L'égalité civique des femmes et des hommes est le "sésame ouvre-toi" de l'émancipation des femmes dans les démocraties occidentales. Même si cette égalité semble acquise en Afrique dès lors qu'elle est juridiquement et formellement reconnue dams les régimes dits démocratiques, elle y est difficilement accessible tant que les traditions continuent à leur imposer de se soumettre aux hommes. Pour affronter leur destin, les femmes africaines doivent pouvoir neutraliser ces traditions en faisant valoir une autre parité, la parité des femmes et des hommes dans l'usage du jugement. Ces femmes doivent écrire l'Afrique en faisant partager dans leurs romans la vérité des jugements qu'elles portent sur leur sort. Elles conquièrent leur autonomie en réfutant l'irresponsabilité des chercheurs qui se contentent de décrire leur sort, mais refusent de leur accorder l'autonomie qui leur est due. Et elles doivent enfin pouvoir faire reconnaître qu'elles partagent leur faculté de juger avec les hommes en raison de leur usage commun du langage et que l'on ne saurait discriminer leurs jugements en fonction de leur sexe sans manquer soi-même de jugement. Cet ouvrage entend donc faire reconnaître cette parité du jugement pour instaurer une égalité réelle des femmes africaines par rapport à leurs pairs.
Résumé : Dans les royaumes orientaux de Tanjor, le Peuple turquoise est réduit en esclavage depuis des millénaires. Mais il chérit une légende qui lui donnera un jour le courage, l'étincelle qui lui manquent pour se révolter : la légende d'Ayesha, la déesse qui rendra la liberté à ses enfants condamnés. Marikani, la reine déchue et pourchassée, est-elle l'incarnation d'Ayesha ? De retour d'exil, elle espère rallier la cité d'Harabec et reprendre le trône dont on l'a écartée. Sa rencontre avec Arekh, un galérien cynique et brutal dont elle a sauvé la vie, va changer le destin de toute une civilisation, bien au-delà de tout ce qu'ils auraient pu imaginer. Voici l'histoire d'une femme indomptable, de ceux qui l'ont aimée et de ceux qui l'ont trahie - l'histoire d'une révolution. L'oeuvre la plus ambitieuse et la plus réussie de la fantasy épique française. Le Monde. Un chef-d'oeuvre d'humanité et de réalisme. Jeu de rôle Magazine.
La philosophie du langage s'est développée au 20e siècle comme prima philosophia. L'auteure entend montrer que le vivant humain ne peut se réaliser qu'en forgeant sa faculté philosophique de juger à l'aide du dialogue. Mais il ne peut affirmer ses vérités qu'en jaugeant celles-ci aux effets de bonheur qu'elles transmettent. Cette régulation de l'usage du langage par l'esthétique inhérente à l'usage du jugement de vérité est en effet autant une condition de vie qu'une condition de son bonheur. Le tournant esthétique qu'opère la conception de la philosophie comme esthétique culturelle prétend, quant à elle, que l'usage du langage n'est condition de vie de l'être humain qu'en déployant la dynamique d'harmonisation du monde, de soi-même et d'autrui à l'aide de l'imagination dialogique et du jugement de vérité. Seul l'exercice de ce jugement permet de juger si l'harmonie de vie exprimée dans la pensée et la parole rend aussi heureux les interlocuteurs que celle-ci leur fait partager sa vérité.
La mondialisation économique produit une dépotentialisation des démocraties et de l'éducation. L'expérimentation de l'être humain qu'elle promeut ne vise que la satisfaction de ses désirs. Sa capacité à les satisfaire y est légitimée ipso facto comme humaine. La nécessité de l'éduquer disparaît donc dans cette expansion illimitée de ses croyances, de ses désirs et de ses volontés. Les institutions d'éducation s'y découvrent impuissantes à forger une culture humaine. Car en Afrique comme en Europe, l'éducation est focalisée sur l'enseignement scientifique et technologique, elle ne peut donc pas forger une formation culturelle des citoyens à la démocratie. Nous sommes pourtant obligés de recourir au dialogue là où les institutions juridiques, morales et politiques ne règlent plus la vie sociale pour nous et ce dialogue nous oblige à nous donner à nous-mêmes cette formation à l'aide des jugements que nous portons sur nos conditions de vie. Dans ce contexte, seule une montée en puissance de l'éducation peut guérir les démocraties néolibérales de leur volonté de puissance en promouvant l'exercice d'un jugement critique dans ce dialogue.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !