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Nos vies à créer. Le sujet contemporain et ses croyances
Arènes Jacques
CERF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782204101707
Présentation de l'éditeur Entre réalisation de soi et dispersion de soi, entre volonté de puissance et atomisation de l'identité, nous rêvons de bonheur et de réussite. En vain. Comment vivre dans un monde déboussolé et déboussolant, voué à l'utilitarisme et au consumérisme ? Fort de son expérience psychanalytique, philosophique et de sa connaissance du fait religieux, pacques Arènes descend avec nous dans l'abîme de nos angoisses : croire en soi, c'est d'abord se croire capable de tisser le sens de sa propre vie ; croire ainsi inaugure le risque et la joie d'une illusion puissamment créatrice ; croire ainsi nous ouvre au monde, à l'autre, à la transcendance et, en retour, à nous-mêmes ; croire ainsi nous rend libres et vivants face aux rudesses de notre destin. En cinq étapes concrètes et détaillées, qui sont autant de moments clés pour sortir de la gangue du non-sens et du malaise, chacune et chacun d'entre nous vérifiera par lui-même les voies de cette (re)création. Un livre essentiel parce que de bout en bout existentiel.
Biographie de l'auteur Jacques Arènes est psychanalyste et maître de conférences à l'institut catholique de Lille, au Centre d'éthique de la famille et du sujet contemporain. Il enseigne également à l'Institut catholique de Paris et au Centre Sèvres. Il est codirecteur du département de recherche " Sociétés humaines et responsabilité éducative " au collège des Bernardins. Il collabore au Centre d'études "Psychopathologie et psychanalyse" de l'université Paris-VII. Il a publié une douzaine d'ouvrages, dont tout récemment : La Quête spirituelle hier et aujourd'hui. Un point de vue psychanalytique (Ed. du Cerf, 2011).
En ces temps où l'on exalte la toute-puissance de l'homme, comment parler de la faiblesse? Comment évoquer les réalités qui, sans cesse, nous rappellent nos propres limites et dont nous aimerions tant nous affranchir? Nés d'un homme et d'une femme, marqués par ce commencement avant lequel nous n'existions pas, voués à la mort et à l'interrogation sur ce fragile entre-deux que nous vivons aujourd'hui... Dans le sillage de ces questions, la vie exprime aussi un mystère dans ses marges: l'enfance et la vieillesse signalent une autre réalité à l'activiste et à sa superbe; le malade sussure au bien-portant que l'équilibre de la santé demeure, malgré tous les progrès de la médecine, fragile et temporaire; l'exclu, l'étranger, dont les figures sont extrêmement présentes dans nos sociétés occidentales, rappellent à ceux qui demeurent à l'intérieur du corps social que les frontières de l'inclusion sont fragiles et relatives. Accepter et accueillir la faiblesse, en évitant l'écueil de la victimisation, et en renonçant aussi à la toute-puissance du désir: Jacques Arènes évoque le chemin de désillusion offert par la psychanalyse, mais aussi par la tradition spirituelle. En notre époque par trop rationnelle, ces chemins retrouvent une saveur nouvelle.
Résumé : De Sophocle à Dostoïevski, le parricide a hanté la société. Désormais, l'infanticide la terrorise. Des faits divers aux films de Clint Eastwood, Jacques Arènes interroge cette révolution. Par-delà l'enfant-roi, c'est toute la notion de filiation qui change. Que nous arrive-t-il ? Comment se comporter en fils quand les figures parentales sont fragilisées ? Et comment être parent s'il n'y a plus rien de permanent à transmettre ? Le nouvel ouvrage de Jacques Arènes explore ainsi la vulnérabilité des liens de filiation en ce début de xxie siècle, et analyse, d'un point de vue philosophique et psychanalytique, les difficultés que nous avons à croire au futur. Aucun pessimisme, mais du réalisme, et une volonté de penser la " fabrique " contemporaine de l'avenir : le psychanalyste ne déplore pas la fin de la verticalité des générations, pas plus qu'il ne regrette une famille traditionnelle dont l'image d'Epinal, séduisante et lointaine, illustre la couverture de ce livre. Il observe avec bienveillance le comportement des fils et des filles, obligés d'inventer leur vie en ce monde incertain qu'on leur a transféré plus que transmis. Et si l'absence de testament de la génération précédente était aussi une chance de liberté pour ceux qui arrivent ? Un livre pour comprendre et pour espérer.
