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Bocages et Sociétés
Antoine Annie ; Marguerie Dominique
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753504547
Le bocage, passage emblématique de l'Ouest de la France, après des décennies de stabilité, a connu récemment un recul important et rapide, au point que l'on s'interroge actuellement sur sa pérennité. Mais dans le même temps, il est devenu un objet historique et un enjeu patrimonial. Jamais clans son histoire, il n'a été le centre de tant d'attentions émanant d'une grande variété de spécialistes. Ceci tient au fait qu'il est un objet emblématique des relations entre Nature et Société. Le présent ouvrage. résolument pluridisciplinaire, a été conçu pour faire le point, au début du XXIe siècle, sur les recherches relatives au bocage. Il rassemble des travaux d'archéologie, d'histoire des passages et des sociétés, d'écologie, d'agronomie, de géographie, d'aménagement... Les spécialistes du plus ancien (des paléo-parcellaires et des paléo-ensironnements) comme ceux du plus récent (les idées actuelles sur le bocage) y ont été conviés afin de dessiner le tableau le plus divers possible des recherches actuellement engagées sur le bocage. Nos connaissances sur le bocage français de l'Ouest et sur les bocages en général ont considérablement évolué au cours des dernières décennies. Si on ne croit plus à une origine très ancienne du bocage breton, on connaît en revanche de mieux en mieux le façonnement progressif des passages qui l'ont précédé. On sait maintenant quand et comment, et peut-être aussi pourquoi, se construit le bocage. Mais ce que l'on sait encore mieux. c'est qu'il évolue, que ses structures changent, que ses fonctions se modifient, que son aspect se transforme au cours de l'histoire. Car l'histoire du passage est intimement liée à l'histoire des hommes qui le créent, l'habitent et le font évoluer. L'intensification du bocage ou au contraire la fragmentation des réseaux de haies n'est pas sans conséquence sur la biodiversité et les politiques publiques sont, de nos jours, au c?ur du fonctionnement de ce système. N'oublions toutefois pas le rôle joué par chaque agriculteur exploitant des terres partiellement bocagères, ce dont il s'accommode finalement plutôt bien, en dépit des contraintes qui en résultent. Les changements concernent aussi la manière dont est apprécié ce type de passage et, en ce domaine, le changement le plus marquant des dernières années, c'est la diffusion d'un discours apologétique sur le bocage. Au moment où le linéaire bocager s'estompe de plus en plus, le bocage revient dans les discours, paré de toutes les qualités. Il appartient aux spécialistes de dire s'il s'agit de vraies qualités ou d'un discours idéaliste. Enfin, cet ouvrage évoque les "néo-bocages" ceux des villes et ceux des champs, fictions passagères ou nouveaux bocages de demain?
Du soulèvement des nudz-piedz bretons aux militants de la Confédération paysanne, en passant par les sans-culottes ruraux, cet ouvrage évoque toute une variété de mobilisations sociales et politiques en milieu rural, essentiellement en France, mais également dans des territoires étrangers (Espagne, Portugal, Allemagne, Italie), de la fin du Moyen Âge à la période contemporaine. Une quarantaine de chercheurs travaillant sur différentes périodes historiques ont été rassemblés pour réaliser ce projet ambitieux. Historiens, sociologues ou politistes, tous partagent un intérêt commun pour les mondes ruraux qu'ils interrogent ici à travers le concept de sociabilité. Cette approche leur permet de faire éclater l'unicité supposée d'une "communauté rurale", mais aussi de souligner la diversité des mondes ruraux en fonction des groupes envisagés et des territoires investis. Les diverses contributions oscillent entre une attention portée aux rapports sociaux et politiques qui se construisent dans la durée, et l'analyse d'événements déstabilisateurs comme les émeutes. Les sociabilités rurales ainsi décrites apparaissent à la fois perturbées et révélées par des événements singuliers, des révoltes, des soulèvements, des crises sociales, des guerres, etc. Forgés notamment dans les pratiques de travail et les fréquentations sociales, les réseaux de sociabilité évoqués dans cet ouvrage sont multiples. Ils peuvent être d'ordre familial ou générationnel, mais aussi, pour les formes les plus institutionnalisées, d'ordre syndical ou partisan. Le rapprochement des deux notions - sociabilité et politique - est au c?ur de la réflexion de chacun des auteurs. Il permet à la fois d'explorer très finement les liens sociaux sur lesquels se construit le pouvoir politique, et aussi d'investir la sociabilité militante de différentes organisations. En abordant dans le temps long la question de la singularité des comportements sociaux et politiques en milieu rural à travers le concept de sociabilité, cet ouvrage entend favoriser l'échange interdisciplinaire et, en particulier, le rapprochement en cours entre les sciences historiques et la sociologie politique. Biographie: Annie Antoine est professeur d'histoire moderne à l'université Rennes 2, directrice du Centre de Recherches Historiques de l'Ouest (CERHIO UMR 6258).Julian Mischi est chargé de recherche en sociologie à l'INRA, membre du Centre d'Économie et Sociologie Appliquées à l'Agriculture. et aux Espaces Ruraux (CESAER), unité mixte INRA-ENSAD de Dijon.
