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MUSE OBTUSE
ANDREUCCI ALAIN
CORMIER
18,00 €
Épuisé
EAN :9782875980304
Ce nouveau livre de poésie d'Alain Andreucci, poète discret et profond, et d'une exceptionnelle puissance expressive, emporte le lecteur à la fois par l'originalité et par la présence sensible de ce dont il se saisie à travers la parole poétique. Le poète Yves Bonnefoy aura eu l'occasion de se pencher sur cette poésie lorsqu'il la découvre, et ses propos nous permettent d'apprécier l'importance que cette oeuvre recouvre. Voici ce qu'il en dit : "Et comment lire à travers ces pages ? Comme on écoute la musique, - une certaine musique. Puisque les mots d'Alain Andreucci ne sont pas retenus par leur définition lexicale, puisqu'une indétermination essentielle les fait se retirer de la référence qu'on peut y percevoir, quitte à la renflammer un instant plus loin ; puisqu'ils ne sont ainsi que des évocations partielles, ne donnant à voir que de façon fugitive, les phrases qu'ils constituent, ces poèmes, sont bien un peu comme celles de la musique, par la grâce desquelles il est possible d'entrevoir des objets ou du sentiment, mais en tant que présences plus que figures. On écoute ces poèmes, on écoute à travers eux, c'est en cette écoute que cette réalité se profile, soit par son apparaître comme nature, soit comme fait proprement humain, pulsions, obsessions, passions dont, telle la musique, elle dit l'unité avec le monde physique". Et il ajoute : "A le lire j'en suis venu à penser que la pratique poétique de l'Occident, écriture et vie à la fois, pourrait s'ouvrir à d'autres recherches que celles qu'elle a remarquées en ce siècle au dehors de sa propre tradition. Nous l'avons vu depuis les années 50 s'intéresser à la poésie d'Extrême-Orient, beaucoup de poètes ont tenté d'intérioriser les intuitions du haïku à leur écriture, mais il serait bien qu'elle écoute d'autres paroles, d'autres musiques, pour une expérience non plus de l'illusoire et du vide mais du temps vécu, pleinement vécu, dont les désirs, les attachements, peuvent se faire des voies vers la vérité, eux aussi, dans le ruissellement sous le ciel".
Jean De Herdt (1923-2013) est un personnage historique qui, par son talent exceptionnel, a révolutionné le judo français : Premier Français à accéder au grade de ceinture noire (et aux grades suivants, jusqu'au 6e dan), partenaire du fondateur Jigoro Kano lors de sa visite en France, premier Champion de France (10 titres), premier Champion d'Europe (8 titres)... Ce livre retrace la carrière hors norme de cette figure emblématique du judo français.
7 réalisations prodigieuses emblématiques du monde antique. 7 chefs-d'oeuvre. 7 mystères... Vous croyez tous savoir sur Les 7 Merveilles ? Pourtant, elles n'ont pas révélé tous leurs secrets. 88e édition des Jeux Olympiques (432 av J-C), trois gladiateurs se destinent à combattre dans l'arène du Pancrace. Aurelyos de Mikonos, à la recherche de son fils ; Pantarké d'Olympie, jeune lutteur ambitieux manipulé par ses supérieurs, et Chyonis d'Athènes, sur le point de révéler un complot en lien avec le sculpteur Phidias et le secret de son chef-d'oeuvre, la Statue chryséléphantine de Zeus.
