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De l'art de raconter n'importe quoi en philosophie
Amselek Paul
DALLOZ
12,00 €
Épuisé
EAN :9782247197224
Une approche critique des cas les plus typiques de "bullshit philosophique" Nos échanges discursifs connaissent un travers, particulièrement répandu aujourd'hui, étiqueté depuis Harry Frankfurt "bullshit" : il consiste à dire très sérieusement n'importe quoi, à "baratiner" , à raconter des balivernes, des fumisteries, du "vent" , sous couvert apparent de décrire ou d'expliquer des données du réel. L'ouvrage de Paul Amselek se propose d'épingler ce travers plus spécialement en philosophie : il évoque, illustrés par quelques exemples, les cas de figures les plus typiques du "bullshit philosophique" (l'esquive, la fuite en avant, l'enfumage et le double langage), tel qu'il sévit en philosophie du droit et de l'éthique, mais aussi en philosophie de la science ; dans ce dernier domaine règne encore sans partage, à l'abri de tout esprit critique, un discours archaïque extravagant relatif à la démarche des savants et aux lois scientifiques, toujours conçues, sans qu'on en ait clairement conscience, sur le modèle des lois juridiques. C'est, en même temps, l'occasion pour l'auteur d'apporter des éclairages nouveaux ou plus décapants sur quelques questions philosophiques cruciales (comme les jugements de valeur, la liberté des interprètes ou le problème classique de l'induction).
Qu'est-ce qui se cache derrière la crise dont tout le monde parle? Ne s'agit-il pas d'une crise profonde du sens? Crise identitaire du sujet "formaté" par une société vouée au culte de la raison, de la maîtrise et de l'évaluation, dans le fantasme de toute puissance et une course compulsive à l'avoir, au consommer vite, au jouir illusoire et éphémère. Addictions à l'image, au sexe, aux antidépresseurs, aux drogues de toutes sortes; mais aussi délinquance, solitude affective, dépression, troubles d'identité, perte d'âme sont devenus aujourd'hui les maux courants. Face à ce nouveau contexte, l'auteur pointe l'absence majeure du corps et de la spiritualité dans la pratique analytique contemporaine et se rebelle contre les intellectuels de la psychanalyse et de l'antipsychanalyse, qui érigent des théories incertaines. Il propose pour la "psychanalyse du XXIe siècle" un autre abord, transcorporel et spirituel, centré sur le dispositif d'écoute, issu de l'innovation et de la subversion freudiennes, qui n'existe dans aucune autre pratique psy et qui facilite l'extension de ce "supplément d'âme" cher à Bergson. Il nous dévoile en même temps son propre parcours atypique.
Résumé : La philosophie du droit ne se développe pas - ne s'est jamais développée en vase clos. Elle se nourrit de l'air du temps. La philosophie positiviste du XIXe siècle s'est traduit au niveau de la pensée juridique, d'une part, par l'ambitieuse visée - qui a depuis fait long feu - d'une "élaboration scientifique" du droit et, d'autre part, par le courant - plus vivace - du "positivisme juridique" prétendant reconnaître à la théorie dogmatique du droit la même essence et le même statut, et en particulier les mêmes obligations de "réalisme" et "d'objectivité", qu'aux sciences de la nature. Il était normal que les nouvelles conceptions "postpositivistes" qui se sont formées au cours des dernières décennies au sujet de la science, de la relativité de ses démarches et de ses résultats, de la non-neutralité, de l'opacité et du "constructivisme" de sa médiation, fassent jaillir de nouveaux débats sur la prétention à la scientificité de la théorie du droit : la réflexion épistémologique est, de fait, l'un des grands chapitres de la philosophie du droit à l'ordre du jour. Dans le cadre de son séminaire international de l'année 1992-1993, le Centre de Philosophie du Droit de l'Université Panthéon-Assas (Paris II) a convié à débattre sur ce terrain quelques-uns parmi les plus éminents philosophes et juristes européens : leurs contributions, qui se trouvent rassemblées dans le présent ouvrage, constituent une somme très riche et dont l'importance, tant pour la pensée juridique que pour la pensée scientifique elle-même, ne saurait échapper. RA.
