Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De la domination urbaine. Réflexion sur les expertises sociales
Amougou Emmanuel
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782343112282
Les rapports de domination sociale constituent, sans aucun doute, ceux qui passent les plus inaperçus tant les discours et les pratiques des professionnels, mais également ceux des individus ordinaires, appréhendent les formations urbaines en termes de fatalité. Une représentation fataliste qui s'accentue avec les effets que produit le phénomène de la mondialisation sur les espaces urbanisés. Ne parle-t-on pas de "villes mondiales", "villes mondes" ou de "villes globales"? Face à ces situations qui interpellent les différents champs sociaux (politique, économique, urbanistique et architectural, scientifique et/ou intellectuel, etc.), la mise à contribution des experts en tous genres est devenue une nécessité. Une telle contribution ne peut s'exercer en faisant abstraction du fait que les villes constituent non seulement des lieux de pouvoir, mais aussi de cristallisation spatiale et sociale des différentes formes de domination. Tenter de questionner les implications et investissements des experts issus du champ des sciences sociales, plus particulièrement la sociologie, dans les dispositifs étatiques tels que les politiques de ville ou d'autres, c'est soumettre la réflexivité du chercheur à l'épreuve d'objets de recherche ou d'étude dont il n'est pas l'auteur. C'est à partir de l'analyse de quelques situations que s'est élaborée la problématique de ce que l'on peut entendre par "domination urbaine", qui ne saurait se limiter aux seuls effets que produisent les villes sur les espaces ruraux ou périurbains.
Si l'auteur s'intéresse à la situation des étudiants noirs d'Afrique en France ou d'ailleurs. c'est davantage pour s'opposer à deux attitudes devenues naturelles : la culpabilisation permanente de la France par les Africains et la légitimation des pratiques et discours des Africanistes. C'est sans doute au cours de leurs itinéraires universitaires — AFRIQUE - FRANCE - AFRIQUE — que se construit la médiocrité qui accompagne une bonne partie de ces étudiants noirs. Une lecture des comportements liés à ce parcours doit rompre courageusement avec les prêts-à-penser idéologiques qui inclinent les diplômés africains à justifier l'injustifiable.
Amougou Emmanuel ; Maurice Yvon ; Bocage François-
Le champ de production architecturale qui s'est formé au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle en France et au-delà a été caractérisé, entre autres choses, aussi bien par des luttes de reconnaissance du métier que par le contrôle des effets que devaient produire les interdépendances avec d'autres champs sociaux: le champ politique, le champ scientifique ou universitaire, le champ technique, le champ esthétique, etc. La création de La Société Centrale des Architectes Français en 1940 constitue, sans aucun doute, un des actes décisifs de ses fondateurs en vue non seulement de promouvoir l'architecture française d'alors, mais également de le doter d'une véritable dimension à la fois sociale, culturelle et humaine pourrait-on dire. Un acte qui devait s'objectiver au travers des expositions, des conférences, des colloques, etc., avec pour support, - entre autres -: leur "Journal". C'est dans ce contexte qu'il est souhaitable de re-situer les Conférences que contient ce petit ouvrage qui entend, modestement en tout cas, contribuer à la compréhension des logiques qui sont au principe des relations que l'architecture, en tant que pratique fondamentalement sociale, entretient avec d'autres pratiques. Pour les auteurs de ces Conférences dont nous restituons les contenus ici, nul doute que la conception qu'ils se faisaient de l'architecture reposait sur un aveu implicite: elle est déterminée autant qu'elle est déterminante dans une formation sociale spécifique. La dimension ethnographique voire anthropologique permet d'explorer cet implicite. Biographie: Emmanuel Amougou est sociologue et enseignant-chercheur à l'École Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage de Bordeaux. Membre de l'Équipe de Recherche "Production de la Ville et Patrimoine" - UMR n° 5185 CNRS - ADES, il entreprend ses recherches sur les questions relatives au patrimoine architectural. Vient de paraître, Les Grands Ensembles. Un patrimoine paradoxal Préface de Francis Cuillier, Grand Prix de l'Urbanisme 2006, Éditions L'Harmattan, Collection "Logiques Sociales", Paris 2007.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.