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L'attrait de la Lune
André Emmanuelle
YELLOW NOW
12,00 €
Épuisé
EAN :9782873404611
L'attraction du cinéma pour la Lune s'exerce depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à l'époque la plus récente qui voit de nombreux films prendre très au sérieux les projets d'installations de bases lunaires. La Lune dessine en effet les frontières d'un territoire cinématographique. La Lune est affaire de regard : elle est ce point lumineux qui perce l'obscurité du ciel, cet oeil capricieux qui préfigure les dispositifs de vision, au premier chef la projection, qui s'est très vite invitée dans la représentation. La Lune est une combinaison d'espace et de temps, tous deux portés à un extrê-me : promesse d'un espace infini et d'un temps en éternel recommencement, elle est devenue le lieu d'une conquête du rêve par la réalité. Cette conquête a laissé des traces, que les films s'approprient. Un jour de l'année 1969, des hommes mar-chent sur la Lune et filment ce qu'ils voient. Ce film inouï, retransmis en direct par la télévision, hante l'Histoire tout autant que les fictions. Si les frontières tracées par la Lune sont poreuses entre les arts, entre les consi-dérations esthétiques et les problèmes scientifiques, entre les enjeux politiques et les questions anthropologiques, le cinéma invente des figures à ces glissements et des modes de perceptions à ces figures. Les quatre parties qui composent ce livre s'intéressent chacune à un problème de cinéma, posé par les films qui représen-tent la Lune : la projection ; la non-coïncidence des durées ; la sidération visuelle ; la modernité mythologique. Après l'année 1972, les hommes ne sont pas retournés sur la Lune qui reste un terrain d'incertitude. En cinéma, la Lune est au contraire l'espace de très prolixes explorations visuelles que les films visitent sans cesse.
Depuis une quinzaine d'années, l'une des représentations du temps se cristallise autour de l'idée d'accélération. Le concept s'est affirmé dans les sciences sociales, en particulier en Allemagne avec H. Rosa, qui a présenté sur un mode alarmiste la " spirale autoalimentée " occidentale. Cette " critique sociale du temps " a rencontré toute une série d'objections venues des sciences politiques (A. Chollet) et de l'anthropologie du rythme et de la poétique. Ce numéro reprend ce thème en le confrontant à notre " régime d'historicité " (Fr. Hartog) et à l'eschatologie (R. Koselleck), à travers divers champs de la représentation (histoire, sciences sociales, cinéma, art et littérature). Autour d'un long article inédit en français de R. Koselleck, le dossier " Accélération " rassemble des entretiens avec A. Chollet, Fr. Hartog et F. Boussouf, et des contributions signées M. Agier, D. Arnaud, C. Coquio, Chr. Delacroix, X. Garnier, M. Goutte, H. Hannouche, D. Henkin, P. Henriet, M. Lagny, M. Larrouture-Poueyto, J. Loehr, A. Markowicz, G. Mazeau, P. Savy, P. O. Schut, S. Wahnich, et D. Zabunyan. La rubrique " Brèves d'histoire " rassemble des études sur la représentation et les usages du passé dans l'actualité récente.
Au cinéma, les insectes fascinent, suscitent la surprise et donnent le goût voir. Loin d'être des présences ornementales ou fortuites, ils véhiculent les puissances plastiques propres au film : modules de couleurs, pratique des proportions, sort des figurants d'arrière-plan, invention du gros plan, mouvements de caméra. Tous les films sont concernés, des productions de genre aux films d'auteur, des fictions aux documentaires, du film expérimental à l'art vidéo... Les modalités qui leur sont propres sont réparties dans ce livre en cinq parties, chacune d'entre elles correspondant à une énigme que l'animal pose aux films : l'énigme de la distance, l'énigme de l'illusion, l'énigme de la vision, l'énigme de la nature, l'énigme de l'être humain. Avec l'insecte, c'est tout le visible qui palpite. Suivre ses cheminements demande d'élargir le champ : vers la photographie, la peinture, ou encore l'imagerie scientifique, auxquelles les films empruntent volontiers. L'histoire des arts, la littérature et la philosophie, l'anthropologie et la zoologie ont aussi été sollicitées quand elles aidaient à résoudre les mystères de la nature. Ce volume est traversé par de nombreux documents visuels qui, d'un insecte à l'autre, mouches et araignées, abeilles et moustiques, tiques et papillons, cafards et scarabées, dessinent de singulières trajectoires, optiques et sonore A la manière des traités scientifiques, des planches thématiques tracent d'autres horizons à travers l'histoire des films et des images.
