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La Guerre froide
Arboit Gérald
OUEST FRANCE
8,50 €
Épuisé
EAN :9782737356445
L'AVANT-GUERRE FROIDEPeut-on simplement résumer la Guerre froide à un affrontement entre deux superpuissances? Ou bien faut-il y voir un basculement géopolitique majeur qui marque les bornes chronologiques d'un court XXe siècle? Dans les deux cas, cette période correspond à la fin de l'européanisation du monde, en cours depuis la fin du Moyen Age, au profit d'une mondialisation, non seulement des relations internationales, mais aussi de l'organisation des sociétés. C'est tout l'enjeu de ce conflit hors norme! Il impose à l'Europe, aux termes de deux atroces guerres civiles, aux allures mondiales (1914-1918, 1939-1945), une paix idéologique, fondée sur la partition en deux d'une Allemagne rendue responsable de tout. Cette acception est celle généralement admise par les historiens. Ils font débuter la Guerre froide entre 1943 et 1947, au moment où l'alliance contre l'Allemagne nazie laisse la place à une méfiance envers la Russie soviétique. S'interroger sur cette méfiance revient à poser la question de la validité de cette périodisation. Elle fait débat dans la communauté historienne, mais l'ouverture relative des archives de Moscou montre que l'idéologie n'a jamais été le moteur de la politique étrangère soviétique. La Guerre froide apparaît alors comme la lutte entre deux modèles d'ordre international, dont la portée pourrait être comparable à celle de la Réforme et de la mise en place du modèle westphalien (1520-1648). Ce dernier s'achève en 1919 avec les projets de sécurité collective et d'organisation aux velléités transnationales. Dès lors, la succession d'un nouvel ordre international et la fin de l'histoire d'essence européenne suggèrent un avant-Guerre froide, commençant deux années plus tôt, avec le double événement majeur de l'entrée en guerre des États-Unis d'Amérique et des révolutions russe et centre-européennes (1917-1923).Le tournant de 1917-1918La Première Guerre civile européenne entraîne la Belle Epoque dans les souvenirs et témoigne pour la première fois de la barbarie des hommes à l'âge industriel. Une nation se soulève contre cette ignominie, la Russie tsa-riste, à bout de souffle après une lutte pied à pied avec l'Allemagne. En février 1917, incapable, en raison d'une industrie insuffisante et de transports lacunaires, de soutenir un effort de guerre moderne, le pays sort d'un hiver particulièrement froid, qui se traduit par une pénurie alimentaire. Un rapport de l'Okhrana, la police politique tsariste, sur la situation à Petrograd (Saint-Pétersbourg), au début de l'année 1917, note que la société «aspire à trouver une issue à une situation politique anormale qui devient, de jour en jour, de plus en plus anormale et tendue». La révolution est dans l'air. Elle entraîne la chute rapide et inattendue du régime, suscitant dans le pays une vague d'enthousiasme et de libéralisation, qui témoigne de la désaffection du peuple vis-à-vis du tsarisme.(...)
