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Sociabilité et politique en milieu rural
Antoine Annie ; Mischi Julian
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782753505407
Du soulèvement des nudz-piedz bretons aux militants de la Confédération paysanne, en passant par les sans-culottes ruraux, cet ouvrage évoque toute une variété de mobilisations sociales et politiques en milieu rural, essentiellement en France, mais également dans des territoires étrangers (Espagne, Portugal, Allemagne, Italie), de la fin du Moyen Âge à la période contemporaine. Une quarantaine de chercheurs travaillant sur différentes périodes historiques ont été rassemblés pour réaliser ce projet ambitieux. Historiens, sociologues ou politistes, tous partagent un intérêt commun pour les mondes ruraux qu'ils interrogent ici à travers le concept de sociabilité. Cette approche leur permet de faire éclater l'unicité supposée d'une "communauté rurale", mais aussi de souligner la diversité des mondes ruraux en fonction des groupes envisagés et des territoires investis. Les diverses contributions oscillent entre une attention portée aux rapports sociaux et politiques qui se construisent dans la durée, et l'analyse d'événements déstabilisateurs comme les émeutes. Les sociabilités rurales ainsi décrites apparaissent à la fois perturbées et révélées par des événements singuliers, des révoltes, des soulèvements, des crises sociales, des guerres, etc. Forgés notamment dans les pratiques de travail et les fréquentations sociales, les réseaux de sociabilité évoqués dans cet ouvrage sont multiples. Ils peuvent être d'ordre familial ou générationnel, mais aussi, pour les formes les plus institutionnalisées, d'ordre syndical ou partisan. Le rapprochement des deux notions - sociabilité et politique - est au c?ur de la réflexion de chacun des auteurs. Il permet à la fois d'explorer très finement les liens sociaux sur lesquels se construit le pouvoir politique, et aussi d'investir la sociabilité militante de différentes organisations. En abordant dans le temps long la question de la singularité des comportements sociaux et politiques en milieu rural à travers le concept de sociabilité, cet ouvrage entend favoriser l'échange interdisciplinaire et, en particulier, le rapprochement en cours entre les sciences historiques et la sociologie politique. Biographie: Annie Antoine est professeur d'histoire moderne à l'université Rennes 2, directrice du Centre de Recherches Historiques de l'Ouest (CERHIO UMR 6258).Julian Mischi est chargé de recherche en sociologie à l'INRA, membre du Centre d'Économie et Sociologie Appliquées à l'Agriculture. et aux Espaces Ruraux (CESAER), unité mixte INRA-ENSAD de Dijon.
Comment cartographiait-on les parcellaires ruraux avant la généralisation des cadastres géométriques d'Etat ? Si certaines représentations datant du 15e au 18e siècle relèvent indéniablement d'une approche scientifique, la plus grande part se rattache à une époque où les cartes n'ont pas le degré d'abstraction qui triomphera ensuite. Utilisant le langage des artistes peintres, elles servent à montrer et à expliquer. Et elles n'en sont que plus significatives. Trois questions sous-tendent l'analyse de nombreux corpus spécifiques au sein de l'Europe moderne : celle de la genèse de ces cartes (contexte de leur création, commanditaires, réalisateurs, utilisateurs) ; celle de leur transmission et de leur classement par les archivistes ; celle enfin de leurs exploitations par les chercheurs, avec ce que permettent aujourd'hui les méthodes des disciplines historiques, géographiques et archéologiques. Plus d'une centaine de cartes en couleur ont été reproduites à l'appui de cette étude.
Antoine Annie ; Boehler Jean-Michel ; Brumont Fran
Cet ouvrage est le premier du genre à proposer un panorama de l'agriculture en Europe occidentale à l'époque moderne, en offrant une fine analyse régionale des productions végétales ou animales, des techniques agraires et des outillages. Ce vaste espace était en effet une mosaïque de paysages et de terroirs où les hommes devaient sans cesse s'adapter à leur milieu et répondre à leurs besoins. Si certains paysans de l'époque moderne travaillaient encore selon des coutumes ancestrales, redoutaient les caprices du ciel et les ravages de la guerre, d'autres surent expérimenter des plantes venues d'ailleurs, élever du bétail pour le vendre à la ville ou perfectionner leurs instruments. Enrichi au fil du récit par des images d'archives, des graphiques et des textes, accompagné de nombreuses définitions qui nous rappellent des mots parfois oubliés, ce livre a été rédigé par trois spécialistes de cette Histoire en plein renouveau.
