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Etudes d'histoire de l'exégèse. Tome 11, Matthieu 5, 48 : Soyez parfait !
Arnold Matthieu ; Bain Emmanuel ; Ciccolini Laetit
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204123143
Soyez parfaits, comme votre Père est parfait ! Commandement qu'il paraît impossible d'observer, tant la perfection ne semble pas être de ce monde et tant la distance entre le Père et ses créatures est incommensurable ! Le commandement de Lv 19, 2, qui exigeait la sainteté, était-il plus réalisable ? Les exégètes ont été confrontés à cette difficulté et ont trouvé diverses solutions, la plus courante étant celle d'une relativisation. Ce volume est entièrement consacré à l'histoire de l'exégèse de ce verset, des Pères au XVIIe siècle, après un éclairage donné par l'exégèse contemporaine. Celle-ci le situe par rapport à l'enseignement de Jésus, dans le sermon sur la Montagne et dans les évangiles synoptiques, mais étudie également l'arrière-plan du motif de la perfection dans la littérature juive ancienne, notamment dans les écrits de Qumrân. La tradition patristique élabore la réflexion sur le modèle divin : les textes de Pères grecs (Clément d'Alexandrie, Origène, Basile) et de Pères latins (Cyprien, Ambroise, Jérôme, Augustin) sont analysés : la notion stoïcienne de perfection permet d'affiner l'étude, de même que la crise arienne. Les exégètes du Moyen Age replacent soigneusement le verset dans son contexte et se livrent à une étude rigoureuse de l'adverbe de comparaison (" comme votre Père ") : on aboutit à des notions différentes de la perfection chez les franciscains et chez les dominicains, ce que permet de constater la technique spécifique de la distinctio. Pour le XVIe siècle, ont été privilégiés les commentaires d'Erasme, Martin Luther, Martin Bucer et Jean Calvin : si la recherche philologique est bien présente, la dimension éthique prédomine. Enfin, pour le XVIIe siècle, sont exploités des textes d'une grande richesse de Godefroy Hermant, Pierre Nicole, Cornelius a Lapide, Benedetto Mandina, Michel Palain et autres : ces auteurs insistent sur le fait que l'homme est créé à l'image de Dieu et voient dans l'injonction de Mt 5, 48 un impératif de charité. Ce volume est issu de la onzième des "Journées bibliques" organisées par le Laboratoire d'Etudes des monothéismes/Institut d'études augustiniennes, UMR 8584 (CNRS-EPHE Sciences religieuses Paris IV) et le Groupe de recherche sur les non-conformistes religieux des XVIe et XVIIe siècles et l'histoire des protestantismes, EA 4378 (GRENEP, Faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg).
Connu pour son engagement face à Hitler, qui lui coûta la vie, Dietrich Bonhoeffer (1906-1945), pasteur et théologien, a toujours lié prière et action. Pasteur de paroisse, puis chargé de la formation des jeunes pasteurs de l'Eglise Confessante, il a composé de nombreuse prières, en prose et en vers. Elles témoignent d'une profonde spiritualité. Nombre d'entre elles sont d'autant plus émouvantes qu'elles ont été rédigées en cellule, durant ses deux années de captivité. L'oeuvre de Dietrich Bonhoeffer résonne avec force aujourd'hui, parce qu'il avait anticipé la survenue de la sécularisation. Pour le théologien, dans ce monde qui pense pouvoir se passer de Dieu, le croyant ne renoncera pas à témoigner de lui ni à le prier, mais il devra le faire avec des termes capables de parler au croyant comme au non-croyant. Matthieu Arnold est professeur d'histoire du christianisme à la faculté de théologie protestante de Strasbourg et correspondant de l'Institut. Chez Nouvelle Cité, il est l'auteur de Prier 15 jours avec Luther et Prier 15 jours avec Albert Schweitzer.
Biographie de l'auteur Mathieu Arnold est professeur d'histoire du christianisme moderne et contemporain à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg (Université Marc Bloch) et Jean-Marc Prieur est professeur d'histoire du christianisme ancien à la même faculté.
