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Etalements urbains. Critique sociale d'une fatalité spatiale
Amougou Emmanuel ; Weber Benedicht
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296133495
Si l'on entend par "étalements urbains" les formes et processus d'extension des espaces et des mobilités sociales qui les accompagnent, une telle considération ne saurait suffire à rendre compte de l'ensemble des mécanismes sociaux sur lesquels reposent ces processus, sans une véritable analyse critique. Les villes peuvent-elles véritablement s'étaler comme une tache d'huile? Telle est la question centrale que tentent d'éclairer les propos contenus dans cet ouvrage. Les villes, ou plus généralement les espaces urbains, constituent des formations sociales et spatiales dont les constructions et les évolutions obéissent à des processus interdépendants. Privilégier cette hypothèse, c'est sans doute considérer les phénomènes d'"étalement urbain" comme effets, et non comme causes des transformations qui caractérisent nos villes depuis plus d'une vingtaine d'années. Pourtant articulées entre les univers politique, économique, social et technique, la maîtrise et la compréhension de ces "étalements", en Gironde comme ailleurs, semblent échapper aux compétences locales mobilisées tant les outils et les stratégies utilisés ne s'appuient que de manière relative sur une approche objective des mécanismes à l'oeuvre. Examiner le phénomène d'"étalement urbain", en intégrant la parole d'autres agents du champ social à base locale, c'est tenter de mettre en évidence les spécificités territoriales et les enjeux à la fois économiques, politiques et sociaux dont les effets activent ou consolident les phénomènes observés.
En 2007, Nathalie Franck et Yves Ballot sont devenus lauréats de la 25e édition du Prix de l'Equerre d'Argent, suite à leur projet de restructuration et d'extension du groupe scolaire Nuyens, dans le quartier de la Bastide à Bordeaux. Ville dans laquelle ils exercent leurs métiers d'architectes libéraux et d'enseignants titulaires à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage. Pour nos deux architectes, mais aussi pour la profession et la ville de Bordeaux, l'événement était sans doute de taille. Et les médias, locaux ou nationaux, ne s'en sont pas privés. Comme toute consécration, cette attribution de l'Equerre d'Argent 2007 ne fit pas que des heureux. C'est le moins que l'on puisse dire. Ainsi, suite à l'annonce des résultats au mois d'octobre de la même année, un certain nombre de voix se sont fait entendre pour contester le choix du jury de cette édition. Sans prétendre restituer les différentes positions qui se sont exprimées tout au long de la polémique suscitée, nous voudrions livrer ici, au travers d'entretiens, la manière dont les deux récipiendaires ont vécu cette expérience qui agita le champ de production architecturale français d'alors.
Au moment où les résultats des luttes de libération de la femme suscitent de nouvelles interrogations en Europe, quel regard peut-on porter sur l'émancipation de la femme africaine aujourd'hui ? Au-delà du voile de la consommation de masse et de la recherche des solutions vitales nécessaires aux détresses sociales, un regard sur la condition des femmes noires en France ou en Afrique implique une autre lecture. Celle qui s'appuie sur la mise à jour des pesanteurs sociales dont les effets conduisent les Afro-métropolitaines à revendiquer inconsciemment leur dépendance par rapport aux hommes. Une telle attitude ne peut qu'amener les Africaines à transformer les conditions objectives de leur émancipation en stratégies d'affirmation de leur " identité féminine " à l'intérieur de l'espace qui s'est historiquement construit sur et autour de leur féminité.
L'objet de cet essai est clair. Il s'agit d'une approche sociologique de la réhabilitation du patrimoine architectural ancien comme un nouveau champ de légitimation de la domination des notables et de l'Etat dans l'espace social à base locale ou territoriale. Comme le montre bien la réhabilitation du Foyer du Célibataire de Strasbourg, les interventions sur le cadre bâti ancien mobilisent un ensemble d'agents sociaux, aux logiques et aux stratégies opposées voire contradictoires, dont les pratiques et les conduites engendrent nécessairement des antagonismes ou des conflits autour des enjeux spécifiques. Sans doute, au-delà des apparences et des discours qui s'articulent autour de ces opérations architecturales fort complexes, faut-il y voir une véritable dynamique des transformations sociales. Celles qui s'opèrent non seulement au niveau du pouvoir des différentes catégories de notables mais, également, au niveau des "nouvelles" formes d'encadrement et de domination dont les catégories populaires sont l'objet et parmi lesquelles les célibataires, (chômeurs, Rmistes, intérimaires, manutentionnaires, etc.) constituent la fraction la plus exposée.
La production des connaissances sociologiques sur des objets socialement et historiquement construits comporte des risques : interprétation et falsification du sens ; instrumentalisation pour des besoins pratiques et/ou opérationnels ; conversion d'une posture réflexive en dogme ; etc. Et dans la mesure où les catégories patrimoniales sont fondamentalement liées aux rapports sociaux et aux représentations que les individus construisent et entretiennent - arbitrairement - pour des raisons diverses, un regard sociologique sur cette conduite a toutes les chances d'être en décalage avec les représentations communes. La posture réflexive des sciences sociales devrait contribuer à objectiver la mythologie patrimoniale au risque de la renforcer, volontairement ou involontairement. Cet ouvrage, fondé sur les rapports que les sciences sociales entretiennent avec les questions patrimoniales dans nos sociétés modernes, tente de mettre au jour non seulement l'inconscient intellectuel et/ou professionnel que les spécialistes du patrimoine investissent dans la construction et la reproduction des types de patrimoine, mais aussi les effets que ces derniers engendrent sur la compréhension de ce phénomène de plus en plus complexe.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.