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James Angleton. Le contre-espion de la CIA
Arboit Gérald
NOUVEAU MONDE
19,30 €
Épuisé
EAN :9782847362282
S'il est un nom fameux parmi ceux qui ont " fait " la CIA, c'est bien celui de James Angleton. Myope, courbé et toujours vêtu de noir, cet ancien étudiant en littérature est devenu pendant la Guerre froide une figure incontournable du renseignement américain. Incarnation de l'espion, qui inspira nombre de mythes romantiques, Angleton intégra l'OSS pendant la Seconde Guerre mondiale puis contribua à la victoire des chrétiens-démocrates aux élections de 1948 en Italie. Remarqué à Washington, il intégra la jeune CIA au Bureau des opérations spéciales, assura la liaison avec le renseignement israélien, avant de créer le Bureau du contre-espionnage de l'Agence. Il veilla pendant vingt ans à empêcher toute pénétration du KGB tout en devenant l'ami d'un agent double britannique, Kim Philby. Et c'est en 1962 qu'il eut à gérer la grande affaire de sa carrière : la défection de la " taupe " soviétique Anatoli Golitsine. Dix ans plus tard, sa chasse à l'ennemi l'amena aux frontières de la folie et provoqua son renvoi. Document indispensable sur la CIA et le monde du renseignement, cette première biographie en français dresse le portrait d'un homme complexe et ambigu et dévoile un pan méconnu de la Guerre froide.
Qui était Schulmeister, l'espion de l'empereur Napoléon 1er? Fut-il un James Bond avant l'heure? Fort des avancées bibliographiques, qui ont permis d'exhumer des documents méconnus plutôt qu'inconnus, parfois inédits sur l'homme, l'objet de ce livre est de faire apparaître Schulmeister comme un homme de réseau, l'organisateur, parmi d'autres, de l'espionnage de Napoléon en Allemagne. Du coup, la renommée dont il jouissait, tant dans le camp français que dans celui de l'ennemi, devenait l'illustration du danger qu'il représentait.
Gérald Arboit est docteur en Histoire contemporaine et ancien auditeur de l'Institut des Hautes Études deDéfense Nationale. Au sein du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), il suit particulièrementles questions relatives à la théorie et à l'histoire du renseignement et collabore à la revue Renseignementet opérations spéciales. Il est l auteur de plusieurs articles et ouvrages dont, Histoire mondiale de l espionnage,co-écrit avec Éric Dénécé.
L'AVANT-GUERRE FROIDEPeut-on simplement résumer la Guerre froide à un affrontement entre deux superpuissances? Ou bien faut-il y voir un basculement géopolitique majeur qui marque les bornes chronologiques d'un court XXe siècle? Dans les deux cas, cette période correspond à la fin de l'européanisation du monde, en cours depuis la fin du Moyen Age, au profit d'une mondialisation, non seulement des relations internationales, mais aussi de l'organisation des sociétés. C'est tout l'enjeu de ce conflit hors norme! Il impose à l'Europe, aux termes de deux atroces guerres civiles, aux allures mondiales (1914-1918, 1939-1945), une paix idéologique, fondée sur la partition en deux d'une Allemagne rendue responsable de tout. Cette acception est celle généralement admise par les historiens. Ils font débuter la Guerre froide entre 1943 et 1947, au moment où l'alliance contre l'Allemagne nazie laisse la place à une méfiance envers la Russie soviétique. S'interroger sur cette méfiance revient à poser la question de la validité de cette périodisation. Elle fait débat dans la communauté historienne, mais l'ouverture relative des archives de Moscou montre que l'idéologie n'a jamais été le moteur de la politique étrangère soviétique. La Guerre froide apparaît alors comme la lutte entre deux modèles d'ordre international, dont la portée pourrait être comparable à celle de la Réforme et de la mise en place du modèle westphalien (1520-1648). Ce dernier s'achève en 1919 avec les projets de sécurité collective et d'organisation aux velléités transnationales. Dès lors, la succession d'un nouvel ordre international et la fin de l'histoire d'essence européenne suggèrent un avant-Guerre froide, commençant deux années plus tôt, avec le double événement majeur de l'entrée en guerre des États-Unis d'Amérique et des révolutions russe et centre-européennes (1917-1923).Le tournant de 1917-1918La Première Guerre civile européenne entraîne la Belle Epoque dans les souvenirs et témoigne pour la première fois de la barbarie des hommes à l'âge industriel. Une nation se soulève contre cette ignominie, la Russie tsa-riste, à bout de souffle après une lutte pied à pied avec l'Allemagne. En février 1917, incapable, en raison d'une industrie insuffisante et de transports lacunaires, de soutenir un effort de guerre moderne, le pays sort d'un hiver particulièrement froid, qui se traduit par une pénurie alimentaire. Un rapport de l'Okhrana, la police politique tsariste, sur la situation à Petrograd (Saint-Pétersbourg), au début de l'année 1917, note que la société «aspire à trouver une issue à une situation politique anormale qui devient, de jour en jour, de plus en plus anormale et tendue». La révolution est dans l'air. Elle entraîne la chute rapide et inattendue du régime, suscitant dans le pays une vague d'enthousiasme et de libéralisation, qui témoigne de la désaffection du peuple vis-à-vis du tsarisme.(...)
