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De hautes erres
Simon Elodie
CORMIER
15,00 €
Épuisé
EAN :9782875980199
Dès l'ouverture de ce livre, qui est aussi le premier recueil de poésie d'Elodie Simon, le lecteur est immédiatement ébloui par l'inventivité de sa syntaxe, par l'éclat de son lexique, et par l'acuité de sa perception des choses et des événements. D'autant qu'elle refuse d'attribuer d'avance le sens de ce qu'elle approche et cherche à rendre par la parole poétique. Ainsi prend forme une véritable passion pour l'évocation des sensations relevant de la perception du fait de notre simple présence aux lieux, à ce qui les compose et nous les rend quelque peu familiers, là où brûle le feu jamais apaisé de la perception sensible. Cette parole poétique n'hésite pas à se déplacer sur plusieurs terrains à la fois, et simultanément. Le sens de l'étrange dont elle fait preuve se rend disponible à tout événement. Souvent la saisie de ces événements conduit à l'évocation discrète de ce qui remonte de l'enfance, pour ne prendre que cet exemple. Et c'est toute l'expérience individuelle qui se transcende, pour atteindre dans ses assemblages si singuliers une intensité émotionnelle sans ne jamais céder sur cette attention continue et approfondie de la réalité. C'est comme si rien n'échappait à sa mémoire immédiate, au point que les similitudes, les différences et les répétitions dont est faite l'expérience propre de la vie, parviennent à nous faire entendre les mots dans leur nudité où sous les habits d'une fraîcheur retrouvée. Ainsi cette poésie témoigne d'une mutation du regard que nous portons sur le monde, sur l'accélération des bouleversements qui en définissent les singularités toutes actuelles. C'est le constat qui peut être fait de ce qui transforme le sensible, ici porté à la langue poétique. Il suffit, pour prendre la mesure des changements de perspective que l'auteure propose sans l'air d'y toucher de lire ce passage pour s'en rendre compte : de dédales en rameaux / d'errances en gestations / surgi d'imprévus modelages / il habite un lieu / où les traits ne cessent. Cette poésie porte en elle ce refus incessant de prendre retard sur la vie.
Ceci est le témoignage de tout ce que j'ai vu, et de tout ce que j'ai appris. Je dois noter tout ce que je peux à propos des horreurs qui hantent le monde extérieur. Et si je ne parviens pas à achever ma tâche, servez-vous de ce que vous trouverez ici pour découvrir le reste, car le temps est compté et l'humanité ne sait pas quelles calamités sont sur le point de s'abattre sur elle. QUE LES DIEUX VOUS ACCORDENT DE MOURIR AVANT QUE LES GRANDS ANCIENS REGNENT DE NOUVEAU SUR LA TERRE !" Cet avertissement n'est pas à prendre à la légère. Vous tenez entre vos mains l'édition ultime du terrible Necronomicon, le livre occulte auquel H. P. Lovecraft fait référence à travers toute son oeuvre. Après presque un siècle de spéculations sur son existence, des découvertes effroyables ne laissent plus de place au doute : le Necronomicon existe. Vous trouverez dans ce recueil inédit en France : Les Noms morts : l'histoire secrète du Necronomicon dans tous ses détails, les origines de l'ouvrage maudit et les circonstances de sa découverte et de son édition. Le Necronomicon : la traduction fidèle et intégrale. Le Livre de sorts du Necronomicon : un grimoire pour pratiquer les sciences occultes... à vos risques et périls. Les Portes du Necronomicon : un document qui permet d'en savoir davantage sur les origines des différents rituels décrits dans le Necronomicon et sur les précautions à prendre. Un guide essentiel. Un cahier d'illustrations couleur inspirées par le Necronomicon. Une édition exceptionnelle et indispensable pour tous ceux qui sont prêtsà découvrir ce qui n'aurait jamais dû être rêvé.
Résumé : Lapinou nous fait découvrir un endroit... particulier : l'école des doudous ! Ici, les doudous de toutes sortes, de la mignonne peluche à la chaussette usée, sont formés à être les meilleurs doudous possibles. Cours d'histoire et de théâtre mais aussi cours de douceur et de câlin, formation accélérée : tout est pensé pour qu'ils deviennent les meilleurs amis des enfants !