André Emmanuelle ; Palazzolo Claudia ; Siety Emman
La main tient une position symbolique privilégiée par rapport aux autres parties du corps, sa représentation fait l'objet d'un traitement singulier. Sujet du faire artistique, instrument du travail, elle est l'organe original du geste à accomplir; objet d'étude, motif iconographique, la main est en même temps ce en quoi se réfracte le destin humain corps, pensée, désir - qui circule ainsi à travers les arts. Cinéma, danse, photographie, théâtre: pour ces arts de mise en scène et de cadrage du geste, de recréation du corps et de son image, la main de l'homme s'avère comme donnée anthropologique inévitable et, à ce titre, comme foyer et vecteur privilégié d'une réflexion sur l'humanité qui pense, agit et détruit, entre raison et folie. En prenant le parti d'une rencontre entre les oeuvres, les textes qui composent cet ouvrage ont cherché à rendre compte de la modernité de la main, soit des mutations que les gestes recensent, à la croisée de l'histoire, de la technologie et de l'esthétique.
Au cinéma, le téléphone pour ainsi dire crève l'écran. Il y a des téléphones partout - dans le cinéma parlant, dans le cinéma muet - qui englobent tous les genres imaginables, du burlesque au cinéma de complot, de la comédie romantique au cinéma d'horreur, du film d'action au drame psychologique. Sans doute cette prise de conscience de la présence si fréquente du téléphone au cinéma est-elle contemporaine de l'importance que cet instrument de communication a désormais dans nos vies quotidiennes. Aussi, les évolutions technologiques ont toujours entraîné une fascination pour le téléphone chez les cinéastes, parmi les plus grands. Il existe indéniablement une "cinégénie" téléphonique qui est en partie l'objet de ce livre écrit à deux voix, davantage qu'à quatre mains. Si le téléphone a tant inspiré le cinéma, en retour le cinéma rend sensibles, sur un mode à la fois documentaire et fabulé, les transformations que le téléphone a pu produire dans nos existences tout au long de son histoire.
Après des poèmes remarqués et des scénarios pour Andzej Wajda et Roman Polanski (Les Innocents charmeurs, Le Couteau dans l'eau),Jerzy Skolimoski a été le représentant le plus talentueux du jeune cinéma polonais des années 60 avec Signes particuliers : néant, Walkover et Le Départ, salués alors avec admiration par Jean-Luc Godard. En 1967, Haut les mains ! lui vaut de graves problèmes de censure qui le forcent à s'exiler ; il entame une nouvelle carrière plus chaotique, marquée par d'autres grands films (Deep End, Le Cri du sorcier, Travail au noir, Le Bateau-phare, Ferdydurke). Il tourne en Italie, aux Etats-Unis et surtout en Angleterre, en s'adaptant admirablement à des contraintes économiques inconfortables. En 1991, il se retire pour s'adonner totalement à la peinture, qu'il a toujours pratiquée parallèlement au cinéma. Puis en 2008, c'est un très attendu retour avec Quatre Nuits avec Anna, suivi d'Essential Killing, deux films qui le placent à nouveau parmi les cinéastes contemporains les plus importants. Ce livre réunit des admirateurs de longue date de Skolimowski ; il a pour ambition de cerner les modulations d'une oeuvre protéiforme en mêlant entretiens avec le cinéaste, témoignages d'amis et de collaborateurs, mises en perspective historiques et essais critiques. Divisé en quatre parties correspondant aux quatre étapes du parcours de Skolimowski : les premiers films en Pologne (1959-1967) ; l'exil (1967-1991) ; la peinture (1992-2008) ; le retour au cinéma et en Pologne (2008-2012), l'ouvrage forme un ensemble critique très riche où se répondent des points de vues variés.