Il est impossible de concevoir l'étude de la Seconde Guerre mondiale sans évoquer l'affrontement germano-soviétique, conflit de tous les superlatifs : immensité des espaces russes, climat extrême, masses humaines et matérielles inouïes, destructions et massacres de civils à grande échelle, combat entre les deux grandes idéologies totalitaires du XXe siècle. Les historiens occidentaux ont longtemps présenté la guerre à l'Est du seul point de vue allemand. Aujourd'hui, la plupart des analyses ont été battues en brèche grâce à l'ouverture des archives soviétiques. A travers l'étude de la planification et de l'exécution des opérations, le lecteur trouvera des considérations économiques, politiques et diplomatiques. Car il s'agit d'écrire une nouvelle histoire de ce conflit en inscrivant des problématiques issues des sciences humaines dans le champ de l'histoire militaire. Les grandes opérations allemandes et soviétiques sont ici analysées en détail : l'opération Barbarossa, l'opération Blau qui mène les Allemands à Stalingrad, l'opération Uranus qui enferme la 6e armée allemande dans Stalingrad, la bataille de Koursk. On trouvera enfin une description de l'art militaire soviétique, longtemps minoré par l'historiographie occidentale, et qui a pourtant permis à l'Armée rouge de terrasser la Wehrmacht.
Il fallait sans doute le recul des ans, et celui de l'observateur étranger, fin connaisseur de la France, pour obtenir tant d'informations inédites et produire une biographie de François Mitterrand qui fasse à ce point référence. Correspondant de la BBC à Paris pendant les années Mitterrand, Philip Short brosse le portait d'un homme aux talents et défauts exceptionnels, un esthète machiavélien qui pendant ses deux mandats a conduit la France dans la modernité. Homme de contradictions, il fut à la fois leader d'un mouvement de résistance et décoré par Vichy ; jeune parlementaire conservateur, il devint le leader incontesté de la Gauche unie. Imposant les communistes au gouvernement, il fut le fossoyeur du PCF. Féroce opposant à De Gaulle et à la constitution de la Ve République, il sut à merveille user du système institutionnel et s'inscrire dans une forme d'héritage gaullien? Tout cela en arrivant à gérer une vie privée extraordinairement compliquée. Biographe réputé, toujours à bonne distance de son sujet, Philip Short apporte de nombreux détails inédits sur sa gestion des " deux familles ", ses maîtresses, son rapport ambigu à l'argent et aux amis riches. Grâce aux archives américaines et britanniques, il dévoile également de nombreux épisodes jusqu'ici inédits de ses relations avec Reagan, Thatcher, Kohl, Gorbatchev? Cette biographie menée d'une plume alerte a été saluée par la presse anglo-saxonne et s'impose déjà comme une référence.
Le 9 novembre 1991, Yves Montand s'éclipsait pour toujours. Pourtant, dans ces pages, c'est bien lui qui parle, ce sont ses mots qui nous emportent. Recueil inédit de quarante confidences, entretiens et déclarations, Montand par Montand raconte cinquante ans d'une incroyable carrière, depuis ses premiers pas sur scène à Marseille jusqu'à son ultime rôle et ses derniers combats. Le lecteur (re)découvrira la poésie, la verve unique, la lucidité et la sincérité de ce génie du music-hall devenu monstre sacré du cinéma, cet artiste hors norme qui fut aussi un insatiable militant de la liberté. L'usine et le music-hall, Piaf et Prévert, Les Feuilles mortes et Le Salaire de la peur, le socialisme à l'Est et l'Amérique de Marilyn, L'Aveu et La Folie des grandeurs, Schneider, Deneuve, Sautet, Berri, le Papet, son fils Valentin... et, bien sûr, Simone Signoret : Yves Montand se révèle, s'explique, s'amuse, s'emporte, interpelle au rythme de ses succès et de ses doutes, de ses passions et de ses désillusions. A travers ses paroles sur la chanson et le cinéma, les sentiments ou la politique, Montand revient un instant parmi nous. Et on se rend compte combien il est actuel, combien aujourd'hui ses propos nous font défaut. Alors, écoutons-le...
Premier ouvrage majeur du médiéviste belge Henri Pirenne, Les villes du Moyen Age demeure un classique de l'histoire européenne. Le rôle des agglomérations urbaines dans la renaissance du commerce international à partir du Xe siècle, dont elles sont tout à la fois tributaires et parties prenantes, est étudié dans une perspective globale embrassant les structures et les dynamiques sociales, économiques et politiques de l'Occident médiéval. L'émergence d'une élite citadine bourgeoise, et avec elle de nouvelles normes juridiques, fiscales et institutionnelles, est le prélude d'un changement de paradigme dans l'histoire des idées qui adviendra à la Renaissance.