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Aux sources de la politique arabe de la France. Le Second Empire au Machrek
Arboit Gérald
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782747501873
La politique arabe du Second Empire au Machrek était avant tout le fruit des idées personnelles de Napoléon III, de l'histoire générale de la France dans cette région et, plus particulièrement, des orientations de politique étrangère de la France entre 1850 et 1870. Ces soubassements posaient le cadre de l'action politique et géopolitique du régime. La perception générale de l'Orient par l'Empereur et son attachement à respecter les enseignements du Mémorial de Sainte-Hélène ne placèrent pas cette région au centre des préoccupations de son règne. Seulement, la question chrétienne, au moment où la France intervenait contre la Papauté en Italie, l'amena à reprendre les orientations de l'Ancien Régime. L'héritage napoléonien de l'expédition d'Egypte et les intérêts des maisons de commerce du Machrek le portèrent encore à intervenir. L'action diplomatique française se fondait sur deux axes principaux. Le premier concernait le protectorat chrétien de la France. Le Second Empire dut mener de front la reprise en main de sa prépondérance dans les lieux saints, menacée par la Russie et les puissances catholiques d'Europe, et la gestion des antagonismes intercommunautaires en Syrie et en Arabie, de concert avec l'Angleterre et la Porte. L'autre ligne de force de cette politique prenait appui sur le canal de Suez. Ce dernier commanda le rôle de la France dans le réveil de L'Egypte, mais aussi dans son implantation en mer Rouge et dans le Golfe arabo-persique. A cette occasion, la France commença à développer une nouvelle arme diplomatique, l'exportation de capitaux.
Qui était Schulmeister, l'espion de l'empereur Napoléon 1er? Fut-il un James Bond avant l'heure? Fort des avancées bibliographiques, qui ont permis d'exhumer des documents méconnus plutôt qu'inconnus, parfois inédits sur l'homme, l'objet de ce livre est de faire apparaître Schulmeister comme un homme de réseau, l'organisateur, parmi d'autres, de l'espionnage de Napoléon en Allemagne. Du coup, la renommée dont il jouissait, tant dans le camp français que dans celui de l'ennemi, devenait l'illustration du danger qu'il représentait.
L'AVANT-GUERRE FROIDEPeut-on simplement résumer la Guerre froide à un affrontement entre deux superpuissances? Ou bien faut-il y voir un basculement géopolitique majeur qui marque les bornes chronologiques d'un court XXe siècle? Dans les deux cas, cette période correspond à la fin de l'européanisation du monde, en cours depuis la fin du Moyen Age, au profit d'une mondialisation, non seulement des relations internationales, mais aussi de l'organisation des sociétés. C'est tout l'enjeu de ce conflit hors norme! Il impose à l'Europe, aux termes de deux atroces guerres civiles, aux allures mondiales (1914-1918, 1939-1945), une paix idéologique, fondée sur la partition en deux d'une Allemagne rendue responsable de tout. Cette acception est celle généralement admise par les historiens. Ils font débuter la Guerre froide entre 1943 et 1947, au moment où l'alliance contre l'Allemagne nazie laisse la place à une méfiance envers la Russie soviétique. S'interroger sur cette méfiance revient à poser la question de la validité de cette périodisation. Elle fait débat dans la communauté historienne, mais l'ouverture relative des archives de Moscou montre que l'idéologie n'a jamais été le moteur de la politique étrangère soviétique. La Guerre froide apparaît alors comme la lutte entre deux modèles d'ordre international, dont la portée pourrait être comparable à celle de la Réforme et de la mise en place du modèle westphalien (1520-1648). Ce dernier s'achève en 1919 avec les projets de sécurité collective et d'organisation aux velléités transnationales. Dès lors, la succession d'un nouvel ordre international et la fin de l'histoire d'essence européenne suggèrent un avant-Guerre froide, commençant deux années plus tôt, avec le double événement majeur de l'entrée en guerre des États-Unis d'Amérique et des révolutions russe et centre-européennes (1917-1923).Le tournant de 1917-1918La Première Guerre civile européenne entraîne la Belle Epoque dans les souvenirs et témoigne pour la première fois de la barbarie des hommes à l'âge industriel. Une nation se soulève contre cette ignominie, la Russie tsa-riste, à bout de souffle après une lutte pied à pied avec l'Allemagne. En février 1917, incapable, en raison d'une industrie insuffisante et de transports lacunaires, de soutenir un effort de guerre moderne, le pays sort d'un hiver particulièrement froid, qui se traduit par une pénurie alimentaire. Un rapport de l'Okhrana, la police politique tsariste, sur la situation à Petrograd (Saint-Pétersbourg), au début de l'année 1917, note que la société «aspire à trouver une issue à une situation politique anormale qui devient, de jour en jour, de plus en plus anormale et tendue». La révolution est dans l'air. Elle entraîne la chute rapide et inattendue du régime, suscitant dans le pays une vague d'enthousiasme et de libéralisation, qui témoigne de la désaffection du peuple vis-à-vis du tsarisme.(...)
Et si la Première Guerre mondiale n'avait pas commencé par l'assassinat de Sarajevo ? Et si tout était déjà prêt dans les environs de Verdun ? Loin de se vouloir uchronique, ce livre entend apporter une réponse longtemps marginalisée par les études militaires. Cette contribution aux Intelligence Studies est consacrée à l'avant-guerre dans la Grande Région qui servit de champ de bataille à la première véritable " guerre civile européenne ", entre Lorraine française, allemande, belge et Luxembourg. Une étude, consacrée au premier service de renseignement serbe, ouvre cet ouvrage collectif afin de mieux démontrer l'incongruité de l'étincelle bosniaque. La particularité de l'espace grand-régional correspond mieux à l'affrontement en préparation entre la France et l'Allemagne. En effet, les services de renseignement de ces deux pays y développent depuis le début du xxe siècle les conditions de l'affrontement de leurs deux pays. Dans ce qui n'est planifié que pour être un nouvel affrontement régional, à l'image de la guerre de 1870, les voisins luxembourgeois et belges observent et constatent une augmentation de l'espionnage sur leurs territoires respectifs et, surtout, l'implication de certains de leurs ressortissants dans cette activité. La guerre secrète qui se joue dans l'avant-guerre est plus clandestine, dans ses pratiques, et humaines, dans ses conséquences, que ce que l'on ne pense usuellement. Ce livre le démontre à chaque page.
Le renseignement occupe une place de plus en plus importante dans la sécurité de nos Etats. Dans le monde incertain et dangereux du XXIe siècle, les grands acteurs internationaux ont tous compris que pour garantir la paix et la sécurité, anticiper les nouvelles menaces ou sortir vainqueur des rivalités mondiales, des services performants, s'appuyant sur une culture du renseignement diffusée dans l'administration, les entreprises et la société civile, étaient un atout de premier ordre. Cependant, en France, le renseignement reste perçu négativement, victime d'une large méconnaissance et d'idées reçues. Les élites politiques et administratives, comme le public, ne connaissent de ces activités que quelques sombres affaires, assez peu représentatives de la réalité. Lune des raisons en est que le renseignement a longtemps échappé à l'intérêt du monde académique, dont le rôle pour établir la légitimité de la discipline est essentiel. Toutefois, trente ans après les Etats-Unis, vingt après la Grande-Bretagne, le monde universitaire et de la recherche français a enfin franchi le pas et a fait du renseignement un sujet digne d'étude et de considération, développant progressivement recherches, enseignements et publications en la matière. Le présent ouvrage dresse le bilan de deux décennies de travaux académiques consacrés au renseignement et à l'intelligence économique et se penche sur l'apport des études et des enseignements universitaires à l'élaboration d'une culture française du renseignement. Il réunit à la fois les points de vue d'anciens dirigeants des services, de représentants de l'administration, d'universitaires reconnus et de chercheurs expérimentés. Tous observent que ce nouvel intérêt est encore partiel et fragile, car trop lié à des initiatives individuelles. Il doit donc être consolidé. Ensemble, ils ont donc souhaité lancer, dans le cadre de ce livre, un vibrant plaidoyer pour l'émergence d'une véritable "Ecole française du renseignement", combinant les réflexions de la communauté scientifique et des professionnels du renseignement, afin d'éclairer le légitime débat public sur le fonctionnement de l'information de l'Etat.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.