Le piano n'est pas un objet ordinaire à l'écran. Dans les films habités de sa présence, ce meuble joue un rôle clef, qui éclaire la poétique des cinéastes. Cet essai s'attache à la cinégénie secrète de l'instrument de musique par excellence. On a cherché à identifier quelques figures majeures du piano, telles que de grands auteurs les ont façonnées. Douze haltes ponctuent ce chemin, depuis Max Ophuls et ses pianos-miroir et horloge, Jean Renoir et son piano-boîte à musique, et Jean Grémillon avec son piano-moteur. On rencontre le piano-coeur de Lubitsch, le piano-rêve que partagent Dreyer et Bunuel, le piano-radio de Borzage et le pianopensée de Sirk ; ainsi que le piano-outil d'Hitchcock et le piano-sentiment de McCarey. Enfin, on s'aventure dans les séries du piano-démon (avec Robert Wiene, Karl Freund, John Brahm, Robert Florey et Edmond T. Gréville) et du piano-porte-voix (en compagnie de Roy Rowland, Nicholas Ray, Jean-Claude Guiguet, Robert Bresson, Pier Paolo Pasolini et Jean-Luc Godard), le piano-ange de Jacques Demy demeurant à part. En prélude et postlude, on fête le piano-cinéma d'Oliveira et Grémillon, et le piano-âme d'un trio de poètes d'aujourd'hui : Todd Haynes, Pere Portabella et Peter Sülyi. Après ce voyage, le lecteur ne considérera plus un piano dans un film du même oeil ni de la même oreille, c'est le bonheur qu'on lui souhaite.
Au cinéma, le téléphone pour ainsi dire crève l'écran. Il y a des téléphones partout - dans le cinéma parlant, dans le cinéma muet - qui englobent tous les genres imaginables, du burlesque au cinéma de complot, de la comédie romantique au cinéma d'horreur, du film d'action au drame psychologique. Sans doute cette prise de conscience de la présence si fréquente du téléphone au cinéma est-elle contemporaine de l'importance que cet instrument de communication a désormais dans nos vies quotidiennes. Aussi, les évolutions technologiques ont toujours entraîné une fascination pour le téléphone chez les cinéastes, parmi les plus grands. Il existe indéniablement une "cinégénie" téléphonique qui est en partie l'objet de ce livre écrit à deux voix, davantage qu'à quatre mains. Si le téléphone a tant inspiré le cinéma, en retour le cinéma rend sensibles, sur un mode à la fois documentaire et fabulé, les transformations que le téléphone a pu produire dans nos existences tout au long de son histoire.
Cet ouvrage résolument composite, comme son titre le suggère, s'inscrit dans la suite d'un autre recueil, Twist dans le studio de Velasquez, publié en 1998. Les textes regroupés ici (préfaces, articles, poèmes, récits, embryons de fictions, chansons, entretiens, échanges de mails), ou plus exactement étirés en chapelet, pour une grande majorité de circonstance ou de commande, sont présentés sans retouches (aux corrections d'usage près) par ordre alphabétique. Certains diront peut-être à propos de quelques-uns d'entre eux qu'il s'agit de fonds de tiroir. Absolument ! Et pourquoi le nier ? Je ne cherche pas le moins du monde, en effet, à hiérarchiser ce que j'écris. Par ailleurs, les plus anciens de ces textes ont, de fait, été retrouvés presque par hasard, comme lorsque, ouvrant une malle remplie de vieux papiers, on y découvre des bouts de soi-même oubliés. Leur provenance est indiquée en fin de volume.