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L'exégèse d'Isaïe 8, 1-8
Arnold Matthieu ; Dahan Gilbert ; Noblesse-Rocher
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204099189
La péricope Isaïe 8, 1-8 se révèle d'une richesse prodigieuse : la naissance du fils du prophète, répondant au nom étrange de Maher-Shalal-Hash-Baz, n'est pas sans lien avec celle de l'Emmanuel, au chapitre précédent. Si elle évoque le cours tranquille de la rivière Siloé, les versets bruissent surtout des guerres et des conflits du Proche-Orient ancien, avec l'inexorable montée en puissance du royaume d'Assyrie. Après un exposé fouillé des difficultés diverses du texte hébreu, quatre étapes de l'histoire de l'exégèse de ce texte sont étudiées. 1a traduction des Septante présuppose un certain nombre d'options, qui ne manqueront pas de peser sur la tradition chrétienne antique. La même constatation vaut autant pour l'exégèse juive, dont un très riche panorama nous est présenté ici, que pour l'exégèse des XVIe-XIXe siècles. L'exégèse chrétienne du Moyen Age est marquée par le commentaire de Jérôme ; mais les commentateurs ne cessent d'approfondir la recherche et d'apporter des éléments innovants, tant à l'époque carolingienne qu'aux XIIe et XIIIe siècles. l'exégèse protestante du XVIe siècle est aussi bien historique que morale et christologique ; de Joannes OEcolampade à Augustin Marlorat, c'est ici encore un corpus d'une grande richesse qui est examiné. De la sorte, l'ensemble du volume propose un parcours exégétique d'un extrême intérêt, qui confirme l'importance du champ disciplinaire encore peu fréquenté qu'est l'étude de l'histoire de l'exégèse. Ce volume est issu de la cinquième des "Journées bibliques", organisées par le laboratoire d'études des monothéismes / Institut d'études augustiniennes (CNRS-EPHE Sciences religieuses-Paris IV) et le Groupe de recherches sur les non-conformistes religieux des XVIe et XVIIe siècles et l'histoire des protestantismes (GRENEP, faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg).
L'épreuve d'Abraham ou la ligature d'Isaac. " Et ne nous soumets pas à la tentation " : depuis cinquante ans, la traduction oecuménique du Notre Père pose question aux chrétiens francophones. Est-ce un remède de proposer la lecture du récit de Genèse 22 où Dieu demande à Abraham de faire quelque chose de moralement et religieusement impensable ? Nous lisons là le récit d'une tentative d'infanticide par Abraham - alors que, tant dans les traditions judéo-chrétiennes que dans le Coran, les sacrifices humains sont interdits. La lecture des diverses interprétations de ce texte, venues des trois monothéismes, permet d'aborder ce récit qui a bousculé et subjugué des générations de lecteurs, de Philon d'Alexandrie à Kierkegaard. Auteurs : Matthieu Arnold, Michel Berder, Gérard Billon, Jérôme Cottin, Hugues Cousin, Gilbert Dahan, Jean-Louis Déclais, Denis Fricker, Jean-Noël Guinot, Simon Icard, Dan Jaffé, Jan Joosten, Thierry Legrand, Jean Massonnet, Annie Noblesse-Rocher, Dany Nocquet.
Connu pour son engagement face à Hitler, qui lui coûta la vie, Dietrich Bonhoeffer (1906-1945), pasteur et théologien, a toujours lié prière et action. Pasteur de paroisse, puis chargé de la formation des jeunes pasteurs de l'Eglise Confessante, il a composé de nombreuse prières, en prose et en vers. Elles témoignent d'une profonde spiritualité. Nombre d'entre elles sont d'autant plus émouvantes qu'elles ont été rédigées en cellule, durant ses deux années de captivité. L'oeuvre de Dietrich Bonhoeffer résonne avec force aujourd'hui, parce qu'il avait anticipé la survenue de la sécularisation. Pour le théologien, dans ce monde qui pense pouvoir se passer de Dieu, le croyant ne renoncera pas à témoigner de lui ni à le prier, mais il devra le faire avec des termes capables de parler au croyant comme au non-croyant. Matthieu Arnold est professeur d'histoire du christianisme à la faculté de théologie protestante de Strasbourg et correspondant de l'Institut. Chez Nouvelle Cité, il est l'auteur de Prier 15 jours avec Luther et Prier 15 jours avec Albert Schweitzer.
