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La Zone du Silence
Aridjis Homero ; Vasserot Christilla
MERCURE DE FRAN
25,40 €
Épuisé
EAN :9782715224476
La Zone du Silence est un territoire de l'imagination où tout est possible. Un cactus qui n'a pas bougé depuis cent ans. Une pierre de l'espace dont la matrice est noire. Un ?il humain qui observe des étoiles qui n'existent plus. Un ?il vivant et observant sur le corps d'un renard mort. Une tête de tortue qui n'a jamais vu l'ombre sur laquelle elle avance. Un vautour en train de pourrir sur des barbelés. Une mer asséchée. L'oreille de l'infini. Le désert qui grandit jour après jour. L'ombre qui marche à côté de toi. Ton visage quand tu regardes le ciel étoilé. La Zone du Silence, c'est toi et moi quand nous nous endormons après avoir fait l'amour. " Ainsi parle le narrateur, Juan, qui, après avoir retrouvé des lettres laissées par le biologiste Nicanor Tapia et par son demi-frère Roberto Rodriguez, s'est mis à écrire la vie de Roberto dans la Zone du Silence. Cette zone est en fait un désert situé au nord du Mexique, où se dresse un observatoire. On y croise des momies, des chamarres, et surtout les célèbres jumeaux Mezcal et Tequila, gardes du corps d'un dangereux trafiquant dont la mission est de tuer Juan et sa fiancée Juana. A la fois quête philosophique et enquête policière, c'est sur un air de western qu'Homero Aridjis construit un monument baroque à la gloire de son Mexique où se rencontrent des personnages inoubliables.
Ce récit, un des plus ambitieux de ces derniers temps en langue espagnole, commence l'été 1391 avec le siège du quartier juif de Séville et s'achève avec le voyage de Christophe Colomb aux Indes en août 1492. Récit historique, fable, intrigue picaresque et fiction tissent la tapisserie serrée et haute en couleur du XVe siècle espagnol. Juan Cabezón, descendant de Juifs convertis, est le héros de cette histoire, qui est aussi une quête de son amour éperdu pour Isabel de la Vega. Celle-ci est condamnée à être brûlée vive par l'Inquisition. Nous racontant la persécution dont Cabezón est victime, le narrateur nous immerge dans la vie quotidienne de l'époque tout en nous conduisant dans un parcours inoubliable à travers les diverses villes moyenâgeuses de Madrid à Saragosse, en passant par Tolède et Avila. L'année décisive est 1492, quand les Rois Catholiques gagnent la guerre de Grenade contre les maures et signent l'expulsion des Juifs de toute l'Espagne, et que Christophe Colomb découvre le Nouveau Monde. La richesse des détails historiques alliée à l'imagination poétique d'Homero Aridjis font ce livre une mosaïque de l'Espagne des trois religions, où se mêlent amour, autodafés, processions et pénitences, joies secrètes et terreurs publiques dans une fresque qui atteint les proportions de tout un exode. Une aventure qui ne cesse jamais de séduire.
De temps en temps, je ne peux pas m'empêcher de penser que j'aurais pu faire des tas de choses dans ma vie. Finir la fac, passer mon diplôme, rajouter des titres, pourquoi pas, à mon CV. J'aurais pu avoir un bureau et un stylo plume, avec des gens qui frapperaient à ma porte pour me donner des documents à signer. Ou, au moins, avoir mon propre classeur et une ligne directe. Mais je me suis toujours plus intéressée à être plutôt qu'à devenir... L'ambition n'a jamais été une priorité pour moi, ni le mariage ni l'aventure... Marie est gardienne de musée, à la National Gallery, à Londres. Un métier qui vous rend parfaitement invisible aux autres, les visiteurs étant là pour regarder les oeuvres d'art mais sûrement pas les gardiens. Cela convient bien à cette jeune femme sans attaches - pas de mari, pas d'enfants, guère de famille, peu d'amis, pas d'amoureux - et qui "flotte" dans la vie. Marie va nous entraîner dans ses promenades qui sont autant d'errances à travers Londres et Paris, où elle se rend pour de courtes vacances, et c'est un émerveillement de la suivre au fil de ses découvertes, car elle écrit dans une langue extrêmement poétique et imagée. Jusqu'au jour où un acte d'une grande brutalité déchire la sorte de voile protecteur dans lequel elle s'était plus ou moins dissimulée.
