Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Outis 3 : Pouvoir Destituant Au-Dela De La Resistance
Amato Pierandrea
MIMESIS
18,00 €
Épuisé
EAN :9788857517438
Le troisième numéro d'Outi? ! entend vérifier et relancer une notion qui est actuellement très utilisée dans le débat philosophique, politique et culturel : le pouvoir destituant. Nous tentons de clarifier les choses : le pouvoir destituant est une figure représentant un contrecoup conceptuel face aux milliers de révoltes, de gestes, de raisonnements politiques qui alimentent l'action de tous ceux qui, en évitant la capture de la part du pouvoir, pratiquent la défection par l'esquive du principe du pouvoir politique et de son renversement dialectique, la résistance. L'expansion globale du pouvoir, la diffusion tentaculaire et supranationale des agences économiques et politiques destinées à gouverner le monde, ont épuisé la validité de la logique politique moderne qui a imposé l'opposition entre un pouvoir et un contre-pouvoir. La constellation inédite de subjectivités politiques, liées à de nouvelles formes de production cognitive, impose d'imaginer des pratiques de résistance originales à même de délégitimer l'ordre du moderne. Outi? ! ambitionne de trouver un fil rouge qui pourrait lier dans une série de conduites refusant la logique du pouvoir les milliers de formes de rejet du capitalisme sauvage - les luttes de précaires, d'étudiants, de clandestins, de migrants, d'ouvriers - qui essaient d'inventer de nouvelles institutions capables de garantir le développement générique de la singularité humaine. C'est la raison pour laquelle O?ti? ! présente treize Thèses sur le pouvoir destituant et une longue enquête sur les mouvements qui, au niveau global, adoptent la praxis destituante, en tant que déclinaison fondamentale de leur existence.
Les images des prisons d'Abu Ghraib, prises et diffusées par les geôliers américains, sont à l'origine de cet essai. Le philosophe s'interroge sur le rapport qu'entretient la culture occidentale avec l'étranger, avec l'autre.
Le premier numéro de la revue Outi? !, une enquête philosophique sur le mouvement des migrants en Europe et dans le monde, adopte un point de vue singulier : à l'encontre de l'ordre du discours en vigueur, il reconnaît un caractère politique aux insurrections des migrants, qui les rend capables de bouleverser le sens et la valeur des institutions démocratiques. Les révoltes sur le territoire italien, à Lampedusa, à Rosarno, les nombreuses révoltes qui ont éclaté dans le monde ces dernières années, représentent des formes d'insubordination au nouvel esclavage et au racisme d'Etat. Le premier numéro de Outi? ! se demande alors si ces révoltes ne sont pas l'expression indéterminée d'une nouvelle subjectivité politique étrangère à toute forme de sujet politique pré-établi. Une figure destituante qui donne vie à une politique de l'existence capable de provoquer le pouvoir. L'enquête sur les migrations mondiales n'est pas uniquement conduite sur fond d'un profil géographique, économique et politique, mais en évaluant le contrecoup, au niveau esthétique et culturel, qu'impose le mouvement collectif des êtres humains à travers le monde.