Arnold Matthieu ; Bain Emmanuel ; Ciccolini Laetit
Soyez parfaits, comme votre Père est parfait ! Commandement qu'il paraît impossible d'observer, tant la perfection ne semble pas être de ce monde et tant la distance entre le Père et ses créatures est incommensurable ! Le commandement de Lv 19, 2, qui exigeait la sainteté, était-il plus réalisable ? Les exégètes ont été confrontés à cette difficulté et ont trouvé diverses solutions, la plus courante étant celle d'une relativisation. Ce volume est entièrement consacré à l'histoire de l'exégèse de ce verset, des Pères au XVIIe siècle, après un éclairage donné par l'exégèse contemporaine. Celle-ci le situe par rapport à l'enseignement de Jésus, dans le sermon sur la Montagne et dans les évangiles synoptiques, mais étudie également l'arrière-plan du motif de la perfection dans la littérature juive ancienne, notamment dans les écrits de Qumrân. La tradition patristique élabore la réflexion sur le modèle divin : les textes de Pères grecs (Clément d'Alexandrie, Origène, Basile) et de Pères latins (Cyprien, Ambroise, Jérôme, Augustin) sont analysés : la notion stoïcienne de perfection permet d'affiner l'étude, de même que la crise arienne. Les exégètes du Moyen Age replacent soigneusement le verset dans son contexte et se livrent à une étude rigoureuse de l'adverbe de comparaison (" comme votre Père ") : on aboutit à des notions différentes de la perfection chez les franciscains et chez les dominicains, ce que permet de constater la technique spécifique de la distinctio. Pour le XVIe siècle, ont été privilégiés les commentaires d'Erasme, Martin Luther, Martin Bucer et Jean Calvin : si la recherche philologique est bien présente, la dimension éthique prédomine. Enfin, pour le XVIIe siècle, sont exploités des textes d'une grande richesse de Godefroy Hermant, Pierre Nicole, Cornelius a Lapide, Benedetto Mandina, Michel Palain et autres : ces auteurs insistent sur le fait que l'homme est créé à l'image de Dieu et voient dans l'injonction de Mt 5, 48 un impératif de charité. Ce volume est issu de la onzième des "Journées bibliques" organisées par le Laboratoire d'Etudes des monothéismes/Institut d'études augustiniennes, UMR 8584 (CNRS-EPHE Sciences religieuses Paris IV) et le Groupe de recherche sur les non-conformistes religieux des XVIe et XVIIe siècles et l'histoire des protestantismes, EA 4378 (GRENEP, Faculté de théologie protestante de l'université de Strasbourg).
Résumé : A l'occasion du 400e anniversaire de la "Bible du Roi Jacques (King James Version)", des spécialistes de l'Angleterre, des historiens, des littéraires, des musicologues et des théologiens, réunis à Strasbourg, ont examiné, à frais nouveaux, cette version qui, dans l'espace anglophone, fut aussi célèbre que la traduction de Martin Luther pour la Bible allemande : les circonstances et les motifs politiques de sa réalisation ; le travail des équipes de traducteurs-réviseurs ; la langue de la King James Version et son rapport tant aux versions anglaises antérieures qu'aux langues bibliques originales ; son influence, au Royaume-Uni comme dans le Nouveau monde, dans le domaine du culte et de l'hymnologie, de l'éducation ou encore des idées politiques.