Fuyant la persécution des Juifs, Juan Cabezón s'embarque comme gabier à bord de la Santa Maria. Le 12 octobre 1492, après un voyage incertain, il accoste avec Christophe Colomb sur l'île de Guanahaní : la conquête de l'Amérique vient de commencer. Cette aventure, Juan Cabezón en est le témoin lucide et le protagoniste mesuré plus que l'acteur engagé. Il assiste à la rencontre de Cortés et Moctezuma et à cette véritable apocalypse que fut la destruction de l'empire aztèque, la chute de ses dieux, le massacre de son peuple. Incapable de s'associer à la folie meurtrière des Espagnols en mal de trésor, Juan Cabezón s'efforcera de bâtir le Mexique métis du Christ et de Quetzalcoatl ; au fils des ans, il deviendra la mémoire vivante du Nouveau Monde. Autour de lui, les personnages de cette atroce et merveilleuse épopée : Christophe Colomb et Hernán Cortés, la Malinche et Bartolomé de las Casas, mais aussi le sanguinaire Gonzalo Dávila, la douce Mariana Pizarro et les inoubliables guides indigènes Fernando Nochtli et Jorge Atlolotl. Avec la rigueur et l'imagination qui ont fait le succès de 1492. les aventures de Juan Cabezón de Castille (Seuil, 1990), Homero Aridjis nous livre ici une extraordinaire reconstitution historique et culturelle de la conquête du Mexique, nous faisant entendre sur le vif la voix indienne d'un continent découvert bien avant Christophe Colomb par ceux-là mêmes qui l'habitaient.
Résumé : "Dans Le temps des anges, Homero Aridjis renoue avec un livre qui a fait date dans la poésie espagnole de la génération de Lorca : Sur les anges (1929), de Rafaël Alberti. Le temps des anges, cette fin du deuxième millénaire ? Oui, si nous relisions Baudelaire : "Par l'opération d'un mystère vengeur / Dans la brute assoupie un ange se réveille..." Plaise au ciel que ce réveil ne tarde pas trop. Voici donc que revient le temps du dialogue avec l'ange, de la confrontation avec le messager. Loin de certaine résurgence d'une imagerie de supermarché, d'un bric-à-brac obscurantiste, l'ange est d'abord un combat. Reflet de Delacroix (le combat de Jacob) - et de Rilke, dans la première Elégie de Duino : "Car le Beau n'est que le commencement du terrible." Et "tout Ange est terrible", car il y a de tout dans l'ange, y compris des copies frauduleuses, des agents doubles, des faux jetons. Aujourd'hui que le sens nous a été subtilisé, extorqué, que notre royaume est usurpé ; aujourd'hui que nous sommes, dit le poète, "enfermés hors de nous-mêmes"", Jean-Claude Masson.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
La paresse est universelle. Très tôt parents et éducateurs veulent en faire passer l'envie aux enfants. Ce qui était une vertu pour les penseurs grecs et romains devint vite la mère de tous les vices pour l'Eglise catholique, l'un des sept péchés capitaux... Pourtant, de nombreux écrivains font rimer paresse avec sagesse. On trouvera ici une galerie de géniaux paresseux de la littérature et un véritable roman de la paresse. Il ne s'agit pas d'opposer paresse et travail, mais bien de constater que la paresse offre aussi des avantages, elle est ce temps libre absolument nécessaire aux savants et aux artistes, parfois à la source de leurs plus belles créations... Balade au pays du farniente et de la lenteur en compagnie de Sénèque, Jerome K. Jerome, Robert Louis Stevenson, Paul Morand, Pierre Sansot, Herman Melville, Marcel Proust, Albert Cossery, Samuel Beckett, Jack Kerouac, Georges Perec, Dany Laferrière, Françoise Sagan, Denis Grozdanovitch et bien d'autres.
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.