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Prier 15 jours avec Dietrich Bonhoeffer. n°106
Arnold Matthieu
NOUVELLE CITE
12,05 €
Épuisé
EAN :9782375826188
Connu pour son engagement face à Hitler, qui lui coûta la vie, Dietrich Bonhoeffer (1906-1945), pasteur et théologien, a toujours lié prière et action. Pasteur de paroisse, puis chargé de la formation des jeunes pasteurs de l'Eglise Confessante, il a composé de nombreuse prières, en prose et en vers. Elles témoignent d'une profonde spiritualité. Nombre d'entre elles sont d'autant plus émouvantes qu'elles ont été rédigées en cellule, durant ses deux années de captivité. L'oeuvre de Dietrich Bonhoeffer résonne avec force aujourd'hui, parce qu'il avait anticipé la survenue de la sécularisation. Pour le théologien, dans ce monde qui pense pouvoir se passer de Dieu, le croyant ne renoncera pas à témoigner de lui ni à le prier, mais il devra le faire avec des termes capables de parler au croyant comme au non-croyant. Matthieu Arnold est professeur d'histoire du christianisme à la faculté de théologie protestante de Strasbourg et correspondant de l'Institut. Chez Nouvelle Cité, il est l'auteur de Prier 15 jours avec Luther et Prier 15 jours avec Albert Schweitzer.
Albert Schweitzer (1875-1965) est un personnage hors norme. Penseur profond, théologien et pasteur, il est aussi un inlassable homme de conviction et d'action, un musicien talentueux et un chrétien qui sans cesse cherche à conjuguer la foi et la raison. A l'âge de trente ans, alors qu'il a déjà devant lui une carrière toute tracée, il entreprend des études de médecine pour pouvoir partir en Afrique y soigner les populations du Congo. Il crée l'hôpital de Lambaréné, auquel il se consacre durant de longues années avec son épouse Hélène Bresslau, tout en recherchant des soutiens en Europe pour financer son oeuvre. Cet engagement humanitaire lui vaut, en 1953, de recevoir le prix Nobel de la paix. Mais Schweitzer ne s'arrête pas en si bon chemin, il continue de militer contre les souffrances infligées aux animaux et s'engage contre l'arme nucléaire qui menace l'humanité. Homme libre et joyeux, Schweitzer veut nous redonner prise sur nos existences en nous exhortant à penser et à agir, à aimer et à espérer.
Célèbre pour son oeuvre humanitaire à Lambaréné (Gabon), Prix Nobel de la Paix 1952, le docteur Albert Schweitzer fut aussi pasteur et théologien. Il est l'auteur de prières et de réflexions profondes sur la prière. Elles s'expriment dans ses prédications, dans sa correspondance et dans ses écrits théologiques et autobiographiques. Enracinées en particulier dans les paroles de Jésus - à commencer par le Notre Père -, ses méditations appellent à la fraternité entre les êtres humains, à la promotion de la paix et au respect de toute vie. Marquées par la gratitude, elles n'éludent pas les questions de la souffrance et de l'exaucement. Matthieu Arnold est professeur d'histoire du christianisme à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg et Correspondant de l'Institut. Chez Nouvelle Cité, il est l'auteur de Prier 15 jours avec Luther et Prier 15 jours avec Dietrich Bonhoeffer.
Résumé : Martin Luther (1483-1546) est à l'origine de la Réforme. Moine augustin, docteur en théologie, il se fait connaître du grand public en 1517 par ses 95 thèses dirigées contre les indulgences. Le débat s'élargit rapidement à la question de l'autorité dans l'Eglise. En 1521, Luther est excommunié et se voit conduit avec ses partisans, à son corps défendant, vers une Eglise séparée de Rome. En soulignant que Dieu sauve par sa seule grâce et en insistant sur l'Ecriture sainte, norme de l'Eglise, il a exercé, jusqu'à nos jours, une influence considérable. Depuis le milieu du XXe siècle, l'Eglise catholique elle-même a commencé à reconsidérer son rôle et sa pensée.