Cet ouvrage fait le point sur les connaissances relatives à l'habitat rural en pays d'habitat dispersé. L'objectif est de travailler sur un objet concret et fort répandu - la maison rurale - et de le traiter dans la très longue durée, de l'Antiquité à la période contemporaine, à la fois comme un objet d'histoire, d'archéologie et de patrimoine. La maison rurale est celle de l'agriculteur, mais elle est aussi celle du vigneron, de l'instituteur, du bourgeois qui en fait sa résidence secondaire. En région d'habitat dispersé, la maison n'est pas dissociable de son environnement, constitué des bâtiments d'exploitation mais aussi des espaces communs, qui sont autant de lieux de sociabilité. Plusieurs études s'attachent ici à répondre à une question difficile : celle du confort offert par les maisons rurales aux différentes époques. La maison rurale antérieure à la modernisation de la seconde moitié du XIXe siècle n'est pas systématiquement la chaumière popularisée par les contes et les folkloristes ! Et dès le XVIIe siècle, certaines maisons rurales sont bâties de belles pierres de taille et comportent des escaliers intérieurs. L'espace géographique couvert par cet ouvrage est très vaste : l'Ouest de la France (Normandie, Bretagne, Poitou, Touraine, Maine), l'Aquitaine et le Toulousain, la Limagne, le Cantal et les Cévennes, les Pyrénées orientales, la vallée de l'Adour, les Landes de Gascogne... mais aussi, hors du territoire national, la Galice et les Province du Québec ; toutes régions caractérisées aujourd'hui encore par un habitat dispersé. Au total, les études de ce livre portent donc sur des domaines tout à fait neufs de la recherche qui pourront nourrir la réflexion des aménageurs et les spécialistes du tourisme culturel. Ils trouveront dans ces travaux des appuis théoriques et pratiques qui leur permettront de poursuivre une politique de valorisation de ce patrimoine extrêmement riche.
Le bocage, passage emblématique de l'Ouest de la France, après des décennies de stabilité, a connu récemment un recul important et rapide, au point que l'on s'interroge actuellement sur sa pérennité. Mais dans le même temps, il est devenu un objet historique et un enjeu patrimonial. Jamais clans son histoire, il n'a été le centre de tant d'attentions émanant d'une grande variété de spécialistes. Ceci tient au fait qu'il est un objet emblématique des relations entre Nature et Société. Le présent ouvrage. résolument pluridisciplinaire, a été conçu pour faire le point, au début du XXIe siècle, sur les recherches relatives au bocage. Il rassemble des travaux d'archéologie, d'histoire des passages et des sociétés, d'écologie, d'agronomie, de géographie, d'aménagement... Les spécialistes du plus ancien (des paléo-parcellaires et des paléo-ensironnements) comme ceux du plus récent (les idées actuelles sur le bocage) y ont été conviés afin de dessiner le tableau le plus divers possible des recherches actuellement engagées sur le bocage. Nos connaissances sur le bocage français de l'Ouest et sur les bocages en général ont considérablement évolué au cours des dernières décennies. Si on ne croit plus à une origine très ancienne du bocage breton, on connaît en revanche de mieux en mieux le façonnement progressif des passages qui l'ont précédé. On sait maintenant quand et comment, et peut-être aussi pourquoi, se construit le bocage. Mais ce que l'on sait encore mieux. c'est qu'il évolue, que ses structures changent, que ses fonctions se modifient, que son aspect se transforme au cours de l'histoire. Car l'histoire du passage est intimement liée à l'histoire des hommes qui le créent, l'habitent et le font évoluer. L'intensification du bocage ou au contraire la fragmentation des réseaux de haies n'est pas sans conséquence sur la biodiversité et les politiques publiques sont, de nos jours, au c?ur du fonctionnement de ce système. N'oublions toutefois pas le rôle joué par chaque agriculteur exploitant des terres partiellement bocagères, ce dont il s'accommode finalement plutôt bien, en dépit des contraintes qui en résultent. Les changements concernent aussi la manière dont est apprécié ce type de passage et, en ce domaine, le changement le plus marquant des dernières années, c'est la diffusion d'un discours apologétique sur le bocage. Au moment où le linéaire bocager s'estompe de plus en plus, le bocage revient dans les discours, paré de toutes les qualités. Il appartient aux spécialistes de dire s'il s'agit de vraies qualités ou d'un discours idéaliste. Enfin, cet ouvrage évoque les "néo-bocages" ceux des villes et ceux des champs, fictions passagères ou nouveaux bocages de demain?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.