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L'art secret de faire des enfants
Arènes Jacques
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204137669
De Sophocle à Dostoïevski, le parricide a hanté la société. Désormais, l'infanticide la terrorise. Des faits divers aux films de Clint Eastwood, Jacques Arènes interroge cette révolution. Par-delà l'enfant-roi, c'est toute la notion de filiation qui change. Que nous arrive-t-il ? Comment se comporter en fils quand les figures parentales sont fragilisées ? Et comment être parent s'il n'y a plus rien de permanent à transmettre ? Le nouvel ouvrage de Jacques Arènes explore ainsi la vulnérabilité des liens de filiation en ce début de xxie siècle, et analyse, d'un point de vue philosophique et psychanalytique, les difficultés que nous avons à croire au futur. Aucun pessimisme, mais du réalisme, et une volonté de penser la " fabrique " contemporaine de l'avenir : le psychanalyste ne déplore pas la fin de la verticalité des générations, pas plus qu'il ne regrette une famille traditionnelle dont l'image d'Epinal, séduisante et lointaine, illustre la couverture de ce livre. Il observe avec bienveillance le comportement des fils et des filles, obligés d'inventer leur vie en ce monde incertain qu'on leur a transféré plus que transmis. Et si l'absence de testament de la génération précédente était aussi une chance de liberté pour ceux qui arrivent ? Un livre pour comprendre et pour espérer.
En ces temps où l'on exalte la toute-puissance de l'homme, comment parler de la faiblesse? Comment évoquer les réalités qui, sans cesse, nous rappellent nos propres limites et dont nous aimerions tant nous affranchir? Nés d'un homme et d'une femme, marqués par ce commencement avant lequel nous n'existions pas, voués à la mort et à l'interrogation sur ce fragile entre-deux que nous vivons aujourd'hui... Dans le sillage de ces questions, la vie exprime aussi un mystère dans ses marges: l'enfance et la vieillesse signalent une autre réalité à l'activiste et à sa superbe; le malade sussure au bien-portant que l'équilibre de la santé demeure, malgré tous les progrès de la médecine, fragile et temporaire; l'exclu, l'étranger, dont les figures sont extrêmement présentes dans nos sociétés occidentales, rappellent à ceux qui demeurent à l'intérieur du corps social que les frontières de l'inclusion sont fragiles et relatives. Accepter et accueillir la faiblesse, en évitant l'écueil de la victimisation, et en renonçant aussi à la toute-puissance du désir: Jacques Arènes évoque le chemin de désillusion offert par la psychanalyse, mais aussi par la tradition spirituelle. En notre époque par trop rationnelle, ces chemins retrouvent une saveur nouvelle.
Résumé : La notion d'autorité est devenue aujourd'hui un mystère qui semble de nature à éclairer les enjeux contemporains de la transmission, et, plus largement, du lien social lui-même. Si Hannah Arendt a pu écrire que " l'autorité a disparu du monde moderne ", c'est qu'aujourd'hui l'autorité a perdu l'évidence et la légitimité qui étaient les siennes. La notion génère le conflit. Elle suscite les " pro " et les " anti ". Certains souhaiteraient un retour au monde d'" avant ", plus rassurant, où les parents et les éducateurs savaient se faire obéir. D'autres défendent notre liberté chèrement gagnée sur les anciens pouvoirs. N'en restons pas cependant à cette chorégraphie conflictuelle sans intérêt autour de l'obéissance et de la liberté, et tentons d'examiner ce que cache le mystère. Il est l'énigme d'un monde, pour partie disparu, qui consolidait ses " assises " à travers la force agissante de l'autorité. L'autorité serait alors le nom de ce qui tenait le monde... Le monde est-il aujourd'hui, justement, bien " tenu " ? L'a-t-il d'ailleurs jamais été ? Comment se noue le lien humain, et subsistent les institutions, quand chacun doit porter, d'une manière beaucoup plus solitaire, sa stratégie relationnelle et le sens de sa vie ?