Résumé : Audacieux et solitaire, recherché par tous les hommes de loi, le jeune Tex Willer parcours les contrées sauvages du sud de l'Arizona pour se défendre contre une fausse accusation et éliminer des bandes de desperados et comancheros afin de sauver de jeunes indiennes destinées à être vendues de l'autre côté de la frontière. Il fera la rencontre de son futur frère de sang Cochise, chef des Chiricahuas ! ... Ce titre est accompagné d'un cahier de croquis
Le sentiment de l'exil est un des plus forts qu'on puisse éprouver. Il change le bonheur en mélancolie, les victoires en doutes et les chagrins en répétition. Il accompagne nos travaux, nos voyages, nos amours, nos relations et leur fait prendre une couleur fictive. Il transforme le présent en futur du passé. Le sentiment aigu d'être toujours dans la distance, de ne se sentir en phase avec aucune durée, est compatible avec un instinct de bonheur, une sorte d'animalité de l'esprit. En même temps, ce décalage est propice aux émotions nues. Tout naît de cette dépossession, source de plaisir et de perte à la fois. Elle renouvelle le sens du danger, les joies sèches de la route, les moments d'énergie, les longues périodes d'oubli de soi-même, et les transforme, contre toute attente, en souvenirs miraculeux. Peut-être que l'exil est une des voies d'accès à l'imaginaire poétique. Ou peut-être est-ce simplement un autre nom pour dire la poésie. La poésie invente, ou explore, un monde différent du nôtre : il lui ressemble, c'est la même planète, les mêmes arbres, les mêmes visages. Mais dans le monde jumeau, on éprouve qu'il est possible de vivre. C'est pourquoi l'amour y est si présent. L'exil et la fin de l'exil se trouvent donc en miroir, dans ce carnet qu'on emporte partout avec soi, ce regard en arrière qui recrée soudain l'unité des images perdues et des pensées promises au bûcher. Mers intérieures est un ouvrage aux contours multiples, une forme totalisante qui englobe vers et prose, poésie, narration et méditation, pour évoquer à la fois la peur de vivre et la joie de créer.
Le titre de ce dernier livre du poète Harry Szpilmann peut avoir de quoi étonner le lecteur. Pourtant le terme Fulgor nous est familier sous bien d'autres désignations. S'il signifie éclat ou même splendeur, selon son étymologie latine, il ne laisse pas de doute sur ce que le mot figure lorsqu'il est associé à la signification d'éclat fulgurant, celui de l'éclair. Ce livre composé de textes poétiques courts atteint cette fulgurance de la parole attachée de près à la recherche de l'extrême concentration nécessaire à son expression. Il témoigne comme nul autre d'un travail qui s'opère sur l'usage le plus précis de la langue, lequel devient un véritable travail sur soi-même puisque c'est toute l'expérience de la vie qui s'y trouve approchée, interrogé en quelque sorte. Dans les tous premiers textes du livre, on peut lire ce fragment, dont on peut dire qu'il synthétise ce ton unique que le lecteur est appelé à ressaisir et à s'imprégner tout au long de cette suite poétique : Tout ce que jusqu'alors tu t'imagines avoir conquis : mirages et pâtures de néant. La foudre appelle, mais la flamme est devant. Ainsi l'ensemble de cette suite s'affirme avec force comme un tout, rivé à une économie maximale du déroulé de la parole en s'approchant de la prose sans ne jamais y céder, sans ne jamais s'y enfermer. De ce fait, cette parole à très haute densité poétique ne quitte plus le terrain de la pensée en un tissage entre prose et poésie qui s'impose à chaque moment de son expression. Alors que cette dernière se voit traversée de doutes permanents. Chaque séquence paraît toujours confrontée à l'indétermination de ses relevés, si ce n'est du fait que la vie n'offre pas de but donné d'avance, seulement des chemins à parcourir puisqu'elle est déjà à la poursuite de chemins qui ne peuvent se tracer qu'à chaque avancée. Cette voie poétique ne se décline pas au singulier mais bien à chacun de ses instants au pluriel : ... rien ne s'inscrit sur ta route que l'oppressante opacité de cette blessure sans fond. Plus qu'à simplement lire, ce livre, parce qu'il ralenti la lecture est un livre à méditer, car la langue atteint une profondeur exceptionnelle appelée à interroger le lecteur, tout lecteur : Toi que vivre écartèle et çà et là éblouit, de quelle blessure, de quelle brûlure ton souffle tire-t-il sa légitimité ?