Dans ce deuxième numéro, la Revue de recherche sur le renseignement nous plonge au coeur du renseignement en temps de guerre, en mettant particulièrement l'accent sur les deux conflits mondiaux qui ont bouleversé le XXe siècle. Cette revue examine les observations et pratiques des différents acteurs engagés dans ces conflits. A travers une série de dossiers approfondis, les analyses et réflexions d'experts révèlent la manière dont les services de renseignement collectent des informations stratégiques, anticipent les menaces, influencent les décisions grâce aux ressources obtenues et adaptent sans cesse leurs méthodes face aux incertitudes de la guerre. Ainsi, en ouverture, un article explore la notion de perception et analyse celle de la France et de son armée par l'Allemagne à la veille de la Première Guerre mondiale, tout comme la façon dont le renseignement français a exploité les lettres et carnets de notes des soldats allemands. Concernant la Seconde Guerre mondiale, un chercheur enquête sur les sources réelles du réseau Lucie de Rudolf Roessler en Suisse, tandis qu'un autre étudie le râle de Joséphine Baker dans le contre-espionnage français durant le conflit. Enfin, en marge de ces axes, deux auteurs se penchent sur la Cagoule, une organisation fasciste et terroriste française très active entre 1936 et 1940 : le premier dresse un portrait du singulier docteur Henry Martin, un "obsédé" du renseignement, et le second analyse les démarches de cette organisation pour acheter des armes, principalement en Belgique (1936-1937), pour préparer un coup d'Etat en France. La rubrique Carnet de recherche propose une étude plus spécifique sur le râle des forces sous-marines et leurs enjeux pour le renseignement. La Revue de recherche sur le renseignement est une nouvelle revue créée par l'Equipe Sécurité & Défense, Renseignement, Criminologie, Cybermenaces, Crises du CNAM (le Conservatoire national des Arts et Métiers). Elle publie des articles de référence dans tous les domaines d'étude sur le renseignement, non seulement en histoire ou en sciences politiques, mais dans toutes les disciplines universitaires. Elle aborde toutes les spécificités du renseignement européen et mondial. Dirigée par le professeur Philippe Reniflard, elle compte dans son comité de rédaction de nombreux experts du renseignement dont le professeur Alain Bauer, Françoise Chalaye, Pierre Cruciani, Lukas Crave, Adrian Bänni, Nigel lnkster, John C. Mallery, etc.
Gérald Arboit est docteur en Histoire contemporaine et ancien auditeur de l'Institut des Hautes Études deDéfense Nationale. Au sein du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), il suit particulièrementles questions relatives à la théorie et à l'histoire du renseignement et collabore à la revue Renseignementet opérations spéciales. Il est l auteur de plusieurs articles et ouvrages dont, Histoire mondiale de l espionnage,co-écrit avec Éric Dénécé.
S'il est un nom fameux parmi ceux qui ont " fait " la CIA, c'est bien celui de James Angleton. Myope, courbé et toujours vêtu de noir, cet ancien étudiant en littérature est devenu pendant la Guerre froide une figure incontournable du renseignement américain. Incarnation de l'espion, qui inspira nombre de mythes romantiques, Angleton intégra l'OSS pendant la Seconde Guerre mondiale puis contribua à la victoire des chrétiens-démocrates aux élections de 1948 en Italie. Remarqué à Washington, il intégra la jeune CIA au Bureau des opérations spéciales, assura la liaison avec le renseignement israélien, avant de créer le Bureau du contre-espionnage de l'Agence. Il veilla pendant vingt ans à empêcher toute pénétration du KGB tout en devenant l'ami d'un agent double britannique, Kim Philby. Et c'est en 1962 qu'il eut à gérer la grande affaire de sa carrière : la défection de la " taupe " soviétique Anatoli Golitsine. Dix ans plus tard, sa chasse à l'ennemi l'amena aux frontières de la folie et provoqua son renvoi. Document indispensable sur la CIA et le monde du renseignement, cette première biographie en français dresse le portrait d'un homme complexe et ambigu et dévoile un pan méconnu de la Guerre froide.
Qui était Schulmeister, l'espion de l'empereur Napoléon 1er? Fut-il un James Bond avant l'heure? Fort des avancées bibliographiques, qui ont permis d'exhumer des documents méconnus plutôt qu'inconnus, parfois inédits sur l'homme, l'objet de ce livre est de faire apparaître Schulmeister comme un homme de réseau, l'organisateur, parmi d'autres, de l'espionnage de Napoléon en Allemagne. Du coup, la renommée dont il jouissait, tant dans le camp français que dans celui de l'ennemi, devenait l'illustration du danger qu'il représentait.
Résumé : A l'aube du IIIe millénaire, la sorcellerie reste une pratique courante dans notre pays et nombreux sont ceux qui pensent que certains individus sont capables d'agir à l'encontre d'autrui en employant des procédés occultes. C'est, par exemple, le cas de cette famille dont l'existence devient soudainement cauchemardesque et qui comprend qu'elle ne pourra jamais sortir de l'enfer dans lequel elle se débat si personne ne l'en délivre. Mais comment peut-elle en être arrivée à ce point que la vie lui échappe totalement ? Qui peut être son sauveur et par quels moyens le contacter ? Ces questions, Dominique Camus se les pose, lorsque jeune universitaire, il décide de consacrer sa thèse à l'étude des pratiques magiques dans la France contemporaine. Il s'aperçoit très vite que la sorcellerie n'est pas un sujet comme les autres car personne ne veut lui en parler. Après des mois d'investigation, un jour, tout bascule lorsqu'il rencontre une désenvoûteuse qui accepte de le prendre sous son aile. Commence alors une longue initiation qui conduira l'auteur à faire la connaissance des Lelavasseur et à seconder celle qui a décidé de les tirer du mauvais pas dans lequel ils sont tombés, l'entraînant ainsi à franchir une ligne dont il ne reviendra pas le même homme. Au travers d'un récit qui allie le journal de terrain et la réflexion scientifique, l'ethnologue nous fait découvrir les moyens employés par la désenvoûteuse pour délivrer les ensorcelés des maléfices qui les affligent et les procédures et rituels qu'elle utilise pour les mettre hors de portée des jeteurs de sort. On se rend compte que le sauvetage de cette famille repose sur la totale implication de cette femme : par le don qu'elle ne craint pas de faire de sa propre vie.
Résumé : L'écriture fait tellement partie de notre paysage quotidien qu'elle semble aller de soi. Or, son apparition - en Orient, en Chine puis, plus tard, en Méso-Amérique - est si récente que la période qui nous en sépare représente moins de un pour cent de l'Histoire humaine. Comment les humains, il y a quelque six mille ans, en sont-ils arrivés à l'écriture ? Pourquoi est-elle apparue en certains lieux et pas ailleurs ? Comment expliquer que des civilisations brillantes ne l'ont pas connue ? Quels sont les liens entre religions et écritures ? Pourquoi certaines langues ont-elles un alphabet, tandis que d'autres, utilisent un système beaucoup plus complexe ? Qui furent les grands déchiffreurs, et comment expliquer que certains écrits n'ont toujours pas été décryptés ? Comment naissent encore de nouvelles écritures ? C'est à ces questions et à beaucoup d'autres que répond cette passionnante synthèse.
Résumé : Les croisades se sont déroulées durant deux cents ans sur les territoires actuels de la Syrie, du Liban, d'Israël, de Palestine et de Jordanie. Elles sont restées très présentes dans la mémoire collective des peuples. Leur interprétation a fait pendant longtemps une part sans doute excessive au seul point de vue occidental sans tenir compte suffisamment de celui du monde islamique et sans s'interroger sur ce que ces croisades avaient pu représenter pour les populations locales chrétiennes. L'actualité parfois brûlante fournit l'occasion d'une nouvelle analyse et de nouvelles réflexions sur cette période historique en nous permettant ainsi de mieux comprendre le présent à la lumière d'une meilleure connaissance du passé.
Résumé : La trilogie " Enquête sur les mondes sorciers " a pour but de faire découvrir tous les aspects de la sorcellerie française au travers d'affaires dont le lecteur suit le déroulement en temps réel, du début à la fin. Chaque affaire se déroule dans un univers particulier et est représentante d'une des facettes de la sorcellerie. Le second tome " l'affrontement " se situe en milieu rural et narre la lutte qu'entreprend un désenvoûteur pour sortir des griffes d'un jeteur de sorts une famille de paysans. A ce point nous constatons que les moyens utilisés par les uns et les autres pour parvenir à leurs fins peuvent être singulièrement proches.