Qu'est-ce que le pouvoir destituant ? Le pouvoir destituant est une notion ouverte, fatalement ambiguë, insaisissable et destinée à se former au fur et à mesure des événements. Il défait la souveraineté, les hiérarchies, les formes de possession, les relations cimentées par la nécessité, il dynamite toutes les identités, même celles qui font de la différence, sans le savoir, leur identité. Mais il va plus loin : dans cet exercice, il s'interroge aussi inlassablement sur lui-même, sur sa propre altérité, sur ses prétentions éthiques, sur son innocence et sa spontanéité. Le pouvoir destituant représente avant tout un contrecoup conceptuel en vue d'enregistrer la condition et la réalité des formes de la politique contemporaine, qui, reconnaissant la catastrophe à laquelle nous sommes condamnés, refusent de céder à la logique de la politique du pouvoir, tout à fait semblable à celle de l'administration d'une copropriété. Le pouvoir destituant n'est donc pas un objet d'étude mais un dispositif, qui implique totalement sa propre définition dans sa manifestation concrète. Ce livre, toutefois, a pour ambition de tenter d'offrir une constellation généalogique de thèmes, de problèmes, de figures, de matériaux liés à la notion de pouvoir destituant. Textes de : Pierandrea Amato, Alain Brossat, Mariavita Cambria, Alessia Cervini, Georges Didi-Huberman, Fabio Domenico Palumbo, Luca Salza, Giuliana Sanò, Gianluca Solla. Conversations avec : Etienne Balibar, Toni Negri, Rossana Rossanda, Mario Tronti, Paolo Virno. Pierandrea Amato est professeur de philosophie à l'université de Messine (Italie). Il a notamment publié en français : Philosophie du sous-sol. Hypothèses sur le dernier Foucault (2022) ; avec Luca Salza, La fin du monde. Pandémie, politique, désertion (2021) ; La révolte (2011) ; Antigone et Platon. La "biopolitique" dans la pensée antique (2008). Il dirige avec Luca Salza "K. Revue trans-européenne de philosophie et arts" . Melinda Palombi enseigne la Littérature et la civilisation italiennes en tant qu'ATER à l'Université de Lille. Elle a publié l'ouvrage Perspectives lunaires dans l'oeuvre de Giacomo Leopardi (2015). Luca Salza est maître de conférences en Histoire des idées et Littérature italienne moderne et contemporaine à l'Université de Lille. Il dirige avec Pierandrea Amato "K. Revue transeuropéenne de philosophie et arts" .
Les relations entre les deux arts du temps et du mouvement, danse et cinéma, ont déjà fait l'objet de divers travaux, mais les problématiques restaient générales : comment le cinéma montre-t-il la danse ? Comment le cinéma fictionne-t-il le monde de la danse ? Quelles sont les gains et les pertes de la rencontre entre ces deux arts (ce que le cinéma y gagnerait, ce que la danse y perdrait) ? L'hypothèse sera donc : comment parler de danse au cinéma au delà de l'évidence des performances ? Qu'entendre par les " danses idéales " créées par le cinéma selon le critique Ricciotto Canudo ?
L'objectif de ce volume, issu d'un colloque qui a initié un dialogue francoitalien (inédit sur ces thématiques) est de porter à la connaissance d'un public de chercheurs et d'étudiants français l'originalité et le dynamisme actuel de la philosophie italienne des techniques. Combinant commentaires d'auteurs classiques et travaux sur des problèmes contemporains touchant les nouvelles technologies, les philosophes italiens des techniques sont en mesure de proposer des approches originales, et contribuent au développement international de la philosophie des techniques. Le but n'est donc pas de consacrer une tradition, mais plutôt d'ouvrir un chantier collectif et un dialogue fructueux entre philosophes italiens et philosophes français des techniques, dont ce livre espère avoir posé la première pierre.
L'esthétique du cinéma muet américain des années 1910-1920 révèle non seulement une fonctionnalité mais également une intelligence des formes filmiques. Les assemblages non conventionnels laissent place à une reprise inventive des formes en usage : cut-backs, flashes, enchaînés, surimpressions. Si les films étudiés dans cet ouvrage partagent l'ambition de créer un cinéma d'idées, ils n'abandonnent cependant jamais les modes propres de la cinématographie hollywoodienne de l'époque : l'action et le spectacle. Comment composer alors ces trois éléments, l'idée, l'action et le spectacle, dans une harmonie de formes et contenus ?
Cet ouvrage développe l'idée que la perception a une histoire et que notre manière de voir ne fut pas toujours la même selon les époques. De plus, la vision n'est pas une donnée invariable et elle est constamment réinventée par le contact avec l'environnement. Ce propos théorique - l'un des défis conceptuels majeurs en esthétique au XXe siècle - a engendré un vaste débat qui se trouve aujourd'hui au centre de l'actualité scientifique, du fait des recherches récentes en épigénétique, plasticité neuronale, anthropologie, et en relation avec la prolifération des dispositifs et des médias techniques contemporains. La philosophie de Merleau-Ponty a développé cette conception de la perception en tant que phénomène qui se métamorphose au sein de l'histoire et dont les changements se laisseraient entrevoir dans les formes d'expression humaines.