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Des mains modernes. Cinéma, danse, photographie, théâtre
André Emmanuelle ; Palazzolo Claudia ; Siety Emman
L'HARMATTAN
34,00 €
Épuisé
EAN :9782296068063
La main tient une position symbolique privilégiée par rapport aux autres parties du corps, sa représentation fait l'objet d'un traitement singulier. Sujet du faire artistique, instrument du travail, elle est l'organe original du geste à accomplir; objet d'étude, motif iconographique, la main est en même temps ce en quoi se réfracte le destin humain corps, pensée, désir - qui circule ainsi à travers les arts. Cinéma, danse, photographie, théâtre: pour ces arts de mise en scène et de cadrage du geste, de recréation du corps et de son image, la main de l'homme s'avère comme donnée anthropologique inévitable et, à ce titre, comme foyer et vecteur privilégié d'une réflexion sur l'humanité qui pense, agit et détruit, entre raison et folie. En prenant le parti d'une rencontre entre les oeuvres, les textes qui composent cet ouvrage ont cherché à rendre compte de la modernité de la main, soit des mutations que les gestes recensent, à la croisée de l'histoire, de la technologie et de l'esthétique.
Lagny Michèle ; André Emmanuelle ; Blümlinger Chri
Ce volume rassemble pour la première fois une série de textes qui ont joué un rôle fondateur pour le développement de la réflexion historique dans le champ du cinéma. Durant près de quarante ans, Michèle Lagny (1938-2018) en a arpenté en tous sens les territoires, des documentaires aux fictions, des films populaires aux oeuvres de création. En historienne rigoureuse animée d'une intense curiosité, elle a contribué dans les années 1980-90 aux débats transatlantiques sur la " New Film History " . C'est toutefois dans son domaine de prédilection - l'étude des " films historiques " (dont ceux de Renoir, Visconti, Allio ou Watkins) -, qu'elle a développé ses propositions les plus stimulantes. Pour Michèle Lagny, seule l'analyse précise des formes permet de découvrir la perception du temps que façonne un film quand il élabore des images du passé.
Au cinéma, les insectes fascinent, suscitent la surprise et donnent le goût voir. Loin d'être des présences ornementales ou fortuites, ils véhiculent les puissances plastiques propres au film : modules de couleurs, pratique des proportions, sort des figurants d'arrière-plan, invention du gros plan, mouvements de caméra. Tous les films sont concernés, des productions de genre aux films d'auteur, des fictions aux documentaires, du film expérimental à l'art vidéo... Les modalités qui leur sont propres sont réparties dans ce livre en cinq parties, chacune d'entre elles correspondant à une énigme que l'animal pose aux films : l'énigme de la distance, l'énigme de l'illusion, l'énigme de la vision, l'énigme de la nature, l'énigme de l'être humain. Avec l'insecte, c'est tout le visible qui palpite. Suivre ses cheminements demande d'élargir le champ : vers la photographie, la peinture, ou encore l'imagerie scientifique, auxquelles les films empruntent volontiers. L'histoire des arts, la littérature et la philosophie, l'anthropologie et la zoologie ont aussi été sollicitées quand elles aidaient à résoudre les mystères de la nature. Ce volume est traversé par de nombreux documents visuels qui, d'un insecte à l'autre, mouches et araignées, abeilles et moustiques, tiques et papillons, cafards et scarabées, dessinent de singulières trajectoires, optiques et sonore A la manière des traités scientifiques, des planches thématiques tracent d'autres horizons à travers l'histoire des films et des images.
Au cinéma, le téléphone pour ainsi dire crève l'écran. Il y a des téléphones partout - dans le cinéma parlant, dans le cinéma muet - qui englobent tous les genres imaginables, du burlesque au cinéma de complot, de la comédie romantique au cinéma d'horreur, du film d'action au drame psychologique. Sans doute cette prise de conscience de la présence si fréquente du téléphone au cinéma est-elle contemporaine de l'importance que cet instrument de communication a désormais dans nos vies quotidiennes. Aussi, les évolutions technologiques ont toujours entraîné une fascination pour le téléphone chez les cinéastes, parmi les plus grands. Il existe indéniablement une "cinégénie" téléphonique qui est en partie l'objet de ce livre écrit à deux voix, davantage qu'à quatre mains. Si le téléphone a tant inspiré le cinéma, en retour le cinéma rend sensibles, sur un mode à la fois documentaire et fabulé, les transformations que le téléphone a pu produire dans nos existences tout au long de son histoire.
André Emmanuelle ; Durafour Jean-Michel ; Vancheri
Il est convenu de considérer l'Italien Cesare Ripa comme le fondateur de l'iconologie à la fin du XVIe siècle, mais l'iconologie moderne a été réinventée par l'historien de l'art allemand Aby Warburg au début du XXe siècle. Cette discipline a pour but d'interpréter le contenu des oeuvres d'art et d'en analyser les conditions de production. Pour la première fois dans cet ouvrage, qui rassemble 42 contributeurs, l'iconologie s'applique de manière systématique à l'univers du cinéma. Sont proposées ici 98 entrées appartenant à 4 catégories : - des objets (le burlesque, le cri, la voix, le zombie, etc.), - des films (2001, l'Odyssée de l'espace, Le Cuirassé Potemkine, Shining, Superman, etc.), - des réalisateurs (Arnaud Desplechin, Jean-Luc Godard, Pier Paolo Pasolini, Tsiai Ming Liang, etc.), - des théoriciens de l'art (Erwin Panofsky, Walter Benjamin, Aby Warburg, etc.) L'ensemble constitue à la fois un outil et une source de réflexion pour tous ceux que passionne l'analyse filmique.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.