Les règles ne correspondent pas à un certain registre d?énoncés; ce sont des outils mentaux, affectés à rendre des services spécifiques et qui s?inscrivent dans la panoplie des instruments en tous genres utilisés par les hommes: telle est l?idée phare de cet ouvrage. Au-delà de la théorie du droit, les analyses originales et minutieuses exposées concernent également la théorie de l?éthique et la théorie de la science, qui ont aussi affaire à des règles ou « lois » et qui en sont aussi restées à des vues sommaires bien peu satisfaisantes. En particulier, ces analyses mettent en lumière l?usage incongru de l?utilitaire éthique dans le domaine scientifique, les lois théoriques construites par le savant étant insidieusement assimilées à des règles pratiques « gouvernant » le monde, auxquelles la nature aurait à « obéir ».L?ouvrage explore, par ailleurs, les perspectives pragmatiques que la théorie des actes de langage ouvre à la théorie du droit: notamment, « édicter » du droit ne consiste pas à « dire » des règles, mais à prescrire leur observance; bien des faux problèmes découlent de ce que l?idée de prescriptif est confondue avec celle de normatif et aplatie en elle. Après un examen comparatif de l?interprétation des textes juridiques, des textes littéraires et théâtraux et des textes sacrés, l?ouvrage aborde la question cruciale, fort débattue, de la liberté de l?interprète juridique. Il propose une nouvelle approche renvoyant dos à dos les thèses « objectivistes » et les thèses « subjectivistes ».Prix Dupin Aîné 2013 décerné par l'Académie des Sciences Morales et Politiques.
Voici un ouvrage qui apporte un nouvel éclairage sur le devenir-mère, donne un sens aux douleurs et aux difficultés de la maternité et nous transmet bon nombre d'idées inédites sur la féminité. Qu'est-ce qui resurgit plus ou moins violemment au moment de traverser cette "expérience de passage"? Quel est le corps-à-corps mère-fille en jeu, dont chacune doit se déprendre pour cesser d'être la fille de sa mère et devenir la mère de son enfant? Pourquoi certaines stérilités sont-elles à respecter pour un temps comme garde-fous? Suffit-il d'être enceinte pour que se déclenche une crise d'identité? Comment les pères peuvent-ils accompagner la maternité de leur femme en y trouvant leur place? Catherine Bergeret-Amselek nous fait partager le travail analytique qu'elle propose aux futures mères ou à toutes celles qui choisissent à leur insu de ne pas le devenir ou de cesser de l'être. "Ce livre est celui d'une psychanalyste, très proche de l'éprouver intime de la femme et de la mère, très engagée et souvent polémique, qui n'hésite pas à mettre en cause l'approche médicale, sociologique et psychologique de la maternité, telle qu'elle est vécue aujourd'hui" Joyce McDougall
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.
Résumé : Cet ouvrage se veut une présentation générale et renouvelée de l'argumentation juridique, ne se limitant pas au droit français et pulsant volontiers au système de common law ou au droit talmudique. De nombreux arguments sont analysés et illustrés les arguments a pari, a contrario, a fortiori, mais également les présomptions, les standards, les principes non écrits. En outre, une place est faite à des procédés moins connus, comme l'obiter dictum, les perspectives ex post et ex ante, les lectures de re et de dicto, l'effet utile, le distinguishing. L'approche proposée ici est pragmatique, dans l'esprit de Chaïm Perelman et de l'Ecole de Bruxelles : les notions de formalisme, d'arbitraire, de fiction, de présomption, de sens littéral, sont étudiées sous l'angle du rôle pragmatique que ces procédés jouent dans l'argumentation et non de manière décontextualisée. L'ouvrage sera utile tant à l'étudiant en droit qu'au praticien expérimenté de l'argumentation juridique. Un glossaire rend son maniement plus facile.
Le texte intégral de la Convention européenne des droits de l'Homme Signée le 4 novembre 1950, entrée en vigueur le 3 septembre 1953, la Convention européenne des droits de l'Homme, inspirée par la Déclaration universelle des droit de l'Homme de 1948, est aujourd'hui le modèle le plus perfectionné de garantie effective des droits de l'Homme, par le contrôle judiciaire du respect de leurs droits. Il s'agissait d'établir un ordre public des démocraties d'Europe . L'originalité du système résidait dans son caractère évolutif et souple, qui a été progressivement renforcé à travers les réformes successives. La Convention a eu un indéniable effet d'entraînement de l'ensemble des pays européens pour une meilleure défense des droits de l'Homme.