les franciscains et chez les dominicains, ce que permet de constater la technique spécifique de la distinctio. Pour le XVIe siècle, ont été privilégiés les commentaires d'Erasme, Martin Luther, Martin Bucer et Jean Calvin : si la recherche philologique est bien présente, la dimension éthique prédomine. Enfin, pour le XVIIe siècle, sont exploités des textes d'une grande richesse de Godefroy Hermant, Pierre Nicole, Cornelius a Lapide, Benedetto Mandina, Michel Palain et autres : ces auteurs insistent sur le fait que l'homme est créé à l'image de Dieu et voient dans l'injonction de Mt 5, 48 un impératif de charité. Ce volume est issu de la onzième des "Journées bibliques" organisées par le Laboratoire d'Etudes des monothéismes/Institut d'études augustiniennes, UMR 8584 (CNRS-EPHE Sciences religieuses Paris IV) et le Groupe de recherche sur les non-conformistes religieux des XVIe et XVIIe siècles et l'histoire des protestantismes, EA 4378 (GRENEP, Faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg).
L'épreuve d'Abraham ou la ligature d'Isaac. " Et ne nous soumets pas à la tentation " : depuis cinquante ans, la traduction oecuménique du Notre Père pose question aux chrétiens francophones. Est-ce un remède de proposer la lecture du récit de Genèse 22 où Dieu demande à Abraham de faire quelque chose de moralement et religieusement impensable ? Nous lisons là le récit d'une tentative d'infanticide par Abraham - alors que, tant dans les traditions judéo-chrétiennes que dans le Coran, les sacrifices humains sont interdits. La lecture des diverses interprétations de ce texte, venues des trois monothéismes, permet d'aborder ce récit qui a bousculé et subjugué des générations de lecteurs, de Philon d'Alexandrie à Kierkegaard. Auteurs : Matthieu Arnold, Michel Berder, Gérard Billon, Jérôme Cottin, Hugues Cousin, Gilbert Dahan, Jean-Louis Déclais, Denis Fricker, Jean-Noël Guinot, Simon Icard, Dan Jaffé, Jan Joosten, Thierry Legrand, Jean Massonnet, Annie Noblesse-Rocher, Dany Nocquet.
Résumé : Martin Luther (1483-1546) est à l'origine de la Réforme. Moine augustin, docteur en théologie, il se fait connaître du grand public en 1517 par ses 95 thèses dirigées contre les indulgences. Le débat s'élargit rapidement à la question de l'autorité dans l'Eglise. En 1521, Luther est excommunié et se voit conduit avec ses partisans, à son corps défendant, vers une Eglise séparée de Rome. En soulignant que Dieu sauve par sa seule grâce et en insistant sur l'Ecriture sainte, norme de l'Eglise, il a exercé, jusqu'à nos jours, une influence considérable. Depuis le milieu du XXe siècle, l'Eglise catholique elle-même a commencé à reconsidérer son rôle et sa pensée.
Résumé : SI vous cherchez encore la notice d'utilisation de votre bible, ou si elle prend gentiment la poussière ; SI votre seul souvenir de Moise, ce sont les chansons du Prince d'Egypte ; SI vous pensez qu'avec de nouveaux mots comme pentateuque, sapientiaux ou psaltérion, vous pourriez enfin battre votre grand-mère au scrabble ; SI vous voulez comprendre pourquoi Jésus nous compare sans cesse à des moutons ; SI vous n'avez jamais lu le Nouveau Testament jusqu'au bout parce que l'Apocalypse, ça fait vraiment trop peur ; Voici le kit de survie pour apprendre à lire la Parole de Dieu.
Résumé : Ce que les chrétiens appellent "Ancien Testament" correspond en partie - mais en partie seulement - au texte de la Bible hébraïque. Quelles sont les différences entre les deux textes ? Comment expliquer la formation du canon biblique, cette composition dans laquelle la tradition a consacré le texte sacré ? En archéologue des mots, le professeur Thomas Römer mène l'enquête et met au jour, sous les strates accumulées par les multiples compilateurs et rédacteurs, les origines diverses d'un livre pas comme les autres. Appliquant la méthode historico-critique, il retrace la formation des trois parties de la Bible en les situant dans leurs contextes socio-historiques respectifs. Une plongée fascinante qui vous fera lire la Bible d'un oeil neuf !
Livre le plus mystérieux de la Bible, l'Apocalypse suscite les interrogations et les interprétations les plus folles. Mais comment la lire, la décrypter et la comprendre pour ce qu'elle dit vraiment ? Un volume très spécial des " ABC ".C'est Régis Burnet, ancien élève de l'École normale supérieure et professeur à l'université catholique de Louvain, qui se fait ici votre guide pour entrer dans le livre de l'Apocalypse.Identification de l'auteur, contexte scripturaire, historique, culturel et rédactionnel, analyse littéraire, structure et résumé, examen détaillé des grands thèmes, étude de la réception, de l'influence et de l'actualité, lexiques des lieux et des personnes, chronologie, cartes géographiques, bibliographie : un grand spécialiste de l'Écriture se fait votre tuteur sur l'un des textes les plus mystérieux de l'histoire humaine." Mon ABC de la Bible ", ou la boîte à outils d'une lecture informée et vivante du Livre des Livres.
Quand et pourquoi la Bible a-t-elle été écrite? Que savons-nous des premiers patriarches? Quand le monothéisme est-il apparu? Comment le peuple d'Israël est-il entré en possession de la Terre promise? Jérusalem a-t-elle toujours été le centre de l'ancien Israël ? Pour la première fois, il est possible de répondre à ces questions avec un haut degré de certitude. Car les auteurs, Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman, puisent leurs arguments dans les découvertes archéologiques les plus récentes, entreprises en Israël, en Jordanie, en Égypte, au Liban et en Syrie. Loin de sortir désenchanté de cette mise à plat historique du Livre des livres, le lecteur est d'autant plus fasciné par ces nomades et ces agriculteurs d'il y a trois mille ans, qui ont su fabriquer, en des temps de détresse ou de gloire, un récit dont la fécondité n'a cessé d'essaimer au-delà de ce peuple.