Quand et pourquoi la Bible a-t-elle été écrite? Que savons-nous des premiers patriarches? Quand le monothéisme est-il apparu? Comment le peuple d'Israël est-il entré en possession de la Terre promise? Jérusalem a-t-elle toujours été le centre de l'ancien Israël ? Pour la première fois, il est possible de répondre à ces questions avec un haut degré de certitude. Car les auteurs, Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman, puisent leurs arguments dans les découvertes archéologiques les plus récentes, entreprises en Israël, en Jordanie, en Égypte, au Liban et en Syrie. Loin de sortir désenchanté de cette mise à plat historique du Livre des livres, le lecteur est d'autant plus fasciné par ces nomades et ces agriculteurs d'il y a trois mille ans, qui ont su fabriquer, en des temps de détresse ou de gloire, un récit dont la fécondité n'a cessé d'essaimer au-delà de ce peuple.
Le texte de la Bible de Jérusalem. Des explications théologiques. Des clefs pour comprendre le sens. Des propositions de lectures pour mieux l'aborder. Des questions pour en débattre. Des pistes pour prier en groupe ou seul. L'évangile de Jean, souvent considéré comme le plus mystique des évangiles, forme le cinquième titre de cette collection. Un véritable compagnon pour lire la Bible, réunissant les meilleurs spécialistes au service d'une pédagogie pour tous.
4e de couverture : Tout l'enseignement de Jésus se résume à ceci : nous sommes infiniment aimés. Alors, pourquoi souffrons-nous ? Parce que cet amour, nous ne le recevons pas pleinement - et c'est pourquoi nous manquons tant d'amour. Impasse existentielle ? Non ! Paradoxe vivifiant : pour recevoir l'amour, il nous faut le donner. C'est à une méditation sur le sens profond de l'amour que nous convie ce nouvel essai de Denis Marquet. Pourquoi est-il si compliqué d'aimer ? Pourquoi portons-nous des fêlures qui ne guérissent pas ? Pourquoi blessons-nous sans le vouloir ceux qui nous entourent ? Quel sens peut encore avoir pour nous cette phrase de l'évangéliste Jean, si souvent entendue qu'elle en a perdu sa vigueur : « Dieu est amour » ? En philosophe et lecteur assidu des Écritures, l'auteur éclaire ces questions vitales, ouvrant un chemin de compréhension de nos existences ainsi qu'une voie vers la simplification et la guérison.Notes Biographiques : Denis Marquet est écrivain, philosophe et thérapeute. Il est notamment l'auteur du Testament du Roc (Flammarion, 2013) et de Osez désirer tout (Flammarion 2018).
Comment le Nouveau Testament a-t-il été constitué ? Pourquoi et comment les évangélistes ont-ils écrit ? Que s'est-il passé dans l'Eglise du ier siècle qui a vu l'apparition progressive des textes témoignant d'une foi nouvelle ? En moins de trois générations, le Nouveau Testament est passé du stade oral (30-50) au stade épistolaire (50-70) puis au stade narratif (70-100). "Plus tard tu comprendras" : ce mot qu'adresse Jésus à Pierre au moment de lui laver les pieds annonce une foi en devenir, assimilant graduellement le sens de ce qui a été reçu durant la vie terrestre du Christ. Ainsi ces étapes sont révélatrices d'une maturation et d'un approfondissement du mystère. De l'une à l'autre, quelle part de continuité et de dépassement peut-on observer ? En expert de ces questions, Michel Gourgues s'attache à la transmission des points fondamentaux du noyau de la foi : la considération apportée à la croix de Jésus, la mort de Jésus comme événement de salut et le mystère pascal de Jésus. Une rencontre avec la foi des tout premiers chrétiens. Dominicain, Michel Gourgues enseigne le Nouveau Testament au Collège universitaire dominicain (Carleton University) à Ottawa et Montréal. Directeur de la revue Science et Esprit et membre du comité de rédaction de la Revue Biblique, il est également professeur invité à l'Ecole Biblique de Jérusalem.