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La réhabilitation du patrimoine architectural. Une analyse sociologique de la domination des notable
Amougou Emmanuel
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782747502351
L'objet de cet essai est clair. Il s'agit d'une approche sociologique de la réhabilitation du patrimoine architectural ancien comme un nouveau champ de légitimation de la domination des notables et de l'Etat dans l'espace social à base locale ou territoriale. Comme le montre bien la réhabilitation du Foyer du Célibataire de Strasbourg, les interventions sur le cadre bâti ancien mobilisent un ensemble d'agents sociaux, aux logiques et aux stratégies opposées voire contradictoires, dont les pratiques et les conduites engendrent nécessairement des antagonismes ou des conflits autour des enjeux spécifiques. Sans doute, au-delà des apparences et des discours qui s'articulent autour de ces opérations architecturales fort complexes, faut-il y voir une véritable dynamique des transformations sociales. Celles qui s'opèrent non seulement au niveau du pouvoir des différentes catégories de notables mais, également, au niveau des "nouvelles" formes d'encadrement et de domination dont les catégories populaires sont l'objet et parmi lesquelles les célibataires, (chômeurs, Rmistes, intérimaires, manutentionnaires, etc.) constituent la fraction la plus exposée.
Si l'on entend par "étalements urbains" les formes et processus d'extension des espaces et des mobilités sociales qui les accompagnent, une telle considération ne saurait suffire à rendre compte de l'ensemble des mécanismes sociaux sur lesquels reposent ces processus, sans une véritable analyse critique. Les villes peuvent-elles véritablement s'étaler comme une tache d'huile? Telle est la question centrale que tentent d'éclairer les propos contenus dans cet ouvrage. Les villes, ou plus généralement les espaces urbains, constituent des formations sociales et spatiales dont les constructions et les évolutions obéissent à des processus interdépendants. Privilégier cette hypothèse, c'est sans doute considérer les phénomènes d'"étalement urbain" comme effets, et non comme causes des transformations qui caractérisent nos villes depuis plus d'une vingtaine d'années. Pourtant articulées entre les univers politique, économique, social et technique, la maîtrise et la compréhension de ces "étalements", en Gironde comme ailleurs, semblent échapper aux compétences locales mobilisées tant les outils et les stratégies utilisés ne s'appuient que de manière relative sur une approche objective des mécanismes à l'oeuvre. Examiner le phénomène d'"étalement urbain", en intégrant la parole d'autres agents du champ social à base locale, c'est tenter de mettre en évidence les spécificités territoriales et les enjeux à la fois économiques, politiques et sociaux dont les effets activent ou consolident les phénomènes observés.
Si, de toute évidence, le " métissage " continue de poser problème, indépendamment de tous les efforts d'explication qui sont déployés dans les différents champs de recherche, c'est parce qu'il relève avant tout des logiques fondamentalement idéologiques. C'est-à-dire d'un ensemble de représentations socialement et historiquement constituées qui, en s'institutionnalisant ont généré des conduites et des pratiques nécessaires à la justification des logiques de différenciation, de stigmatisation, de subordination, d'exclusion et de domination des individus considérés comme métis autant que ceux dont ils sont issus. Surtout si ces derniers appartiennent à des groupes sociaux dominés. C'est dire en effet combien tout effort d'explication du phénomène du métissage - " biologique " ou " culturel " - doit s'appuyer sur les rapports sociaux qui le génèrent à un moment donné au cours de l'histoire d'une formation sociale. C'est aussi souligner combien un tel investissement devrait rendre compte des formes de domination, surtout symbolique, que les métis eux-mêmes peuvent être tentés de reproduire, consciemment ou inconsciemment, en fonction de leur position sociale et/ou des enjeux dans lesquels ils peuvent être impliqués.
En 2007, Nathalie Franck et Yves Ballot sont devenus lauréats de la 25e édition du Prix de l'Equerre d'Argent, suite à leur projet de restructuration et d'extension du groupe scolaire Nuyens, dans le quartier de la Bastide à Bordeaux. Ville dans laquelle ils exercent leurs métiers d'architectes libéraux et d'enseignants titulaires à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage. Pour nos deux architectes, mais aussi pour la profession et la ville de Bordeaux, l'événement était sans doute de taille. Et les médias, locaux ou nationaux, ne s'en sont pas privés. Comme toute consécration, cette attribution de l'Equerre d'Argent 2007 ne fit pas que des heureux. C'est le moins que l'on puisse dire. Ainsi, suite à l'annonce des résultats au mois d'octobre de la même année, un certain nombre de voix se sont fait entendre pour contester le choix du jury de cette édition. Sans prétendre restituer les différentes positions qui se sont exprimées tout au long de la polémique suscitée, nous voudrions livrer ici, au travers d'entretiens, la manière dont les deux récipiendaires ont vécu cette expérience qui agita le champ de production architecturale français d'alors.
La production des connaissances sociologiques sur des objets socialement et historiquement construits comporte des risques : interprétation et falsification du sens ; instrumentalisation pour des besoins pratiques et/ou opérationnels ; conversion d'une posture réflexive en dogme ; etc. Et dans la mesure où les catégories patrimoniales sont fondamentalement liées aux rapports sociaux et aux représentations que les individus construisent et entretiennent - arbitrairement - pour des raisons diverses, un regard sociologique sur cette conduite a toutes les chances d'être en décalage avec les représentations communes. La posture réflexive des sciences sociales devrait contribuer à objectiver la mythologie patrimoniale au risque de la renforcer, volontairement ou involontairement. Cet ouvrage, fondé sur les rapports que les sciences sociales entretiennent avec les questions patrimoniales dans nos sociétés modernes, tente de mettre au jour non seulement l'inconscient intellectuel et/ou professionnel que les spécialistes du patrimoine investissent dans la construction et la reproduction des types de patrimoine, mais aussi les effets que ces derniers engendrent sur la compréhension de ce phénomène de plus en plus complexe.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.