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Philosophie du sous-sol. Hypothèses sur le dernier Foucault...
Amato Pierandrea
P.I.E. P. LANG
40,40 €
Épuisé
EAN :9782875744517
Michel Foucault, de la fin des années 1970 au début des années 1980, au moment oùle primat de la production cède le pas au primat de la consommation, sublime lesproblèmes politiques actuels en menant une vaste enquête sur les dilemmes propresà l'éthique classique (grecque, romaine, chrétienne). Emergent ainsi des notions quinous fournissent des indications historiques et conceptuelles pour mettre en placedes résistances inédites - résistances fondées sur le caractère exemplaire de formesde vie minoritaires - face à un gouvernement de la vie qui n'admet dans son principeaucune opposition à sa diffusion capillaire. Il s'agit de mettre à jour des existences, des textes, des documents fragmentaires, oubliés et refoulés, situés sur le bord dutemps, dans le sous-sol de l'histoire. L'hypothèse qui guide la composition de cetouvrage est que, dans les dernières années de son travail, Foucault met à l'épreuvedes formes de subjectivation capables de se soustraire à une condition telle que celleque nous vivons où la liberté elle-même est devenue un dispositif de contrôle subtileet puissant. Parrêsia, cynisme antique, esthétique de l'existence, désir, souci de soi, plaisirs, ascèse, Aristote, Deleuze, Hadot, Heidegger, Kant, Nietzsche, Platon sont lesthématiques et les notions convoquées ici pour documenter comment s'organise chezFoucault un vocabulaire éthico-politique insoupçonné pour nous orienter dans lacatastrophe du présent.
Qu'est-ce que le pouvoir destituant ? Le pouvoir destituant est une notion ouverte, fatalement ambiguë, insaisissable et destinée à se former au fur et à mesure des événements. Il défait la souveraineté, les hiérarchies, les formes de possession, les relations cimentées par la nécessité, il dynamite toutes les identités, même celles qui font de la différence, sans le savoir, leur identité. Mais il va plus loin : dans cet exercice, il s'interroge aussi inlassablement sur lui-même, sur sa propre altérité, sur ses prétentions éthiques, sur son innocence et sa spontanéité. Le pouvoir destituant représente avant tout un contrecoup conceptuel en vue d'enregistrer la condition et la réalité des formes de la politique contemporaine, qui, reconnaissant la catastrophe à laquelle nous sommes condamnés, refusent de céder à la logique de la politique du pouvoir, tout à fait semblable à celle de l'administration d'une copropriété. Le pouvoir destituant n'est donc pas un objet d'étude mais un dispositif, qui implique totalement sa propre définition dans sa manifestation concrète. Ce livre, toutefois, a pour ambition de tenter d'offrir une constellation généalogique de thèmes, de problèmes, de figures, de matériaux liés à la notion de pouvoir destituant. Textes de : Pierandrea Amato, Alain Brossat, Mariavita Cambria, Alessia Cervini, Georges Didi-Huberman, Fabio Domenico Palumbo, Luca Salza, Giuliana Sanò, Gianluca Solla. Conversations avec : Etienne Balibar, Toni Negri, Rossana Rossanda, Mario Tronti, Paolo Virno. Pierandrea Amato est professeur de philosophie à l'université de Messine (Italie). Il a notamment publié en français : Philosophie du sous-sol. Hypothèses sur le dernier Foucault (2022) ; avec Luca Salza, La fin du monde. Pandémie, politique, désertion (2021) ; La révolte (2011) ; Antigone et Platon. La "biopolitique" dans la pensée antique (2008). Il dirige avec Luca Salza "K. Revue trans-européenne de philosophie et arts" . Melinda Palombi enseigne la Littérature et la civilisation italiennes en tant qu'ATER à l'Université de Lille. Elle a publié l'ouvrage Perspectives lunaires dans l'oeuvre de Giacomo Leopardi (2015). Luca Salza est maître de conférences en Histoire des idées et Littérature italienne moderne et contemporaine à l'Université de Lille. Il dirige avec Pierandrea Amato "K. Revue transeuropéenne de philosophie et arts" .
Résumé : Lire Lucrèce est une expérience vertigineuse : nous assistons à la guerre entre atomes qui voltigent dans l'espace infini, nous voyons se former des tourbillons et des ouragans, et ensuite des mondes, et puis les ruines de cette " nature " lorsque de nouveaux heurts se produisent. Mais aussi, nous découvrons que notre pensée, à la recherche d'un fondement (l'atome ? ), ne trouve aucune assise, aucun fond. Dans l'infini, dans l'espace infini, seul un principe de vacuité (donc un non-principe, un non-fondement, un sans fond) fonde anarchiquement la réalité. La nature n'existe pas. Il n'y a que des " chosesA ". Cette philosophie du vide signifie que le vide est primordial, e qu'il faut faire le vide, c'est-à-dire : partir de rien. Lucrèce nous invite à destituer toutes les questions classiques de la philosophie. Or, comme l'enjeu ontologique est pour lui surtout éthico-politique, sa poésie laisse émerger aussi la question de la destitution du pouvoir, de tout pouvoir.
Cet ouvrage cherche à dégager un horizon de pensée, de pratiques, d'expériences, visant à ce que la pandémie du Covid19, avec la suspension du fonctionnement ordinaire de la société et de l'économie, n'enchaîne pas sur un triste retour "à la normale". Il s'agirait, au fond, d'opérer une destitution des pouvoirs, par désertion : au mieux, ce pourrait être une forme de suspension d'existence, expérimentant de nouvelles manières d'être, ou, au moins, une attention portée au fait de ne pas donner d'armes au capitalisme, en vue de sa régénérescence. Peut-être serait-il possible d'inscrire cette démarche existentielle et politique dans le cadre d'une opération mimétique à l'égard du virus : reprendre sa capacité de blocage pour libérer des formes inédites d'existence individuelle et collective. Le Covid19 livrerait serait alors un pharmakon - à la fois poison et remède.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Ce travail propose de s'interroger sur l'articulation de l'espace à la langue et à l'écriture dans les oeuvres de Thomas Bernhard et Paul Nizon. L'objectif d'une telle étude est triple : permettre d'une part d'accroître la visibilité scientifique de Paul Nizon, réévaluer d'autre part le paradigme descriptif afin d'en relativiser l'influence souveraine, et contribuer, en troisième lieu, à la mise au jour d'une esthétique déceptive fondée sur les notions de décalage et de non-congruence (Fehlentsprechen). Cette étude vise à démontrer les vertus d'un rapprochement littéraire qui contribue à l'élaboration d'une poétique voire d'une esthétique comparée de Thomas Bernhard et de Paul Nizon. A travers une analyse détaillée et microtextuelle des deux oeuvres, l'auteure entend montrer que le travail de ces deux écrivains doit être considéré comme une auscultation vigilante de la langue allemande et comme une entreprise de réfection verbale passant notamment par un dépoussiérage lexical d'envergure. Progressivement, l'interrogation littéraire sur l'espace se mue en un questionnement des plus contemporains sur la subversion générique et l'espace littéraire.