Quatrième de couverture Alors qu'on loue généralement la Réformation pour avoir contribué à l'avènement de la modernité (en sapant notamment la distinction séculaire entre clercs et laïcs, et en favorisant l'indépendance des autorités temporelles vis-à-vis de l'Eglise), on dresse un bilan plus critique de son apport à l'évolution de la condition féminine. Figure de proue du mouvement réformateur, Luther est désormais mis au banc des accusés, après avoir passé un temps pour un " promoteur de l'émancipation de la femme " : la Réformation n'a-t-elle pas, dans les faits, privé les femmes des ressources intellectuelles et de la relative autonomie liées au monachisme, et, dans le discours, valorisé exclusivement l'état conjugal à une époque où il asservissait l'épouse? Soucieuse d'éviter l'anachronisme de maints travaux qui évaluent Luther à l'aune des idéaux ou des revendications féministes actuels, la présente étude le situe par rapport à la tradition biblique qui nourrissait sa pensée, à la législation de son temps et aux positions théologiques de ses devanciers ou de ses contemporains. Elle se fonde par ailleurs sur une source littéraire jusqu'alors négligée : la volumineuse correspondance du Réformateur, qui renferme non seulement des propos adressés à des femmes ou de multiples prises de position concrètes les concernant, mais aussi des échanges (lettres familières, suppliques, conseils ...) avec quelques figures féminines. Au terme des six chapitres de cet ouvrage (I. Les relations entre mari et femme, et II. Entre Martin et Catherine Luther ; III. Les filles de la noblesse ; IV. Nonnes et veuves; V. Possédées, sorcières et prostituées ; VI. Les images de la femme chez Luther) se dégage un portrait du Réformateur tout en nuances, fait de ruptures et de continuité par rapport aux comportements et aux stéréotypes hérités du Moyen Age.
Résumé : Le combat de Martin Luther (1483-1546) contre les dérives de l'Eglise de son temps a été à l'origine d'un renouveau de la piété, mais aussi de la fracture de la chrétienté occidentale qui perdure jusqu'à aujourd'hui. A l'occasion du 500e anniversaire de la Réforme, Matthieu Arnold suit Luther à travers l'ensemble de sa vie et de son oeuvre : ses grands traités, sa traduction de la Bible, sa correspondance, ses catéchismes, ses cantiques, ses prédications ou encore ses Propos de table. Il nous fait découvrir ainsi un personnage plus riche et plus complexe que le pourfendeur de la papauté ou l'adversaire d'Erasme : le porte-parole d'un message réconfortant et le génial inventeur de la langue allemande ; un mari facétieux, promoteur de l'instruction des femmes ; un homme d'une intense sensibilité religieuse, qui fut appelé à s'exprimer aussi dans le domaine de l'éducation, de l'économie et de la politique. Grâce à l'étude des écrits de ses contemporains, Matthieu Arnold resitue Luther dans son époque pour mieux en mesurer l'influence, dans tous les milieux sociaux.
Quand et pourquoi la Bible a-t-elle été écrite? Que savons-nous des premiers patriarches? Quand le monothéisme est-il apparu? Comment le peuple d'Israël est-il entré en possession de la Terre promise? Jérusalem a-t-elle toujours été le centre de l'ancien Israël ? Pour la première fois, il est possible de répondre à ces questions avec un haut degré de certitude. Car les auteurs, Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman, puisent leurs arguments dans les découvertes archéologiques les plus récentes, entreprises en Israël, en Jordanie, en Égypte, au Liban et en Syrie. Loin de sortir désenchanté de cette mise à plat historique du Livre des livres, le lecteur est d'autant plus fasciné par ces nomades et ces agriculteurs d'il y a trois mille ans, qui ont su fabriquer, en des temps de détresse ou de gloire, un récit dont la fécondité n'a cessé d'essaimer au-delà de ce peuple.
Le texte de la Bible de Jérusalem. Des explications théologiques. Des clefs pour comprendre le sens. Des propositions de lectures pour mieux l'aborder. Des questions pour en débattre. Des pistes pour prier en groupe ou seul. L'évangile de Jean, souvent considéré comme le plus mystique des évangiles, forme le cinquième titre de cette collection. Un véritable compagnon pour lire la Bible, réunissant les meilleurs spécialistes au service d'une pédagogie pour tous.
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.
Résumé : Ce que les chrétiens appellent "Ancien Testament" correspond en partie - mais en partie seulement - au texte de la Bible hébraïque. Quelles sont les différences entre les deux textes ? Comment expliquer la formation du canon biblique, cette composition dans laquelle la tradition a consacré le texte sacré ? En archéologue des mots, le professeur Thomas Römer mène l'enquête et met au jour, sous les strates accumulées par les multiples compilateurs et rédacteurs, les origines diverses d'un livre pas comme les autres. Appliquant la méthode historico-critique, il retrace la formation des trois parties de la Bible en les situant dans leurs contextes socio-historiques respectifs. Une plongée fascinante qui vous fera lire la Bible d'un oeil neuf !