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Les grands ensembles. Un patrimoine paradoxal
Amougou Emmanuel ; Cuillier Francis
L'HARMATTAN
17,50 €
Épuisé
EAN :9782296024793
Les Grands Ensembles constituent, encore aujourd'hui, un des centres d'intérêts qui alimentent les préoccupations des champs sociaux divers : le champ politico-médiatique, le champ universitaire ou savant, le champ économique, etc. Et l'actualité que nous vivons en France depuis quelque temps ne semble pas démentir cette réalité. En identifiant quotidiennement ces ensembles de logements sociaux, génération après génération, par rapport aux questions sociales qu'ils révèlent ou dont ils font l'objet, tout semble indiquer qu'il leur est pratiquement impossible d'accéder au statut noble de patrimoine architectural, esthétique, historique ou symbolique. Tentant de se démarquer des sentiers classiques sur lesquels reposent les analyses du patrimoine architectural - surtout ancien - l'auteur ose, dans cet ouvrage, restituer sociologiquement les mécanismes sociaux qui obstruent l'élection de ces logements au statut de patrimoine architectural reconnu par tous au même titre que certaines Habitations Bon Marché. Par un travail de questionnement et de description, cet essai, en s'appuyant sur des travaux existants sur la question des Grands Ensembles, entend également contribuer à la remise en débat de la question de la légitimité du patrimoine dit contemporain au-delà de la simple opposition Tradition-Modernité.
L'objet de cet essai est clair. Il s'agit d'une approche sociologique de la réhabilitation du patrimoine architectural ancien comme un nouveau champ de légitimation de la domination des notables et de l'Etat dans l'espace social à base locale ou territoriale. Comme le montre bien la réhabilitation du Foyer du Célibataire de Strasbourg, les interventions sur le cadre bâti ancien mobilisent un ensemble d'agents sociaux, aux logiques et aux stratégies opposées voire contradictoires, dont les pratiques et les conduites engendrent nécessairement des antagonismes ou des conflits autour des enjeux spécifiques. Sans doute, au-delà des apparences et des discours qui s'articulent autour de ces opérations architecturales fort complexes, faut-il y voir une véritable dynamique des transformations sociales. Celles qui s'opèrent non seulement au niveau du pouvoir des différentes catégories de notables mais, également, au niveau des "nouvelles" formes d'encadrement et de domination dont les catégories populaires sont l'objet et parmi lesquelles les célibataires, (chômeurs, Rmistes, intérimaires, manutentionnaires, etc.) constituent la fraction la plus exposée.
La production des connaissances sociologiques sur des objets socialement et historiquement construits comporte des risques : interprétation et falsification du sens ; instrumentalisation pour des besoins pratiques et/ou opérationnels ; conversion d'une posture réflexive en dogme ; etc. Et dans la mesure où les catégories patrimoniales sont fondamentalement liées aux rapports sociaux et aux représentations que les individus construisent et entretiennent - arbitrairement - pour des raisons diverses, un regard sociologique sur cette conduite a toutes les chances d'être en décalage avec les représentations communes. La posture réflexive des sciences sociales devrait contribuer à objectiver la mythologie patrimoniale au risque de la renforcer, volontairement ou involontairement. Cet ouvrage, fondé sur les rapports que les sciences sociales entretiennent avec les questions patrimoniales dans nos sociétés modernes, tente de mettre au jour non seulement l'inconscient intellectuel et/ou professionnel que les spécialistes du patrimoine investissent dans la construction et la reproduction des types de patrimoine, mais aussi les effets que ces derniers engendrent sur la compréhension de ce phénomène de plus en plus complexe.
Les populations immigrées, ou plus précisément les fractions des diasporas mobilisées sur le territoire hexagonal ou ailleurs, entretiennent les mêmes croyances aux appartenances - fictives ou réelles - à base ethnique. Celles-ci constituent un des ressorts essentiels des mobilisations et revendications collectives ou individuelles caractéristiques de ces populations. Ce sont les mécanismes et les pratiques liées à ces imaginaires, presque massivement partagés, que tente d'explorer cet ouvrage.
Si l'on entend par "étalements urbains" les formes et processus d'extension des espaces et des mobilités sociales qui les accompagnent, une telle considération ne saurait suffire à rendre compte de l'ensemble des mécanismes sociaux sur lesquels reposent ces processus, sans une véritable analyse critique. Les villes peuvent-elles véritablement s'étaler comme une tache d'huile? Telle est la question centrale que tentent d'éclairer les propos contenus dans cet ouvrage. Les villes, ou plus généralement les espaces urbains, constituent des formations sociales et spatiales dont les constructions et les évolutions obéissent à des processus interdépendants. Privilégier cette hypothèse, c'est sans doute considérer les phénomènes d'"étalement urbain" comme effets, et non comme causes des transformations qui caractérisent nos villes depuis plus d'une vingtaine d'années. Pourtant articulées entre les univers politique, économique, social et technique, la maîtrise et la compréhension de ces "étalements", en Gironde comme ailleurs, semblent échapper aux compétences locales mobilisées tant les outils et les stratégies utilisés ne s'appuient que de manière relative sur une approche objective des mécanismes à l'oeuvre. Examiner le phénomène d'"étalement urbain", en intégrant la parole d'autres agents du champ social à base locale, c'est tenter de mettre en évidence les spécificités territoriales et les enjeux à la fois économiques, politiques et sociaux dont les effets activent ou consolident les phénomènes observés.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.