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La fin du monde. Pandémie, politique, désertion
Amato Pierandrea ; Salza Luca ; Palombi Melinda
L'HARMATTAN
10,00 €
Épuisé
EAN :9782343238135
Cet ouvrage cherche à dégager un horizon de pensée, de pratiques, d'expériences, visant à ce que la pandémie du Covid19, avec la suspension du fonctionnement ordinaire de la société et de l'économie, n'enchaîne pas sur un triste retour "à la normale". Il s'agirait, au fond, d'opérer une destitution des pouvoirs, par désertion : au mieux, ce pourrait être une forme de suspension d'existence, expérimentant de nouvelles manières d'être, ou, au moins, une attention portée au fait de ne pas donner d'armes au capitalisme, en vue de sa régénérescence. Peut-être serait-il possible d'inscrire cette démarche existentielle et politique dans le cadre d'une opération mimétique à l'égard du virus : reprendre sa capacité de blocage pour libérer des formes inédites d'existence individuelle et collective. Le Covid19 livrerait serait alors un pharmakon - à la fois poison et remède.
Le troisième numéro d'Outi? ! entend vérifier et relancer une notion qui est actuellement très utilisée dans le débat philosophique, politique et culturel : le pouvoir destituant. Nous tentons de clarifier les choses : le pouvoir destituant est une figure représentant un contrecoup conceptuel face aux milliers de révoltes, de gestes, de raisonnements politiques qui alimentent l'action de tous ceux qui, en évitant la capture de la part du pouvoir, pratiquent la défection par l'esquive du principe du pouvoir politique et de son renversement dialectique, la résistance. L'expansion globale du pouvoir, la diffusion tentaculaire et supranationale des agences économiques et politiques destinées à gouverner le monde, ont épuisé la validité de la logique politique moderne qui a imposé l'opposition entre un pouvoir et un contre-pouvoir. La constellation inédite de subjectivités politiques, liées à de nouvelles formes de production cognitive, impose d'imaginer des pratiques de résistance originales à même de délégitimer l'ordre du moderne. Outi? ! ambitionne de trouver un fil rouge qui pourrait lier dans une série de conduites refusant la logique du pouvoir les milliers de formes de rejet du capitalisme sauvage - les luttes de précaires, d'étudiants, de clandestins, de migrants, d'ouvriers - qui essaient d'inventer de nouvelles institutions capables de garantir le développement générique de la singularité humaine. C'est la raison pour laquelle O?ti? ! présente treize Thèses sur le pouvoir destituant et une longue enquête sur les mouvements qui, au niveau global, adoptent la praxis destituante, en tant que déclinaison fondamentale de leur existence.
Le premier numéro de la revue Outi? !, une enquête philosophique sur le mouvement des migrants en Europe et dans le monde, adopte un point de vue singulier : à l'encontre de l'ordre du discours en vigueur, il reconnaît un caractère politique aux insurrections des migrants, qui les rend capables de bouleverser le sens et la valeur des institutions démocratiques. Les révoltes sur le territoire italien, à Lampedusa, à Rosarno, les nombreuses révoltes qui ont éclaté dans le monde ces dernières années, représentent des formes d'insubordination au nouvel esclavage et au racisme d'Etat. Le premier numéro de Outi? ! se demande alors si ces révoltes ne sont pas l'expression indéterminée d'une nouvelle subjectivité politique étrangère à toute forme de sujet politique pré-établi. Une figure destituante qui donne vie à une politique de l'existence capable de provoquer le pouvoir. L'enquête sur les migrations mondiales n'est pas uniquement conduite sur fond d'un profil géographique, économique et politique, mais en évaluant le contrecoup, au niveau esthétique et culturel, qu'impose le mouvement collectif des êtres humains à travers le monde.
Hauser Philippe ; Amato Pierandrea ; Lopez Petit S
Dans le quatrième numéro d'O?ti? ! on ébauche une analytique de la démocratie contemporaine en rupture ouverte avec les courants dominants de la philosophie politique. Il ne s'agit pas en effet de s'y demander ce qui définirait un vrai régime démocratique, quelles seraient les normes de la culture démocratique, à quelles valeurs se réfèreraient les usages de démocratie, en quoi consisterait la vie démocratique, quelles en seraient les institutions appropriées. On affronte plutôt un autre genre de question : de quelle espèce est l'opération contemporaine consistant à faire valoir le nom de la démocratie comme celui de la seule figure d'organisation et de vie politique acceptable et conforme aux exigences d'une vie civilisée ? De quoi cet usage du mot démocratie est-il la manifestation ou le symptôme ? Evidemment, une déconstruction de la démocratie doit se lier à la recherche d'un autre nom pour penser une autre politique encore à inventer qui ne se laisserait pas capturer sous un terme comme démocratie bon pour tous les usages. Ce qu'il faut destituer ce n'est pas "la démocratie", objet introuvable, mais, avant tout, les pratiques discursives impliquées dans ce mot/fétiche.
La dissolution juridique du conflit tragique entre les Justices est à l'origine politique de l'Occident. Mais la loi ne suffit pas à résoudre les tensions qui tourmentent la polis. Platon s'efforcera de faire disparaître cette inquiétude en formant un citoyen vertueux par nature, directement en harmonie avec le bien de la communauté. Ce livre veut vérifier si la notion de Michel Foucault, la "biopolitique", peut être appliquée au-delà de sa traditionnelle définition historique. Non pas comme dilemme exclusivement moderne, mais comme noeud ontologique de la politique depuis sa fondation à Athènes. Bref, il s'agit de déceler encore un lien conceptuel entre l'oikos et l'économie. En analysant la trilogie de l'Orestie d'Eschyle, la mythologie oedipienne et la fondation platonicienne de la cité juste, l'auteur explore la situation d'Athènes entre le Ve et le IVe siècle avant J.-C., lacérée par les conflits entre la loi et la justice, entre le pouvoir et la vie.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.