Dès l'ouverture de ce livre, qui est aussi le premier recueil de poésie d'Elodie Simon, le lecteur est immédiatement ébloui par l'inventivité de sa syntaxe, par l'éclat de son lexique, et par l'acuité de sa perception des choses et des événements. D'autant qu'elle refuse d'attribuer d'avance le sens de ce qu'elle approche et cherche à rendre par la parole poétique. Ainsi prend forme une véritable passion pour l'évocation des sensations relevant de la perception du fait de notre simple présence aux lieux, à ce qui les compose et nous les rend quelque peu familiers, là où brûle le feu jamais apaisé de la perception sensible. Cette parole poétique n'hésite pas à se déplacer sur plusieurs terrains à la fois, et simultanément. Le sens de l'étrange dont elle fait preuve se rend disponible à tout événement. Souvent la saisie de ces événements conduit à l'évocation discrète de ce qui remonte de l'enfance, pour ne prendre que cet exemple. Et c'est toute l'expérience individuelle qui se transcende, pour atteindre dans ses assemblages si singuliers une intensité émotionnelle sans ne jamais céder sur cette attention continue et approfondie de la réalité. C'est comme si rien n'échappait à sa mémoire immédiate, au point que les similitudes, les différences et les répétitions dont est faite l'expérience propre de la vie, parviennent à nous faire entendre les mots dans leur nudité où sous les habits d'une fraîcheur retrouvée. Ainsi cette poésie témoigne d'une mutation du regard que nous portons sur le monde, sur l'accélération des bouleversements qui en définissent les singularités toutes actuelles. C'est le constat qui peut être fait de ce qui transforme le sensible, ici porté à la langue poétique. Il suffit, pour prendre la mesure des changements de perspective que l'auteure propose sans l'air d'y toucher de lire ce passage pour s'en rendre compte : de dédales en rameaux / d'errances en gestations / surgi d'imprévus modelages / il habite un lieu / où les traits ne cessent. Cette poésie porte en elle ce refus incessant de prendre retard sur la vie.
En perte, délicieusement est, après Malfeu, le second livre de poésie traduit en langue française de cet auteur néerlandophone dont on peut dire déjà que la traduction relève de la plus haute tenue, saisissante même, si ce n'est par la maîtrise des éléments qui circulent d'une langue à l'autre. Ce livre, par son effet de longue portée qui tient à l'ampleur de ce qu'il explore, est appelé à faire événement, au moins dans les milieux poétiques. Cette écriture n'a rien d'une promenade laissée au hasard. L'auteur déploie une langue poétique avec une rigueur et une lucidité qui ne l'engagent pas moins à chaque instant sur cette voie où l'évocation de l'expérience de vie en sa dimension sensible, en sa venue, en ses battements et ses impulsions autant que ses élans, s'accorde à la puissance des formes de son expression sous les coulées de la conscience de soi. Une perspective sensible où tout concourt à sa constitution, y compris à son moment réflexif où est mis en jeu toute la mémoire, avec ses manques et ses oublis, celle du corps, celle de toute expérience conquise, y compris poétique. Cette poésie n'a absolument pas renoncé à la beauté. Mais non une beauté de forme et de surface, de jeu de langue, mais celle, au-delà du plaisant, d'un savoir intuitif en tant que plaisir, mais un plaisir qui engage toutes les dimensions de l'être, mettant en jeu encore une fois tout le corps, avec tous ses désirs, toutes ses blessures, dont la poésie est issue, et tous ses appels. Ce vers ne laisse pas de doute à ce sujet : Et de s'y être également écorché, / l'invité, l'intrus, celui qui ne soufflait mot. Elle s'attache à faire voir, à faire entendre et à faire sentir la profondeur de l'expérience humaine, ses enjeux et ses vérités. Déjà les premiers vers nous placent dans ces contours et échappées : Ce qui toujours a commencé à notre place / sans ressortir à aucune époque... Ou encore : Il nous faut faire avec ce qui a péri / et demeure... Un livre à lire et à méditer.