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Supplément aux Cahiers Evangile N° 173, Septembre 2015 : L'épreuve d'Abraham ou la ligature d'Isaac
Arnold Matthieu
CERF
15,00 €
Épuisé
EAN :9772204391932
L'épreuve d'Abraham ou la ligature d'Isaac. " Et ne nous soumets pas à la tentation " : depuis cinquante ans, la traduction oecuménique du Notre Père pose question aux chrétiens francophones. Est-ce un remède de proposer la lecture du récit de Genèse 22 où Dieu demande à Abraham de faire quelque chose de moralement et religieusement impensable ? Nous lisons là le récit d'une tentative d'infanticide par Abraham - alors que, tant dans les traditions judéo-chrétiennes que dans le Coran, les sacrifices humains sont interdits. La lecture des diverses interprétations de ce texte, venues des trois monothéismes, permet d'aborder ce récit qui a bousculé et subjugué des générations de lecteurs, de Philon d'Alexandrie à Kierkegaard. Auteurs : Matthieu Arnold, Michel Berder, Gérard Billon, Jérôme Cottin, Hugues Cousin, Gilbert Dahan, Jean-Louis Déclais, Denis Fricker, Jean-Noël Guinot, Simon Icard, Dan Jaffé, Jan Joosten, Thierry Legrand, Jean Massonnet, Annie Noblesse-Rocher, Dany Nocquet.
Biographie de l'auteur Professeur d'histoire du christianisme moderne et contemporain (faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg), Matthieu Arnold est membre de l'Institut universitaire de France. Il a consacré de nombreux ouvrages à Luther et à la Réformation. Il réunit dans cet ouvrage vingt-cinq contributions qui invitent à nuancer les oppositions tranchées entre prédication protestante et prédication catholique.
Quatrième de couverture Alors qu'on loue généralement la Réformation pour avoir contribué à l'avènement de la modernité (en sapant notamment la distinction séculaire entre clercs et laïcs, et en favorisant l'indépendance des autorités temporelles vis-à-vis de l'Eglise), on dresse un bilan plus critique de son apport à l'évolution de la condition féminine. Figure de proue du mouvement réformateur, Luther est désormais mis au banc des accusés, après avoir passé un temps pour un " promoteur de l'émancipation de la femme " : la Réformation n'a-t-elle pas, dans les faits, privé les femmes des ressources intellectuelles et de la relative autonomie liées au monachisme, et, dans le discours, valorisé exclusivement l'état conjugal à une époque où il asservissait l'épouse? Soucieuse d'éviter l'anachronisme de maints travaux qui évaluent Luther à l'aune des idéaux ou des revendications féministes actuels, la présente étude le situe par rapport à la tradition biblique qui nourrissait sa pensée, à la législation de son temps et aux positions théologiques de ses devanciers ou de ses contemporains. Elle se fonde par ailleurs sur une source littéraire jusqu'alors négligée : la volumineuse correspondance du Réformateur, qui renferme non seulement des propos adressés à des femmes ou de multiples prises de position concrètes les concernant, mais aussi des échanges (lettres familières, suppliques, conseils ...) avec quelques figures féminines. Au terme des six chapitres de cet ouvrage (I. Les relations entre mari et femme, et II. Entre Martin et Catherine Luther ; III. Les filles de la noblesse ; IV. Nonnes et veuves; V. Possédées, sorcières et prostituées ; VI. Les images de la femme chez Luther) se dégage un portrait du Réformateur tout en nuances, fait de ruptures et de continuité par rapport aux comportements et aux stéréotypes hérités du Moyen Age.
Biographie de l'auteur Mathieu Arnold est professeur d'histoire du christianisme moderne et contemporain à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg (Université Marc Bloch) et Jean-Marc Prieur est professeur d'histoire du christianisme ancien à la même faculté.
Résumé : Martin Luther (1483-1546) est à l'origine de la Réforme. Moine augustin, docteur en théologie, il se fait connaître du grand public en 1517 par ses 95 thèses dirigées contre les indulgences. Le débat s'élargit rapidement à la question de l'autorité dans l'Eglise. En 1521, Luther est excommunié et se voit conduit avec ses partisans, à son corps défendant, vers une Eglise séparée de Rome. En soulignant que Dieu sauve par sa seule grâce et en insistant sur l'Ecriture sainte, norme de l'Eglise, il a exercé, jusqu'à nos jours, une influence considérable. Depuis le milieu du XXe siècle, l'Eglise catholique elle-même a commencé à reconsidérer son rôle et sa pensée.