Résumé : Nouvelle traduction de l'anglais par Simon Baril Sauvé des griffes du tigre aux yeux flamboyants, Shere Khan, par Père Loup et Mère Louve, Mowgli est élevé dans le respect de la Loi de la Jungle. Au fur et à mesure qu'il grandit, l'enfant se lance dans des aventures palpitantes, entouré de créatures inoubliables comme l'ours Baloo, le python Kaa ou la gracieuse panthère noire Bagheera... Jusqu'au jour où, rattrapé par sa nature humaine, Mowgli prend conscience de sa différence, de la dangerosité de la nature sauvage et du goût du sang. S'inspirant d'anciennes fables sur les bêtes et de philosophie bouddhiste, Kipling a créé un mythe sur l'union étroite de l'homme et de la nature, un éternel classique, riche et envoûtant.
Avant Alphonse, personne ne se souvient plus. Mais Alphonse a eu un fils, Eugène. Et Eugène a eu une fille, Marie. Et Marie a eu une fille qui a eu d'autres enfants. Et ceux là ont fait encore d'autres enfants...
Ce livre de Marc Blanchet se présente sous la forme d'un murmure infini qui ne s'adresse pas qu'à lui-même. Ce livre est composé de trois ensembles correspondant à trois mouvements de la parole poétique que désigne chacun de ses moments : "Frères, Forteresse, Roses" . S'agit-il d'achever ou de clôturer, des années après, l'effet de présences différées, celles de présences que l'on ne peut quitter, et qui le seront de toute manière, mais après une sévère prise de conscience, à la suite ou au cours d'une réflexion visant une échappée, si ce n'est pour vivre hors de toute assemblée. Cette suite poétique est saisissante. Venant après ses deux derniers livres de poésie - l'un publié aux éditions de La Lettre volée et intitulé Le Pays, en 2021, le second aux édition Obsidiane et intitulé Triste encore, en 2022 - elle s'accorde au plus intime de la vie sans ne jamais charger la langue de quelque représentation anodine comme c'est souvent le cas dans la poésie actuelle. Ce qui transparaît avec force lorsque l'auteur fait appel à l'évocation, aussi manifeste que discrète, des rapports qu'il laisse deviner tendus avec ceux et celles qui auront accompagné ou qui accompagnent encore les faits de mémoire passés ou du présent à l'instant révoqué. Alors que dans ce livre comme dans ses autres livres il ne laisse jamais un je expressif occuper tout l'espace de la parole au point de saturer son lecteur de lubies d'esthètes. Une part vive de l'enfance se trouve sans doute ici évoquée, certes, mais cette proximité avec ce qu'il désigne par le mot frères, lesquels sont appelés à s'évanouir, de telle sorte que leur retour et leur présence, par et dans la traversée des mots, par la magie de ceux-ci, et surtout par leur si fine association, n'ont plus l'heure d'effrayer. Entendons par là que la distance prise par rapport à ce qui aura été vécu, de l'enfance et de tout ce qu'elle aura porté et transporté, ne laisse place à aucune mélancolie. De plus, la parole poétique de Marc Blanchet, dans ce livre comme dans ses livres de poésie précédents, signale une acuité de la perception qui n'est pas sans rappeler l'oeil, et l'oeuvre, du photographe qui accompagnent toute sa démarche de création. Ce qui sépare les formes abstraites, en apparence, de son expression poétique, marquée par la saisie des expériences marquantes, est si mince que l'affirmation de ses replis et la présence de tout ce qui se tient au dehors de soi, chez lui, ne participe d'aucune complaisance. Cette poésie demeure de bout en bout extrêmement lucide face à la vie. La brièveté de ses poèmes, du fait de leur densité, offre peu d'équivalent dans la poésie contemporaine : J'étais sans parole. // Des heures dans la chambre, / avec l'attente pour collier. / Aboyant pour dire oui. // Et complaire.