Ce volume, publié à l'occasion d'une question mise aux concours de l'Agrégation et du CAPES, propose un choix de textes relatifs à la terre et aux paysans dans la France des XVIIe et XVIIIe siècles. Vingt documents ont été choisis, regroupés en sept thèmes : les paysages agraires, la modernisation agricole, les modes de faire-valoir, les structures sociales, la seigneurie, les communaux, la commercialisation des produit agricoles. Pour chacun de ces thèmes, un document à été commenté. Certains de ces documents avaient déjà été publiés, d'autres sont des inédits, mais tous sont des " classiques ", qu'il s'agisse du texte d'Arthur Young sur les bocages français, de celui de l'Abbé Rozier sur les communaux, d'un bail à moitié de la Touraine, d'un rôle de taille de la Plaine de France, de l'aveu d'une seigneurie du Maine... Ils illustrent des aspects connus ou moins connus de la société rurale et des systèmes agraires de la France d'Ancien Régime.
Partir à la recherche des sociétés littorales, sur les côtes nord de la Bretagne. au XVIIIe siècle, suppose d'abandonner les représentations qui valorisent tant le littoral aujourd'hui : jusqu'au début du XIXe siècle, le "désir collectif du rivage" n'en est encore qu'à ses balbutiements. Dans une société où prédomine la terre, l'attractivité de la mer est loin d'être une évidence, même sur le littoral. Cet ouvrage est consacré à cette "maritimité première manière" et aux relations complexes qu'entretient le peuple du rivage avec la mer, la terre et l'estran. Dans cette perspective, se pose le problème de "l'appel du large" qui pousserait de matière irrésistible les Bretons à prendre la mer. Au-delà, cela engage à s'interroger sur les spécificités des sociétés littorales, du Mont-Saint-Michel jusqu'à Brest, qui se distingueraient des sociétés de l'intérieur, celles de l'Argoat, tournées vers la terre et ignorantes des choses de la mer. Au fil de l'étude se révèle la dimension que prennent les côtes nord de la Bretagne au XVIIIe siècle : espace approprié, vécu et exploité, à la charnière entre l'horizon maritime et l'horizon terrestre. Elles font figure d'enjeu au XVIIIe siècle tant il devient essentiel de préserver leurs ressources, de protéger leurs habitants des dangers véhiculés par la mer et de consolider les droits du littoral niés dans les seigneuries agro-maritimes. Soit autant d'occasions pour le pouvoir ryal d'affirmer son autorité dans un finisterre redécouvert à la fin du XVIIe siècle alors que se profile la "Seconde Guerre de Cent ans". "Ceux qui fréquentent la mer", les marins des côtes nord de la Bretagne, sont devenus un rouage déterminant dans la lutte contre l'hégémonie maritime anglaise. Si tous sont soumis aux rythmes de l'océan, l'expérience de la mer diffère selon les trajectoires individuelles. Une fois débarqués, ils se fondent parmi les gens du littoral, à l'image de leurs femmes, ancrées à terre. Marins par intermittence et terriens dans l'âme, ils déploient, avec leur famille, des stratégies de (sur)vie pour faire face à l'absence, inhérente aux activités maritimes. Elles contribuent à brouiller les identités professionnelles et rendent perméable la séparation entre le monde des terriens et celui des marins. S'esquissent alors les contours de sociétés complexes et originales, ouvertes sur la terre et la mer selon de multiples déclinaisons, mais qui restent fondamentalement des sociétés de l'ancien Régime.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.