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Propos sur le métissage. Aux générations de l'An 2000
Amougou Emmanuel
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782747502313
Si, de toute évidence, le " métissage " continue de poser problème, indépendamment de tous les efforts d'explication qui sont déployés dans les différents champs de recherche, c'est parce qu'il relève avant tout des logiques fondamentalement idéologiques. C'est-à-dire d'un ensemble de représentations socialement et historiquement constituées qui, en s'institutionnalisant ont généré des conduites et des pratiques nécessaires à la justification des logiques de différenciation, de stigmatisation, de subordination, d'exclusion et de domination des individus considérés comme métis autant que ceux dont ils sont issus. Surtout si ces derniers appartiennent à des groupes sociaux dominés. C'est dire en effet combien tout effort d'explication du phénomène du métissage - " biologique " ou " culturel " - doit s'appuyer sur les rapports sociaux qui le génèrent à un moment donné au cours de l'histoire d'une formation sociale. C'est aussi souligner combien un tel investissement devrait rendre compte des formes de domination, surtout symbolique, que les métis eux-mêmes peuvent être tentés de reproduire, consciemment ou inconsciemment, en fonction de leur position sociale et/ou des enjeux dans lesquels ils peuvent être impliqués.
Si l'on entend par "étalements urbains" les formes et processus d'extension des espaces et des mobilités sociales qui les accompagnent, une telle considération ne saurait suffire à rendre compte de l'ensemble des mécanismes sociaux sur lesquels reposent ces processus, sans une véritable analyse critique. Les villes peuvent-elles véritablement s'étaler comme une tache d'huile? Telle est la question centrale que tentent d'éclairer les propos contenus dans cet ouvrage. Les villes, ou plus généralement les espaces urbains, constituent des formations sociales et spatiales dont les constructions et les évolutions obéissent à des processus interdépendants. Privilégier cette hypothèse, c'est sans doute considérer les phénomènes d'"étalement urbain" comme effets, et non comme causes des transformations qui caractérisent nos villes depuis plus d'une vingtaine d'années. Pourtant articulées entre les univers politique, économique, social et technique, la maîtrise et la compréhension de ces "étalements", en Gironde comme ailleurs, semblent échapper aux compétences locales mobilisées tant les outils et les stratégies utilisés ne s'appuient que de manière relative sur une approche objective des mécanismes à l'oeuvre. Examiner le phénomène d'"étalement urbain", en intégrant la parole d'autres agents du champ social à base locale, c'est tenter de mettre en évidence les spécificités territoriales et les enjeux à la fois économiques, politiques et sociaux dont les effets activent ou consolident les phénomènes observés.
La production des connaissances sociologiques sur des objets socialement et historiquement construits comporte des risques : interprétation et falsification du sens ; instrumentalisation pour des besoins pratiques et/ou opérationnels ; conversion d'une posture réflexive en dogme ; etc. Et dans la mesure où les catégories patrimoniales sont fondamentalement liées aux rapports sociaux et aux représentations que les individus construisent et entretiennent - arbitrairement - pour des raisons diverses, un regard sociologique sur cette conduite a toutes les chances d'être en décalage avec les représentations communes. La posture réflexive des sciences sociales devrait contribuer à objectiver la mythologie patrimoniale au risque de la renforcer, volontairement ou involontairement. Cet ouvrage, fondé sur les rapports que les sciences sociales entretiennent avec les questions patrimoniales dans nos sociétés modernes, tente de mettre au jour non seulement l'inconscient intellectuel et/ou professionnel que les spécialistes du patrimoine investissent dans la construction et la reproduction des types de patrimoine, mais aussi les effets que ces derniers engendrent sur la compréhension de ce phénomène de plus en plus complexe.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.