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La maison rurale en pays d'habitat dispersé. De l'Antiquité au XXe siècle
Antoine Annie
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782868477958
Cet ouvrage fait le point sur les connaissances relatives à l'habitat rural en pays d'habitat dispersé. L'objectif est de travailler sur un objet concret et fort répandu - la maison rurale - et de le traiter dans la très longue durée, de l'Antiquité à la période contemporaine, à la fois comme un objet d'histoire, d'archéologie et de patrimoine. La maison rurale est celle de l'agriculteur, mais elle est aussi celle du vigneron, de l'instituteur, du bourgeois qui en fait sa résidence secondaire. En région d'habitat dispersé, la maison n'est pas dissociable de son environnement, constitué des bâtiments d'exploitation mais aussi des espaces communs, qui sont autant de lieux de sociabilité. Plusieurs études s'attachent ici à répondre à une question difficile : celle du confort offert par les maisons rurales aux différentes époques. La maison rurale antérieure à la modernisation de la seconde moitié du XIXe siècle n'est pas systématiquement la chaumière popularisée par les contes et les folkloristes ! Et dès le XVIIe siècle, certaines maisons rurales sont bâties de belles pierres de taille et comportent des escaliers intérieurs. L'espace géographique couvert par cet ouvrage est très vaste : l'Ouest de la France (Normandie, Bretagne, Poitou, Touraine, Maine), l'Aquitaine et le Toulousain, la Limagne, le Cantal et les Cévennes, les Pyrénées orientales, la vallée de l'Adour, les Landes de Gascogne... mais aussi, hors du territoire national, la Galice et les Province du Québec ; toutes régions caractérisées aujourd'hui encore par un habitat dispersé. Au total, les études de ce livre portent donc sur des domaines tout à fait neufs de la recherche qui pourront nourrir la réflexion des aménageurs et les spécialistes du tourisme culturel. Ils trouveront dans ces travaux des appuis théoriques et pratiques qui leur permettront de poursuivre une politique de valorisation de ce patrimoine extrêmement riche.
Partir à la recherche des sociétés littorales, sur les côtes nord de la Bretagne. au XVIIIe siècle, suppose d'abandonner les représentations qui valorisent tant le littoral aujourd'hui : jusqu'au début du XIXe siècle, le "désir collectif du rivage" n'en est encore qu'à ses balbutiements. Dans une société où prédomine la terre, l'attractivité de la mer est loin d'être une évidence, même sur le littoral. Cet ouvrage est consacré à cette "maritimité première manière" et aux relations complexes qu'entretient le peuple du rivage avec la mer, la terre et l'estran. Dans cette perspective, se pose le problème de "l'appel du large" qui pousserait de matière irrésistible les Bretons à prendre la mer. Au-delà, cela engage à s'interroger sur les spécificités des sociétés littorales, du Mont-Saint-Michel jusqu'à Brest, qui se distingueraient des sociétés de l'intérieur, celles de l'Argoat, tournées vers la terre et ignorantes des choses de la mer. Au fil de l'étude se révèle la dimension que prennent les côtes nord de la Bretagne au XVIIIe siècle : espace approprié, vécu et exploité, à la charnière entre l'horizon maritime et l'horizon terrestre. Elles font figure d'enjeu au XVIIIe siècle tant il devient essentiel de préserver leurs ressources, de protéger leurs habitants des dangers véhiculés par la mer et de consolider les droits du littoral niés dans les seigneuries agro-maritimes. Soit autant d'occasions pour le pouvoir ryal d'affirmer son autorité dans un finisterre redécouvert à la fin du XVIIe siècle alors que se profile la "Seconde Guerre de Cent ans". "Ceux qui fréquentent la mer", les marins des côtes nord de la Bretagne, sont devenus un rouage déterminant dans la lutte contre l'hégémonie maritime anglaise. Si tous sont soumis aux rythmes de l'océan, l'expérience de la mer diffère selon les trajectoires individuelles. Une fois débarqués, ils se fondent parmi les gens du littoral, à l'image de leurs femmes, ancrées à terre. Marins par intermittence et terriens dans l'âme, ils déploient, avec leur famille, des stratégies de (sur)vie pour faire face à l'absence, inhérente aux activités maritimes. Elles contribuent à brouiller les identités professionnelles et rendent perméable la séparation entre le monde des terriens et celui des marins. S'esquissent alors les contours de sociétés complexes et originales, ouvertes sur la terre et la mer selon de multiples déclinaisons, mais qui restent fondamentalement des sociétés de l'ancien Régime.
Ce volume, publié à l'occasion d'une question mise aux concours de l'Agrégation et du CAPES, propose un choix de textes relatifs à la terre et aux paysans dans la France des XVIIe et XVIIIe siècles. Vingt documents ont été choisis, regroupés en sept thèmes : les paysages agraires, la modernisation agricole, les modes de faire-valoir, les structures sociales, la seigneurie, les communaux, la commercialisation des produit agricoles. Pour chacun de ces thèmes, un document à été commenté. Certains de ces documents avaient déjà été publiés, d'autres sont des inédits, mais tous sont des " classiques ", qu'il s'agisse du texte d'Arthur Young sur les bocages français, de celui de l'Abbé Rozier sur les communaux, d'un bail à moitié de la Touraine, d'un rôle de taille de la Plaine de France, de l'aveu d'une seigneurie du Maine... Ils illustrent des aspects connus ou moins connus de la société rurale et des systèmes agraires de la France d'Ancien Régime.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.