Résumé : Le 31 octobre 1517, Martin Luther convie ses collègues à un débat universitaire en rédigeant 95 thèses "sur le pouvoir des indulgences" . Ce texte célèbre, que l'on tient pour l'origine de la division de la chrétienté occidentale, n'avait jamais fait l'objet d'une étude approfondie en français. Le présent volume, qui fait appel aux compétences des meilleurs connaisseurs du Réformateur, entend combler cette lacune. Il replace les principales thèses dans leur contexte historique puis les étudie dans une perspective systématique. Son titre renvoie à la première des 95 thèses : "En disant "Faites pénitence... ", notre Seigneur et Maître Jésus-Christ a voulu que la vie tout entière des fidèles soit une pénitence". D'autres thèses sont plus subversives : elles contestent l'idée que le pape puisse sauver les âmes souffrantes du purgatoire ou affirment que n'importe quel chrétien, vraiment repentant, est quitte de toute peine devant Dieu, sans lettre d'indulgence. Si les 95 thèses n'ont pas entraîné la fin des indulgences dans l'Eglise catholique, elles ont contribué à une purification de leur pratique, voire à une clarification de leur doctrine.
Nous vénérons tous des représentations du Christ, de la Vierge et des saints : peintures, statues, etc. Le culte rendu à ces images fut très débattu après le concile Vatican II. Il s'agissait de savoir quelle place elles ont ou doivent avoir dans la vie des chrétiens, et aussi où elles peuvent ou doivent être installées, tout particulièrement dans les églises. Cela aboutit ici à l'enlèvement pur et simple des statues et autres tableaux, là au statu quo , ailleurs encore à leur remplacement par des icônes. Dans tous les cas cela traduisait un malaise. Mais nous sommes tous concernés et nous savons à quel point nous sommes vifs à réagir à ce sujet. Cela est sain, car à y regarder de plus près, on s'aperçoit que ce débat n'est pas nouveau, loin de là, et l'Eglise a connu d'autres périodes agitées à ce sujet. Ainsi la Réforme a rejeté l'usage et le culte des images. Mais bien auparavant, au temps des Pères, la question de la légitimité de cet usage et de ce culte avait déjà été posée. Pendant plus de deux siècles, partisans et opposants s'affrontèrent. A cette occasion un concile oecuménique s'est tenu à Nicée en 787. Ce concile reconnut et définit la légitimité et de l'usage et du culte des images. A vrai dire, il ne fut reçu que lentement et d'une manière différente par les Orientaux et les Occidentaux. Son anniversaire est célébré cette année. A cette occasion, nous vous présentons, à partir de ce concile et des débats de cette époque, la question du culte des images du Christ et des saints. Car si, à ce sujet, il y a tant de passion dans l'attitude des chrétiens, c'est que la foi est en jeu. Le culte des images repose entièrement sur la foi en l'Incarnation de Jésus, le Fils du Père. Telle est la réponse donnée par Nicée II. Certains trouveront peut-être ce numéro d'un abord plus difficile que d'ordinaire. Il met en jeu, en effet, toute une argumentation scripturaire, théologique et pastorale. Ce n'est pas l'habitude de la revue et, de ce fait, ce numéro est exceptionnel. Ceux qui suivent retrouveront leur aspect habituel. Mais, vu l'intérêt de la question, nous avons décidé de réaliser ce numéro un peu spécial. Une introduction historique et un glossaire vous faciliteront la lecture des articles, où vous verrez les arguments développés par les Pères pour et contre le culte des images. Vous découvrirez aussi comment le Concile fut reçu en Occident. J. FANTINO, o. p.
Au temps de l'empire romain, il y eut dans la Province d'Afrique des Pères latins prestigieux. On pense tout de suite à Augustin, et c'est justice. Mais cette Province a également été le berceau de notre tradition théologique latine. C'est en Afrique, en effet, que furent faites les premières traductions de la Bible en latin dès la fin du deuxième siècle. C'est en Afrique aussi que l'on a commencé à faire de la théologie en latin, tout simplement parce que les gens parlaient cette langue. C'est dans cette Eglise enfin que saint Cyprien devient évêque de Carthage en 249. Ce numéro de Connaissance des Pères lui est consacré. On y voit comment un évêque a réagi dans une situation difficile. Cyprien se trouve, en effet, confronté à deux graves questions. Il y a d'abord la conséquence des persécutions très violentes que l'Eglise dut subir à cette époque. Beaucoup de chrétiens cèdent au pouvoir civil, mais veulent revenir dans l'Eglise. Comment les recevoir ? Le peut-on même, car une fraction rigoriste voudrait les exclure à jamais de l'Eglise qu'ils ont reniée ? Il y a ensuite les divisions dues au schisme de Novatien, un antipape qui a réussi à établir une Eglise dotée d'un clergé propre, d abord en Italie, puis en Afrique. Que faire des gens baptisés par eux mais qui passent à la grande Eglise ? La coutume en Afrique est de les rebaptiser , à Rome on leur impose la main, mais on reconnaît le baptême reçu. Un grave conflit va éclater entre le pape Etienne et Cyprien. On sera à deux doigts de la rupture , elle sera évitée. C'est donc à une réflexion sur l'Eglise que nous invite, en particulier, la lecture de Cyprien. J. FANTINO, o. p.