Résumé : Comme l'expriment le cinéma ou la littérature la plus contemporaine, l'individu d'aujourd'hui se cherche, peine à construire son identité. Bien souvent, il se voit pris entre des extrêmes contradictoires : liberté totale ou certitudes rassurantes des sectes, survalorisation de soi ou dépression, rigidité morale ou multiplication des expériences affectives... Sans jugement de valeur, en partant de sa propre pratique de psychanalyste et de la culture moderne, Jacques Arènes interroge cette quête de soi, avec sa richesse et ses contradictions. Dépassant les analyses convenues, il dessine les traits nouveaux de la subjectivité : attirance pour le monde virtuel, violence de certaines expressions, intensité de la recherche affective ou interrogations spirituelles. Sans injonctions moralisantes ni recettes toutes faites, ce livre plonge dans la complexité fascinante de l'individu, dans l'approfondissement de soi.
Dans ce monde mouvant où les repères s'effacent, où l'individu cherche un meilleur équilibre de vie, les frontières entre psychologie et spiritualité apparaissent parfois bien ténues. Très souvent les demandes psychiques des personnes témoignent d'un malaise ou d'une quête de sens plus profonde: besoin d'une rencontre de l'autre plus authentique, souci de vivre un amour vrai, demande de silence ou d'intériorité, ouverture à Dieu... Dans bien des cas, il faut tenter d'y voir plus clair dans la complexité des existences, pour démêler ce qui peut relever de la pathologie, de la psychologie ou d'un accompagnement personnel d'ordre spirituel. Au fil de ses chroniques à l'hebdomadaire La Vie, le psychanalyste Jacques Arènes traque donc, en évitant la confusion entre les registres psychique et spirituel, ces aspirations à la recherche de sens présentes dans le quotidien de chacun. Observateur d'une actualité souvent révélatrice, familier du cinéma et de la littérature la plus contemporaine, il est aussi à l'écoute de ses patients et des personnes qu'il rencontre. Par delà les apparences et les rumeurs du quotidien, des traits se dégagent, qui touchent au plus intime de l'être: la solitude et l'angoisse, le secret et la réconciliation, la résilience et le désert, le monde de la télévision et de Loft Story, les relations entre virtuel et réel... Si la tradition chrétienne peut aider le psychisme humain à retrouver le goût de vivre, c'est en lui donnant de nouveaux outils de liberté, en dialogue avec l'apport de la psychanalyse.
Quelles traces les expériences ludiques laissent-elles dans la personnalité ? Quelle place le jeu a-t-il dans le travail auprès de tout patient, quel que soit son âge ? Comment et à quelles conditions les caractéristiques ou les ingrédients du jeu (plaisir, humour, surprise, étonnement, métaphore, faire semblant, théâtralisation...) sont-ils utiles dans les pratiques ? Cet ouvrage traite la question du devenir et des traces des expériences ludiques infantiles dans la subjectivité. Les auteurs explorent les enjeux et les fonctions du ludique, chez le bébé, l'enfant, et tout au long de la vie. Ils mettent en évidence la façon dont le jeu est essentiel à la vie et à la croissance mentale. Le "moi ludique" est à la source de la créativité en général, permet d'affronter et de dépasser les tourments, les traumatismes, il est le garant de l'espoir, de la confiance en soi et de la confiance dans le monde. Il est essentiel au travail du parent, comme du soignant, du psychanalyste, de l'éducateur, du pédagogue, de tous ceux qui ont la responsabilité d'aider un autre (ou plusieurs autres) à grandir. Différents contextes psychopathologiques, différentes formes de souffrance psychique, à tous les âges, sont issus d'expériences ludiques infantiles qui ont manqué ou ont été empêchées. Le soin psychique psychanalytique consiste à retrouver les conditions de possibilité du ludique.
« L âge de raison », qui précède « l'âge bête », est vu par Freud comme « la période de latence ». Elle recouvre ces années de 6 à 12 ans d'une importance fondatrice pour le développement de l'enfant, de ses capacités intellectuelles, de ses relations sociales et de sa vie affective. Ce qui est censé être « latent » à cette époque, c'est la sexualité infantile; mais elle ne l'est en fait pas tant que cela: c'est surtout son expression à l'égard des adultes qui s'efface avec ce que Freud appelait « le déclin du complexe d'Oedipe ». La vie psychique y est intense et prépare l'enfant à affronter les orages de l'adolescence, comme en témoignent les textes réunis dans ce volume.