Résumé : Un petit phare de lumière dans les tourments de la vie " Suis-je prisonnier d'un destin ? ", " Comment rentrer dans la vie d'adulte ? ", " Qu'est-ce qu'un bon père ou une bonne mère ? ", " Pourquoi mon couple me fait-il autant souffrir ? ". Jacques Arènes, psychanalyste, répond à ces questions de vie posées par les lecteurs de l'hebdomadaire La Vie. Ce livre rassemble des témoignages qui, à travers l'anonymat du courriel, permettent à ceux qui le souhaitent de livrer leurs détresses les plus personnelles. L'auteur les guide, pointe une phrase, un refus, un cri, et tente de les éclairer avec une grande humanité et une grande simplicité. Jacques Arènes est psychologue clinicien et psychanalyste. Il a publié une douzaine d'ouvrages dont Accueillir la faiblesse (Payot) et Nos vies à créer (Cerf), et il tient depuis 2011 la chronique psy " Questions de vie ". " Même ce qui ne nous concerne pas directement résonne et nous fait réfléchir. Ce sont les détresses de l'humanité, et l'humanité, c'est nous... Nos souffrances ne sont pas seulement solitaires, elles ont une dimension universelle. " Jacques Arènes
Résumé : "Si rien n'est plus manifeste que l'inconscient, depuis que Freud a passé, il résidait bien moins en nous, pour moi, pour d'autres, qu'à notre porte, dans les choses qui nous assiégeaient, leur dureté, leur mutisme, la tyrannie qu'elles exerçaient sur nos sentiments, les pensées qu'elles nous inspiraient forcément". Pierre Bergounioux s'explique ici sur un certain éloignement, et d'abord géographique, vis-à-vis de la psychanalyse, que le nom de Freud, gravé dans le marbre au-dessus de l'entrée d'un hôtel parisien, confirmera un peu plus tard. Il raconte comment il a affronté un trouble profond, étroitement localisé, auquel les remèdes qui pouvaient parvenir du dehors - l'apport de Freud, la méthode analytique, le divan - étaient impropres.
Résumé : La psychanalyse a produit avec Freud une mutation sans précédent dans la conception de l'homme : désormais nous savons qu'un déterminisme inconscient organise notre existence. Ce déterminisme se révèle clairement, avec Lacan, comme celui du langage lui-même. Dès lors que la psychanalyse reconnaît cette dimension, elle doit, bien sûr, lui laisser toute sa place dans la théorie. Celle-ci a sa rigueur, qui n'est pas seulement liée à un usage réglé des concepts. Mais il faut poser surtout qu'elle ne se réduit jamais à un ensemble d'énoncés où l'on oublierait l'énonciation.
Ce texte propose une approche psychanalytique de l'arrogance, considérée à la fois comme une pathologie du narcissisme et comme le révélateur des relations de domination. Sont donc explorés les domaines de l'intime, de l'individuel, mais aussi du groupal, du social, au travers de l'étude d'événements contemporains, de personnages historiques et littéraires. Le fait d'articuler ces différents champs constitue tout l'intérêt de cette notion d'arrogance. C'est donc une vaste étude, qui confine à la recherche d'exhaustivité des occurrences de l'arrogance, trouvée aussi bien chez l'enfant que chez l'adolescent, le chef d'entreprise, le criminel, le dirigeant politique. Cet ouvrage est d'une très grande nouveauté dans le champ de la recherche psychanalytique. Il se démarque de par ses qualités d'ouverture, ses analyses liées à l'actualité et son canevas littéraire.
Rejet du « réel » au profit du « virtuel », banalisation de la violence, perte de légitimité des figures de l'autorité, montée des diverses toxicomanies, attitudes inédites face à la procréation comme face à la mort, nouvelles formes de libertinage, difficultés d'une jeunesse sans perspectives, multiplication spectaculaire des états dépressifs... la liste est longue des changements récents qui témoignent d'une évolution radicale des comportements des individus et de la vie en société. Et qui provoquent une véritable crise des repères suscitant le désarroi des humains, à commencer par ceux qui font profession d'éduquer, de soigner ou de gouverner leurs semblables. C'est à une véritable mutation à la fois de la subjectivité et de l'existence collective que nous assistons aujourd'hui; où l'on voit apparaître ce que l'on peut déjà appeler, avec Charles Melman, « la nouvelle économie psychique ». Son moteur n'est plus le désir mais la jouissance. L'homme du début du XXIe siècle est sans boussole, sans lest, affranchi du refoulement, moins citoyen que consommateur, un « homme sans gravité », produit d'une société libérale aujourd'hui triomphante, qui semble n'avoir plus le choix: il est en quelque sorte sommé de jouir.