Comment le diable est-il possible ? En 1632, la ville de Loudun est durement éprouvée par la peste. Les croyants se retirent, s'enterrent dans leurs petites communautés assiégées par cette épreuve de la colère divine. Parmi elles, les ursulines. La possession des soeurs prend alors le relais de la peste : les premières apparitions - fantôme d'un homme de dos - sont nocturnes, puis elles deviennent diurnes, se précisent, et revêtent la forme obsédante d'un curé, Urbain Grandier. L'affaire commence. Loudun, ville ouverte, devient le centre et le théâtre d'un monde : six mille spectateurs assisteront à la mort de Grandier, sur le bûcher, le 18 août 1634. Entre-temps, les pouvoirs s'affrontent, les savoirs s'inquiètent, l'âme catholique s'émeut. Le corps social se déchire ; partout le diable est là, mais il est partout ailleurs : dans le silence des textes, les lacunes du langage. Michel de Certeau montre, dans ce grand ouvrage, comment guérit une société malade d'elle-même.
Georges Duby, (1919-1996), historien internationalement reconnu, professeur au collège de France, membre de l'Académie française, a dirigé chez Larousse une Histoire de la France et le volume "Moyen Âge" de l'Histoire du monde.
Résumé : Voici une histoire par dates du VIIe au XXe siècle, riche en surprises, qui rend compte des profonds renouvellements qui ont transformé notre vision de ce qu'on appelait autrefois les "Grandes Découvertes". Les dates "canoniques", revisitées à l'aune d'une réflexion critique sur les raisons de leur élection par les chronologies officielles, alternent avec les dates "décalées" qui font surgir des paysages et des personnages méconnus. ll est ici question de détricoter le discours qui, associant exploration du monde et "entrée dans la modernité", en réserve le privilège et le bénéfice à l'Europe, et, pour ce faire, de documenter d'autres voyages au long cours extra-européens. Il est également question, prenant le contre-pied d'une histoire héroïque des expéditions lointaines qui en attribue le mérite à quelques singularités, de rappeler qu'il faut beaucoup d'illusions, et plus encore d'intérêts, pour faire un "rêve", et que Christophe Colomb n'aurait jamais appareillé sans les vaisseaux des frères Pinzón. Il s'agit ainsi de substituer des lieux, des instants et des visages aux cultures en carton-pâte et aux croyances en papier mâché ; de donner à voir les échecs autant que les réussites, les naufrages dans les estuaires de la même façon que les entrées triomphales dans les cités soumises ; d'inclure amiraux ottomans, navigateurs chinois, interprètes nahuatls et pilotes arabes dans le musée imaginaire de l'histoire globale ; de mettre en lumière tout un petit peuple d'assistants et d'auxiliaires, de sherpas et de supplétifs (que seraient Magellan sans le Malais Enrique ou Cortés sans la Malinche ? ) ; de passer outre une histoire au masculin en rendant droit de cité aux voyageuses et aux exploratrices ; et enfin de prêter une égale attention aux êtres et aux choses, sachant que, s'il faut une nef pour traverser un océan, une vague ou un bacille suffisent à la vider de ses occupants. Ce sont donc à la fois une autre histoire du monde et une autre histoire de l'Europe qui se dévoilent au fil des 90 récits d'aventures proposés par 80 des meilleurs historiennes et historiens de ces questions.
Petites erreurs ou grosses âneries, bourdes involontaires ou entêtements tragiques, découvrez le florilège des bêtises de ceux qui ont écrit les pages de notre histoire. De l'imprudence d'un druide aux écarts de nos récents chefs d'Etat, du plus obscur ministre au plus mauvais stratège, que l'on soit puissant ou anonyme, homme ou femme, la bêtise semble bien être la chose la mieux partagée du monde ! Truffé de citations décalées, de jeux de mots audacieux et d'anecdotes insolites, Le grand Bêtisier de l'Histoire de France décrypte plus de 25 siècles d'histoire de manière originale, drôle et insolente.