4e de couverture : Notre corps ne ment jamais. Quand nous tombons malades, quand nous faisons l'expérience de la dépression, de la toxicomanie, de l'anorexie, c'est que nous sommes traversés par un conflit intérieur entre ce que nous ressentons et ce que nous voudrions ressentir. D'un côté, il y a notre corps, qui garde intacte la mémoire de notre histoire - et tout particulièrement des mauvais traitements que nos parents ont pu nous infliger -, de l'autre, il y a notre esprit et notre volonté, conditionnés par la morale et notre éducation, qui nous déterminent à aimer et honorer, quoi qu'il arrive, ces mêmes parents. Ce livre explore, à travers de nombreux exemples - notamment des vies d'écrivains célèbres -, les conséquences parfois dramatiques de ce conflit, mais il montre aussi qu'il existe des raisons d'espérer. Non, nous ne sommes pas obligés d'être les «bons» enfants de nos parents s'ils nous ont fait du mal et s'ils continuent de pratiquer le chantage affectif. Oui, c'est notre responsabilité que d'être attentifs aux signaux d'alerte que nous envoie notre corps. Au terme de ce chemin exigeant par lequel nous acceptons de relire l'histoire de nos rapports avec nos parents, il y a l'espoir de naître à une authentique liberté intérieure.Notes Biographiques : Alice Miller (1923-2010) a exercé la psychanalyse jusqu'en 1980 avant de se consacrer entièrement à ses recherches sur l'enfance. Traduite dans le monde entier, elle est l'auteur de nombreux ouvrages sur les causes et les conséquences des mauvais traitements infligés aux enfants, dont en Champs-Flammarion Notre corps ne ment jamais, C'est pour ton bien et Ta vie sauvée enfin.
Brun Anne ; Roussillon René ; Chouvier Bernard ; D
Ce nouvel ouvrage correspond à l'anniversaire des vingt ans des colloques et ouvrages du CRPPC (Centre de recherche en psychopathologie et psychologie clinique) sur la thématique de la symbolisation, sa clinique et ses psychopathologies. Il propose d'aborder les "environs" singuliers qui façonnent le rapport à la symbolisation d'un sujet : comment la virtualité symbolisante ou les enjeux désymbolisants des contextes participent-ils à la subjectivation ou, au contraire, produisent-ils des effets désubjectivants ? L'ombre de l'objet, selon la célèbre formulation freudienne, tombe aussi sur les processus de symbolisation, et il importe de traiter de ses effets subjectivants ou désubjectivants dans le rapport à la symbolisation de tout sujet. Un des enjeux essentiels de ce travail de symbolisation concerne la transformation et l'appropriation des expériences premières, en lien avec les objets premiers de l'environnement. La symbolisation comme la désymbolisation ne s'effectuent jamais de manière solipsiste, mais elles sont liées à la réflexivité potentielle de l'objet pour le sujet, à la groupalité psychique et aux cadres métasociaux. Les environnements concernés à ce niveau sont multiples, depuis la contextualisation familiale des origines jusqu'à la configuration socioculturelle dans laquelle le sujet se situe et symbolise, c'est-à-dire transforme, métabolise et donne forme à ses expériences, se créant lui-même et le monde qui l'entoure dans cette mise en forme symbolisante. Les symbolisations entendues comme processus de transformation impliquent l'inter-subjectivité ainsi que les parts archaïques de la psyché. Cette symbolisation s'effectue à partir de la transformation et de l'appropriation des objets premiers de l'environnement qui vont de la contextualisation familiale des origines jusqu'à la configuration socio-culturelle. Cette thématique réunit les principaux théoriciens de cette clinique de la symbolisation et clôture ainsi les 20 ans de travaux du laboratoire de psychopathologie Lyon 2. V. DI ROCCO, N. DUMET, R. KAES, R. MINIARD, S. MISSONNIER.