Carnet de l'âme et chronique de l'actualité, voici le journal de bord, puissant et impétueux, prophétique surtout, qu'a tenu Véronique Lévy de l'été 2016 à l'automne 2018. La ferveur de la prière y illumine les drames et les conflits ravageant le monde. La convocation de l'Evangile et des saints y dévoile les affres du nihilisme contemporain. Le visage du Christ y recouvre l'abîme d'une humanité livrée aux maîtres de la robotique, aux sorciers de la génétique et aux idolâtres de la nouvelle Babel. Mais ce décryptage sans tabou et sans concession, où l'aphorisme alterne avec le commentaire, est aussi une épreuve incarnée de la compassion. Paradoxe de la foi vivante, c'est en toute liberté que Véronique Lévy entre en dialogue avec les Femen, les rappeurs ou les djihadistes, en interrogeant la signification ultime de leurs provocations ou de leurs dérives. Sommes-nous condamnés au narcissisme d'une autodéification qui tuera l'amour ? Le Dieu qui s'est fait chair n'a-t-il pas visité les enfers ? L'éclipse que nous traversons est-elle définitive ? Révélant les signes cachés de la transcendance, réveillant l'espérance d'une authentique délivrance, Véronique Lévy s'inscrit ici dans la tradition de la littérature catholique portée par un Bloy, un Claudel, un Bernanos, un Mauriac. Un ouvrage d'adoration et de combat. Un traité de révolution mystique.
Livrant sa propre expérience, le patron de La Vie éclaire la déchristianisation de la France. Se racontant et nous racontant, il en appelle à un catholicisme sans peur et sans arrogance à même de réenchanter le monde. Un manifeste qui va faire du bruit. On aurait pu croire éteintes les grandes voix catholiques. En voici une qui sort des décombres pour tonner que Dieu est Dieu dans ce livre qui répond enfin à la crise spirituelle que traversent l'Eglise, la France et l'Europe. Rompant avec la logique de l'excuse, récusant la dissolution comme la crispation, révoquant les tentations de la naïveté et de la médiocrité, Jean-Pierre Denis dresse le plus lucide et le plus implacable des constats sur la déchristianisation. Et y voit une chance pour l'Evangile qui jamais ne s'impose et qu'il faut sans cesse apprendre à recevoir. C'est à une foi attestataire, tissée dans le témoignage intime de sa vie, qu'il en appelle ici. Une attestation qui fait fi des préjugés établis, qui se nourrit des rencontres improbables, qui sait être attentive aux signes prophétiques. Et qui, sans être donneuse de leçons, en revient immanquablement à l'unique testament du Golgotha et de Pâque, source de la seule contre-culture qui soit réellement subversive.
Résumé : Entre le jour de Noël et l'Epiphanie, fête des Rois mages, s'étendent les Douze petits mois : douze jours différents des autres, douze nuits de clarté et de neige. De ce moment d'hiver, Marie Rouanet fait un temps privilégié, celui du dépouillement nécessaire. Renonçant chaque jour à un objet, de ceux qui tissent son univers quotidien, à un symbole, et même à certains souvenirs, elle apprend à s'alléger du poids des choses pour retrouver une sorte d'essentiel, à se séparer pour naître davantage. Marie Rouanet propose un véritable petit traité du dépouillement, une variation profonde et belle sur le thème du détachement. Ecrivain, auteur de films et interprète de chansons en langue d'oc, Marie Rouanet a notamment publié La Marche lente des glaciers, L'Ordinaire de Dieu et Luxueuse austérité.
On oublie vite. Est-ce que déjà ne s'efface pas, en moi, la trace de ces jours-là ?J'écrivais, sur mon lit, de petites notes. Ça me venait comme ça, comme une parole qui m'était dite en même temps que je la disais. C'était une parole de consolation. Peut-être touche-t-elle, en moi, en chacun, à des choses trop proches pour qu'on ait envie de discourir dessus. Pudeur oblige.Il ne reste qu'à dire simplement, sans rien ôter ni ajouter, sans réfléchir ni arranger.En peu de mots.Maurice Bellet (1923-2018) est l'auteur d'ouvrages bien connus qui ont contribué à renouveler le vocabulaire et la méthode de l'interrogation chrétienne : Le Dieu pervers, La Peur ou la foi, Naissance de Dieu. Il est également l'auteur de petits traités sur l'expérience chrétienne, comme La Force de vivre, La Voie et enfin L'Épreuve, écrit sur un lit d'hôpital.Notes Biographiques : Prêtre du Diocèse de Bourges (ordonné en 1949). Enseigne à l'Institut catholique de Paris (en 1990).