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Fragments de la vie de Charles Schulmeister de Meinau. Un mémoire inédit de l'espion de l'Empereur N
Arboit Gérald
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782747550963
Sous la Restauration, Charles-Louis Schulmeister fit tout pour apparaître comme un citoyen strasbourgeois ordinaire, comme un riche entrepreneur. Mais, pour tous, il restait auréolé de cette légende qu'il avait entretenue, sinon propagée, pendant la période impériale : Charles-Louis Schultneister avait été le maître espion de Napoléon dans le monde germanique. Surveillé par la police royale, menacé par les investigations austroprussiennes, il prit d'abord à témoin l'opinion publique pour affirmer sa vérité. Cultivant l'art d'être grand-père, il regarda une nouvelle fois vers ce passé qui ne passait décidément pas. Par deux fois, Schulmeister laissa sa version d'une activité que ses rapports, archivés à Paris, et les investigations autrichiennes démentaient. Il a donc été intéressant de confronter ces textes publiés en allemand mais totalement inédits en français, ignorés pour certains depuis plus d'un siècle, à ceux que Schulmeister écrivit dans le feu de l'action. Apparait ainsi un homme, dans toute sa complexité, bien éloigné de l'image qu'il s'était efforcé de constituer.
S'il est un nom fameux parmi ceux qui ont " fait " la CIA, c'est bien celui de James Angleton. Myope, courbé et toujours vêtu de noir, cet ancien étudiant en littérature est devenu pendant la Guerre froide une figure incontournable du renseignement américain. Incarnation de l'espion, qui inspira nombre de mythes romantiques, Angleton intégra l'OSS pendant la Seconde Guerre mondiale puis contribua à la victoire des chrétiens-démocrates aux élections de 1948 en Italie. Remarqué à Washington, il intégra la jeune CIA au Bureau des opérations spéciales, assura la liaison avec le renseignement israélien, avant de créer le Bureau du contre-espionnage de l'Agence. Il veilla pendant vingt ans à empêcher toute pénétration du KGB tout en devenant l'ami d'un agent double britannique, Kim Philby. Et c'est en 1962 qu'il eut à gérer la grande affaire de sa carrière : la défection de la " taupe " soviétique Anatoli Golitsine. Dix ans plus tard, sa chasse à l'ennemi l'amena aux frontières de la folie et provoqua son renvoi. Document indispensable sur la CIA et le monde du renseignement, cette première biographie en français dresse le portrait d'un homme complexe et ambigu et dévoile un pan méconnu de la Guerre froide.
La politique arabe du Second Empire au Machrek était avant tout le fruit des idées personnelles de Napoléon III, de l'histoire générale de la France dans cette région et, plus particulièrement, des orientations de politique étrangère de la France entre 1850 et 1870. Ces soubassements posaient le cadre de l'action politique et géopolitique du régime. La perception générale de l'Orient par l'Empereur et son attachement à respecter les enseignements du Mémorial de Sainte-Hélène ne placèrent pas cette région au centre des préoccupations de son règne. Seulement, la question chrétienne, au moment où la France intervenait contre la Papauté en Italie, l'amena à reprendre les orientations de l'Ancien Régime. L'héritage napoléonien de l'expédition d'Egypte et les intérêts des maisons de commerce du Machrek le portèrent encore à intervenir. L'action diplomatique française se fondait sur deux axes principaux. Le premier concernait le protectorat chrétien de la France. Le Second Empire dut mener de front la reprise en main de sa prépondérance dans les lieux saints, menacée par la Russie et les puissances catholiques d'Europe, et la gestion des antagonismes intercommunautaires en Syrie et en Arabie, de concert avec l'Angleterre et la Porte. L'autre ligne de force de cette politique prenait appui sur le canal de Suez. Ce dernier commanda le rôle de la France dans le réveil de L'Egypte, mais aussi dans son implantation en mer Rouge et dans le Golfe arabo-persique. A cette occasion, la France commença à développer une nouvelle arme diplomatique, l'exportation de capitaux.
En octobre 1917, la révolte arabe était la grande affaire des services de renseignement britanniques. Mais elle était de la compétence de deux administrations différentes, l'Arab Office, au Caire, et le Political Department de l'India Office, de Bombay, installé à Bagdad. Au lieu de monter une mission conjointe, chacun des services délégua auprès des chefs arabes un émissaire différent : Thomas Edward Lawrence pour l'un et Harry St. John Bridger Philby pour l'autre. Chacun fit un choix stratégique différent, l'un se conformant aux ordres du chérif de La Mecque, l'autre choisissant de favoriser le souverain wahhabite du Nedjd. Les deux hommes eurent l'occasion de se lier d'amitiés dans les années 1920, et leurs choix initiaux, confrontés à la subtilité de la politique britannique, achevèrent de les décevoir. La mort faucha bientôt Lawrence, tandis que Philby démissionnait de l'administration britannique pour se mettre au service d'Abd al-'Aziz Al Su'ud, devenu maître de toute l'Arabie saoudite. Et le pétrole saoudien devint américain...
Les guerres secrètes de Napoléon Ce livre inédit renouvelle la compréhension du renseignement à l'époque napoléonienne en l'inscrivant dans sa dimension européenne et transnationale et non plus strictement nationale. Maintes affaires d'espionnage ou de terrorisme traditionnellement étudiées séparément, prêtant à des explications chaque fois particulières, se voient ainsi présentées sous un jour nouveau. En 14 chapitres, Gérard Arboit offre de nouvelles perspectives de recherches, en Intelligence Studies comme en études napoléoniennes. Il apporte des éclairages nouveaux sur le coup d'Etat de 1799, le terrorisme, les manipulations électorales en Grande-Bretagne, les opérations spéciales et même l'intelligence économique. Il éclaire également l'échec espagnol en montrant sa singularité en matière d'acquisition du renseignement d'intérêt militaire et fait ressortir à cette occasion les trahisons de Fouché et Talleyrand. Il ouvre encore des espaces de la recherche jusque-là ignorés ou nimbés de certitudes, comme les affaires d'Orient et d'Amérique du Sud. Enfin, l'ouvrage révèle enfin l'appétence insoupçonnée de l'Empereur pour le renseignement jusqu'aux dernières moments de son règne et dans l'exil. Un éclairage novateur sur la période impériale en révélant les réseaux qui la sous-tende.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.