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Architecture et ethnographie au XIXe siècle. Lectures des conférences de la Société centrale des arc
Amougou Emmanuel ; Maurice Yvon ; Bocage François-
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782296054318
Le champ de production architecturale qui s'est formé au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle en France et au-delà a été caractérisé, entre autres choses, aussi bien par des luttes de reconnaissance du métier que par le contrôle des effets que devaient produire les interdépendances avec d'autres champs sociaux: le champ politique, le champ scientifique ou universitaire, le champ technique, le champ esthétique, etc. La création de La Société Centrale des Architectes Français en 1940 constitue, sans aucun doute, un des actes décisifs de ses fondateurs en vue non seulement de promouvoir l'architecture française d'alors, mais également de le doter d'une véritable dimension à la fois sociale, culturelle et humaine pourrait-on dire. Un acte qui devait s'objectiver au travers des expositions, des conférences, des colloques, etc., avec pour support, - entre autres -: leur "Journal". C'est dans ce contexte qu'il est souhaitable de re-situer les Conférences que contient ce petit ouvrage qui entend, modestement en tout cas, contribuer à la compréhension des logiques qui sont au principe des relations que l'architecture, en tant que pratique fondamentalement sociale, entretient avec d'autres pratiques. Pour les auteurs de ces Conférences dont nous restituons les contenus ici, nul doute que la conception qu'ils se faisaient de l'architecture reposait sur un aveu implicite: elle est déterminée autant qu'elle est déterminante dans une formation sociale spécifique. La dimension ethnographique voire anthropologique permet d'explorer cet implicite. Biographie: Emmanuel Amougou est sociologue et enseignant-chercheur à l'École Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage de Bordeaux. Membre de l'Équipe de Recherche "Production de la Ville et Patrimoine" - UMR n° 5185 CNRS - ADES, il entreprend ses recherches sur les questions relatives au patrimoine architectural. Vient de paraître, Les Grands Ensembles. Un patrimoine paradoxal Préface de Francis Cuillier, Grand Prix de l'Urbanisme 2006, Éditions L'Harmattan, Collection "Logiques Sociales", Paris 2007.
En 2007, Nathalie Franck et Yves Ballot sont devenus lauréats de la 25e édition du Prix de l'Equerre d'Argent, suite à leur projet de restructuration et d'extension du groupe scolaire Nuyens, dans le quartier de la Bastide à Bordeaux. Ville dans laquelle ils exercent leurs métiers d'architectes libéraux et d'enseignants titulaires à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage. Pour nos deux architectes, mais aussi pour la profession et la ville de Bordeaux, l'événement était sans doute de taille. Et les médias, locaux ou nationaux, ne s'en sont pas privés. Comme toute consécration, cette attribution de l'Equerre d'Argent 2007 ne fit pas que des heureux. C'est le moins que l'on puisse dire. Ainsi, suite à l'annonce des résultats au mois d'octobre de la même année, un certain nombre de voix se sont fait entendre pour contester le choix du jury de cette édition. Sans prétendre restituer les différentes positions qui se sont exprimées tout au long de la polémique suscitée, nous voudrions livrer ici, au travers d'entretiens, la manière dont les deux récipiendaires ont vécu cette expérience qui agita le champ de production architecturale français d'alors.
Les Grands Ensembles constituent, encore aujourd'hui, un des centres d'intérêts qui alimentent les préoccupations des champs sociaux divers : le champ politico-médiatique, le champ universitaire ou savant, le champ économique, etc. Et l'actualité que nous vivons en France depuis quelque temps ne semble pas démentir cette réalité. En identifiant quotidiennement ces ensembles de logements sociaux, génération après génération, par rapport aux questions sociales qu'ils révèlent ou dont ils font l'objet, tout semble indiquer qu'il leur est pratiquement impossible d'accéder au statut noble de patrimoine architectural, esthétique, historique ou symbolique. Tentant de se démarquer des sentiers classiques sur lesquels reposent les analyses du patrimoine architectural - surtout ancien - l'auteur ose, dans cet ouvrage, restituer sociologiquement les mécanismes sociaux qui obstruent l'élection de ces logements au statut de patrimoine architectural reconnu par tous au même titre que certaines Habitations Bon Marché. Par un travail de questionnement et de description, cet essai, en s'appuyant sur des travaux existants sur la question des Grands Ensembles, entend également contribuer à la remise en débat de la question de la légitimité du patrimoine dit contemporain au-delà de la simple opposition Tradition-Modernité.
L'objet de cet essai est clair. Il s'agit d'une approche sociologique de la réhabilitation du patrimoine architectural ancien comme un nouveau champ de légitimation de la domination des notables et de l'Etat dans l'espace social à base locale ou territoriale. Comme le montre bien la réhabilitation du Foyer du Célibataire de Strasbourg, les interventions sur le cadre bâti ancien mobilisent un ensemble d'agents sociaux, aux logiques et aux stratégies opposées voire contradictoires, dont les pratiques et les conduites engendrent nécessairement des antagonismes ou des conflits autour des enjeux spécifiques. Sans doute, au-delà des apparences et des discours qui s'articulent autour de ces opérations architecturales fort complexes, faut-il y voir une véritable dynamique des transformations sociales. Celles qui s'opèrent non seulement au niveau du pouvoir des différentes catégories de notables mais, également, au niveau des "nouvelles" formes d'encadrement et de domination dont les catégories populaires sont l'objet et parmi lesquelles les célibataires, (chômeurs, Rmistes, intérimaires, manutentionnaires, etc.) constituent la fraction la plus exposée.
Les rapports de domination sociale constituent, sans aucun doute, ceux qui passent les plus inaperçus tant les discours et les pratiques des professionnels, mais également ceux des individus ordinaires, appréhendent les formations urbaines en termes de fatalité. Une représentation fataliste qui s'accentue avec les effets que produit le phénomène de la mondialisation sur les espaces urbanisés. Ne parle-t-on pas de "villes mondiales", "villes mondes" ou de "villes globales"? Face à ces situations qui interpellent les différents champs sociaux (politique, économique, urbanistique et architectural, scientifique et/ou intellectuel, etc.), la mise à contribution des experts en tous genres est devenue une nécessité. Une telle contribution ne peut s'exercer en faisant abstraction du fait que les villes constituent non seulement des lieux de pouvoir, mais aussi de cristallisation spatiale et sociale des différentes formes de domination. Tenter de questionner les implications et investissements des experts issus du champ des sciences sociales, plus particulièrement la sociologie, dans les dispositifs étatiques tels que les politiques de ville ou d'autres, c'est soumettre la réflexivité du chercheur à l'épreuve d'objets de recherche ou d'étude dont il n'est pas l'auteur. C'est à partir de l'analyse de quelques situations que s'est élaborée la problématique de ce que l'on peut entendre par "domination urbaine", qui ne saurait se limiter aux seuls effets que produisent les villes sur les espaces ruraux ou périurbains.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.