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1492, les aventures de Juan CabezÂon de Castille
Aridjis Homero
SEUIL
22,30 €
Épuisé
EAN :9782020120951
Ce récit, un des plus ambitieux de ces derniers temps en langue espagnole, commence l'été 1391 avec le siège du quartier juif de Séville et s'achève avec le voyage de Christophe Colomb aux Indes en août 1492. Récit historique, fable, intrigue picaresque et fiction tissent la tapisserie serrée et haute en couleur du XVe siècle espagnol. Juan Cabezón, descendant de Juifs convertis, est le héros de cette histoire, qui est aussi une quête de son amour éperdu pour Isabel de la Vega. Celle-ci est condamnée à être brûlée vive par l'Inquisition. Nous racontant la persécution dont Cabezón est victime, le narrateur nous immerge dans la vie quotidienne de l'époque tout en nous conduisant dans un parcours inoubliable à travers les diverses villes moyenâgeuses de Madrid à Saragosse, en passant par Tolède et Avila. L'année décisive est 1492, quand les Rois Catholiques gagnent la guerre de Grenade contre les maures et signent l'expulsion des Juifs de toute l'Espagne, et que Christophe Colomb découvre le Nouveau Monde. La richesse des détails historiques alliée à l'imagination poétique d'Homero Aridjis font ce livre une mosaïque de l'Espagne des trois religions, où se mêlent amour, autodafés, processions et pénitences, joies secrètes et terreurs publiques dans une fresque qui atteint les proportions de tout un exode. Une aventure qui ne cesse jamais de séduire.
De temps en temps, je ne peux pas m'empêcher de penser que j'aurais pu faire des tas de choses dans ma vie. Finir la fac, passer mon diplôme, rajouter des titres, pourquoi pas, à mon CV. J'aurais pu avoir un bureau et un stylo plume, avec des gens qui frapperaient à ma porte pour me donner des documents à signer. Ou, au moins, avoir mon propre classeur et une ligne directe. Mais je me suis toujours plus intéressée à être plutôt qu'à devenir... L'ambition n'a jamais été une priorité pour moi, ni le mariage ni l'aventure... Marie est gardienne de musée, à la National Gallery, à Londres. Un métier qui vous rend parfaitement invisible aux autres, les visiteurs étant là pour regarder les oeuvres d'art mais sûrement pas les gardiens. Cela convient bien à cette jeune femme sans attaches - pas de mari, pas d'enfants, guère de famille, peu d'amis, pas d'amoureux - et qui "flotte" dans la vie. Marie va nous entraîner dans ses promenades qui sont autant d'errances à travers Londres et Paris, où elle se rend pour de courtes vacances, et c'est un émerveillement de la suivre au fil de ses découvertes, car elle écrit dans une langue extrêmement poétique et imagée. Jusqu'au jour où un acte d'une grande brutalité déchire la sorte de voile protecteur dans lequel elle s'était plus ou moins dissimulée.
Yves Bonnefoy dit d'Homero Aridjis : "On l'entend souvent attester, et précisément avec rien que quelques substantifs ou adjectifs, de la présence forte dans sa vie du soleil, de la pierre, du vent, des vergers, des fleuves. [... ] Dans nombre de ses poèmes les mots sont simples comme des pierres, la perception du jaune, du rouge, du bleu du ciel, de la pluie sur Contepec, lieu natal, a envahi la pensée, et le corps se retrouve alors au premier plan de l'esprit comme chez ces Indiens du Mexique auxquels d'ailleurs Homero ressemble. [... ] Mais on peut lire Aridjis d'une toute autre façon. Car c'est tout aussi fréquemment que sa pensée se porte dans des lieux cette fois urbains où on rencontre des spectres, où des vivants ne restent plus que des ombres, où les morts sont, là, en revanche, retrouvés souvent par les voies du rêve. . ".
Résumé : "Dans Le temps des anges, Homero Aridjis renoue avec un livre qui a fait date dans la poésie espagnole de la génération de Lorca : Sur les anges (1929), de Rafaël Alberti. Le temps des anges, cette fin du deuxième millénaire ? Oui, si nous relisions Baudelaire : "Par l'opération d'un mystère vengeur / Dans la brute assoupie un ange se réveille..." Plaise au ciel que ce réveil ne tarde pas trop. Voici donc que revient le temps du dialogue avec l'ange, de la confrontation avec le messager. Loin de certaine résurgence d'une imagerie de supermarché, d'un bric-à-brac obscurantiste, l'ange est d'abord un combat. Reflet de Delacroix (le combat de Jacob) - et de Rilke, dans la première Elégie de Duino : "Car le Beau n'est que le commencement du terrible." Et "tout Ange est terrible", car il y a de tout dans l'ange, y compris des copies frauduleuses, des agents doubles, des faux jetons. Aujourd'hui que le sens nous a été subtilisé, extorqué, que notre royaume est usurpé ; aujourd'hui que nous sommes, dit le poète, "enfermés hors de nous-mêmes"", Jean-Claude Masson.
Fuyant la persécution des Juifs, Juan Cabezón s'embarque comme gabier à bord de la Santa Maria. Le 12 octobre 1492, après un voyage incertain, il accoste avec Christophe Colomb sur l'île de Guanahaní : la conquête de l'Amérique vient de commencer. Cette aventure, Juan Cabezón en est le témoin lucide et le protagoniste mesuré plus que l'acteur engagé. Il assiste à la rencontre de Cortés et Moctezuma et à cette véritable apocalypse que fut la destruction de l'empire aztèque, la chute de ses dieux, le massacre de son peuple. Incapable de s'associer à la folie meurtrière des Espagnols en mal de trésor, Juan Cabezón s'efforcera de bâtir le Mexique métis du Christ et de Quetzalcoatl ; au fils des ans, il deviendra la mémoire vivante du Nouveau Monde. Autour de lui, les personnages de cette atroce et merveilleuse épopée : Christophe Colomb et Hernán Cortés, la Malinche et Bartolomé de las Casas, mais aussi le sanguinaire Gonzalo Dávila, la douce Mariana Pizarro et les inoubliables guides indigènes Fernando Nochtli et Jorge Atlolotl. Avec la rigueur et l'imagination qui ont fait le succès de 1492. les aventures de Juan Cabezón de Castille (Seuil, 1990), Homero Aridjis nous livre ici une extraordinaire reconstitution historique et culturelle de la conquête du Mexique, nous faisant entendre sur le vif la voix indienne d'un continent découvert bien avant Christophe Colomb par ceux-là mêmes qui l'habitaient.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.