Ce livre s'ancre dans la poésie en s'ouvrant sur la rencontre entre deux univers, l'univers musical et mental de Serge Gainsbourg, et l'univers secret de Bambou. Il s'agit d'une fiction poétique autour de ce tandem Serge Gainsbourg-Bambou qui entend moins apporter une pierre de plus au mythe Gainsbourg qu'interroger de façon intimiste les zones de résonance entre deux êtres tendus vers l'extrême. Il n'est point question d'une traversée de l'oeuvre de Gainsbourg mais d'une traversée de son rapport au verbe, aux femmes, à la mort. Le second volet de ce livre offre une suite poétique où l'auteure explore des contraintes de diverses natures - phonétique, syntaxique, stylistique... -, la règle de base importe moins que le bougé qu'elle produit dans l'ensemble du texte. C'est dès lors l'écart qu'elle catalyse à l'intérieur même du récit, les mouvements centrifuges et les effets déstabilisateurs qu'elle induit. Toucher aux conventions par l'inoculation d'une règle altère le poids d'évidence que nous conférons aux premières et dégage le geste constructiviste dont elles sont les retombées. C'est ainsi que l'adoption d'une contrainte déséquilibre le corpus de règles instituées, que l'adjonction d'une loi libère l'aléatoire. Le recours au lipogramme, à l'homophonie... vaut par la redistribution des paysages qu'il provoque. Les opérations de soustraction ou de prolifération de lettres, le transfert de procédés extra-littéraires dans le champ de l'écrit que ce recueil met en oeuvre ne ressortissent donc pas à l'esprit de formalisation, à son seul souci d'explorer les instruments dont il dispose. Il n'est, en effet, de jeu sur la structure qui ne soit un jeu sur l'événement. Il n'est d'intervention sur les codes de base qui ne soit ébranlement de l'agencement en son ensemble. Il se dégage de cet ensemble une sensualité peut commune et qui ne s'enferme pas dans des formules : nous controns l'avancée des souffles de l'enfance / par une danse nuptiale / sexe contre sexe.
La singularité de l'oeuvre poétique de Harry Szpilmann tient à ceci : elle s'accompagne à chaque instant de ses avancées d'une réflexion sur la poésie qui anime ses textes en profondeur. Et cette approche exprime une volonté irréductible de vouloir percer les opacités du monde à la fois sous la forme et par la langue poétique au sens stricte de terme, et par l'utilisation dissimulée, ici, mise au jour, là, de l'aphorisme, c'est-à-dire une volonté de mettre en exergue quelque certitudes infiniment questionnées dans leurs fondements, mais saisie sous une forme brève, incisive, non moins qu'impérieuse. Il y a chez lui quelque chose d'une urgence, ou mieux, d'une rage d'écrire qui n'incarne pas moins une rage de vivre. Chaque poème, jamais fermé sur lui-même, témoigne d'une expérience, ce qui ne lui interdit en aucune manière, bien au contraire, de dialoguer avec elle-même. Genèse et magmas, nous avertit l'auteur, "est traversé de part en part par une même problématique, à savoir la question du poétique". Et il ajoute : "Ne prétendant nullement y apporter de réponse univoque et moins encore définitive, notre office, essentiellement, aura consisté à demeurer au plus proche de l'ouverture suscitée par la question, en habiter la source, et l'avoir absorbée dans la multiplicité des voix qui devraient naître du sortilège". Se tenant à proximité des choses et de la vie, l'auteur accorde une écoute impérieuse à l'infini variété des inattendus, des événements, tout ce qui obligent à réorienter la vie, sa vie ; et à la permanence du désir, cette limpidité de la soif qui accompagne "la promesse du poème à venir" , nous dit-il. Cette poésie est une véritable féérie où les significations de ce qui se tient à la marge et qui revient au coeur de ce que nous sommes afin de donner pleine existence à nos interrogations.
Ce recueil tente de marquer une certaine inadéquation de l'être au monde. Inadaptés au lieu, inaptes à l'autre et séquestrés dans la parole qui est le bruissement de notre espèce. C'est aller nus dans le noir. Reste le poème. Pas le vent de ce qu'on voulait dire, mais la nécessité des failles que les mots maintiennent béantes et du silence auquel ils exhortent.