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Richard Rorty, un philosophe conséquent
Angue Medoux Irma Julienne ; Poulain Jacques
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782296083813
Rorty a dû ses succès d'argumentation à ses talents dialectiques. Ils ont fait sa réputation et étendu son influence comme porte-parole d'une communauté culturelle pragmatique en parvenant à transmettre ses doutes et ses questions à toute une génération. Mais cette réputation a contribué à le méconnaître comme philosophe. C'est à cette méconnaissance que met fin le présent ouvrage. Irma Julienne Angue Medoux effectue, en contournant toutes les idées reçues, une performance unique : elle parvient à camper Richard Rorty comme philosophe, presque comme un Socrate contemporain, alors que ses collègues, et parfois lui-même, ne lui reconnaissaient pas la capacité à l'être et déniaient à ses écrits la capacité à exprimer une critique philosophique du temps présent. Or c'est justement comme philosophe du temps présent que l'auteure réussit à lui reconnaître le statut de philosophe, ce statut qu'il a eu effectivement et qu'on ne peut plus lui dénier, une fois qu'on en a été convaincu par l'interprétation que l'auteure nous donne de son oeuvre.
Cet ouvrage établit qu'en tant qu'allocutaire d'elle-même et des autres, la femme est un être de langage capable de juger de la vérité de ses paroles, de l'objectivité de ses actes et de l'humanité de ses désirs. Alors que les féministes se contentent trop souvent de justifier de leur capacité à penser à l'instar des hommes, l'auteure l'établit ici comme un fait anthropologique universel, et donc, transculturel. Elle contribue de façon imparable à l'anthropologie philosophique du langage qui a démontré que le vivant humain n'a pu se rendre la vie possible, qu'en s'inventant l'usage du dialogue. Ses résultats permettent de dériver l'esprit à partir de l'usage du langage et du dialogue et montrent comment la vie humaine est réglée par le partage mutuel de la vérité de nos jugements théoriques et pratiques. On peut donc oublier le dualisme cartésien entre esprit et corps qui forçait à respecter l'idéal moral, mais aussi machiste, d'une maîtrise complète de soi et viciait les relations entre hommes et femmes. Car l'usage du jugement s'avère ainsi commun aux deux genres et libère les femmes de tout statut d'infériorité par rapport aux hommes. Le respect de l'équité intellectuelle s'impose par là comme une loi de notre "seconde nature" d'être de langage. Celle-ci exige d'être respectée partout, à la fois dans les échanges intellectuels dans les rapports sociaux.
Le Veill est un halo maléfique qui accompagne et signale le dragon sévissant depuis plus de dix-huit mois dans le royaume où nous pénétrons grâce à des pages magnifiquement colorisées par Jung. Seuls peuvent lutter contre le Veill, qui transforme personnes et animaux en monstres, les émissaires de l?ordre des Chevaliers du dragon, qui ne sont autres que de jeunes vierges protégées par leur pureté. (Une manière de paradoxe au sein de l?univers médiéval-fantastique censément masculin !) Accompagnée de son écuyère Ellÿs, Jaïna est un de ces chevaliers et elle se rend, moquée par certains notables et prêtres de la ville qui n?ont pas confiance en elle, dans l?antre de la bête ou a disparu il y a plusieurs mois sa s?ur Dara, chevalier également et jamais vaincue jusqu?à ce jour. C?est dans la Tour de Meln, citadelle fortifiée de campagne contre les assauts répétés des monstres, que Jaïna rencontre le beau John d'Espard, pour l?instant épargné avec ses hommes par la maladie. Une réédition d?un récit d?héroïc-fantasy (datant de 1998) haut en couleur, si l?on ose dire, bien servie par une nouvelle couverture et de nouvelles couleurs, ainsi que l?idée du Veill mise en scène par Ange, et plus stimulante que le sempiternel flash-back dès qu?on évoque l?enfance. Au concept rémanent de la quête s?allie le tonique découpage et le trait aussi fin que sensuel de Varanda qui louche en partie du coté du manga si l?on s?arrête à la physionomie des visages : au risque d?un machisme patent, le dessinateur sexualise comme personne ses héroïnes, mais cette chasse au dragon s?affirme aussi comme une épopée qui ne manquera pas d?intéresser les rôlistes. Un seul regret : la précipitation du scénario dans un final certes gore mais par trop abrupt. Voyons-y une technique éditoriale rouée pour nous mettre en appétit de la suite. --Frédéric Grolleau
La mondialisation économique produit une dépotentialisation des démocraties et de l'éducation. L'expérimentation de l'être humain qu'elle promeut ne vise que la satisfaction de ses désirs. Sa capacité à les satisfaire y est légitimée ipso facto comme humaine. La nécessité de l'éduquer disparaît donc dans cette expansion illimitée de ses croyances, de ses désirs et de ses volontés. Les institutions d'éducation s'y découvrent impuissantes à forger une culture humaine. Car en Afrique comme en Europe, l'éducation est focalisée sur l'enseignement scientifique et technologique, elle ne peut donc pas forger une formation culturelle des citoyens à la démocratie. Nous sommes pourtant obligés de recourir au dialogue là où les institutions juridiques, morales et politiques ne règlent plus la vie sociale pour nous et ce dialogue nous oblige à nous donner à nous-mêmes cette formation à l'aide des jugements que nous portons sur nos conditions de vie. Dans ce contexte, seule une montée en puissance de l'éducation peut guérir les démocraties néolibérales de leur volonté de puissance en promouvant l'exercice d'un jugement critique dans ce dialogue.
L'égalité civique des femmes et des hommes est le "sésame ouvre-toi" de l'émancipation des femmes dans les démocraties occidentales. Même si cette égalité semble acquise en Afrique dès lors qu'elle est juridiquement et formellement reconnue dams les régimes dits démocratiques, elle y est difficilement accessible tant que les traditions continuent à leur imposer de se soumettre aux hommes. Pour affronter leur destin, les femmes africaines doivent pouvoir neutraliser ces traditions en faisant valoir une autre parité, la parité des femmes et des hommes dans l'usage du jugement. Ces femmes doivent écrire l'Afrique en faisant partager dans leurs romans la vérité des jugements qu'elles portent sur leur sort. Elles conquièrent leur autonomie en réfutant l'irresponsabilité des chercheurs qui se contentent de décrire leur sort, mais refusent de leur accorder l'autonomie qui leur est due. Et elles doivent enfin pouvoir faire reconnaître qu'elles partagent leur faculté de juger avec les hommes en raison de leur usage commun du langage et que l'on ne saurait discriminer leurs jugements en fonction de leur sexe sans manquer soi-même de jugement. Cet ouvrage entend donc faire reconnaître cette parité du jugement pour instaurer une égalité réelle des femmes africaines par rapport à leurs pairs.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.