VOICI le premier numéro de l'année 1988. Nous ne sommes plus au temps des voeux, mais je voudrais en formuler un. Or, que peut-on souhaiter aux lecteurs d'une revue, sinon d'en être contents ? Notre désir est ainsi de continuer à vous plaire en cheminant avec vous à travers le monde des Pères. D'ailleurs, il existe un moyen pour que ce souhait se réalise pleinement : c'est de nous faire part de vos remarques et de vos demandes. Grâce à elles nous pourrons continuer d'améliorer "Connaissance des Pères" . Ce numéro est intitulé : "Judaïsme et chrétienté" . Il est la continuation du précédent. Mais le changement de titre indique un changement de tonalité. Les relations entre le judaïsme et le christianisme ont connu deux phases. La première correspond à la situation de l'Eglise jusqu'au quatrième siècle. Elle est alors minoritaire dans un monde païen qui, très tôt, lui est hostile : c'est le temps des grandes persécutions. Au quatrième siècle on assiste à un retournement de situation. Le christianisme, toléré officiellement, devient religion d'Etat. Ainsi, aux quatrième et cinquième siècles, l'empire devient un pays de chrétienté. Une telle transformation ne pouvait manquer d'affecter les relations de l'Eglise avec le judaïsme. C'est ce que l'on vérifie effectivement en lisant les Pères contemporains de ce changement. Mais on retrouve, comme à la période précédente, la même variabilité d'attitudes. l'aide de deux des Pères les plus célèbres de l'époque, Jean Chrysostome et Augustin, nous vous proposons de découvrir comment était perçu le judaïsme dans des cultures et des lieux différents. Jean Chrysostome est sans doute le Père qui a été le plus accusé d'antisémitisme. Il n 'est pas facile de répondre. D'une part, Jean est sémite et sa langue maternelle est un dialecte araméen, le syriaque. D'autre part, à Antioche, comme en Syrie à cette époque, l'Eglise connaît une situation paradoxale : des chrétiens continuent de fréquenter régulièrement la synagogue. La réaction virulente de Jean est dans la ligne de Paul : continuer pour un chrétien à suivre les coutumes juives, c'est nier l'oeuvre salvatrice du Christ Jésus (cf Ga 5, 2) : à chacun de lire l'ensemble et de se faire son opinion. J. FANTINO, o. p.
Quand on lit les Pères, on est frappé par la connaissance qu'ils ont des Ecritures. On peut même parler de familiarité avec elles. Ils nous montrent ainsi qu'on ne peut pas vivre en chrétien sans être nourri par les saintes Ecritures. Les Ecritures, en effet, parlent de Dieu et du salut qu'est Jésus le Christ. C'est pourquoi le Christ est présent dans toutes les Ecritures, dans le Nouveau Testament bien sûr, mais aussi dans l'Ancien, car "partout dans les Ecritures de Moïse est semé le Fils de Dieu" (Irénée, Haer, 4, 10, 1). Ainsi les Ecritures sont source de vie, elles nous font entrer dans le mystère de Dieu et du salut et nous font découvrir qui est cet homme que Dieu a créé pour l'aimer. On voit maintenant pourquoi les Pères ont eu à coeur de prêcher et d'enseigner à partir des Ecritures. Ce sont elles, en effet, qui nourrissent la foi et développent en - nous l'amour envers Dieu et le prochain. Mais pour cela encore faut-il les comprendre. Cette compréhension résulte d'un long cheminement avec elles en compagnie des témoins du Christ : les Apôtres et les Pères qui nous ont précédés sur cette route. Les Ecritures lues dans cette perspective sont une nourriture quotidienne. Elles servent à nous guider dans notre manière de vivre et à instruire notre intelligence concernant le mystère de Dieu et du salut. Ce numéro propose de voir comment des Pères ont lu les Ecritures pour nourrir leur foi et accroître leur intelligence du mystère. J. FANTINO, o. p.