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Pouvoir destituant
Amato Pierandrea ; Palombi Melinda ; Salza Luca
MIMESIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9788869764325
Qu'est-ce que le pouvoir destituant ? Le pouvoir destituant est une notion ouverte, fatalement ambiguë, insaisissable et destinée à se former au fur et à mesure des événements. Il défait la souveraineté, les hiérarchies, les formes de possession, les relations cimentées par la nécessité, il dynamite toutes les identités, même celles qui font de la différence, sans le savoir, leur identité. Mais il va plus loin : dans cet exercice, il s'interroge aussi inlassablement sur lui-même, sur sa propre altérité, sur ses prétentions éthiques, sur son innocence et sa spontanéité. Le pouvoir destituant représente avant tout un contrecoup conceptuel en vue d'enregistrer la condition et la réalité des formes de la politique contemporaine, qui, reconnaissant la catastrophe à laquelle nous sommes condamnés, refusent de céder à la logique de la politique du pouvoir, tout à fait semblable à celle de l'administration d'une copropriété. Le pouvoir destituant n'est donc pas un objet d'étude mais un dispositif, qui implique totalement sa propre définition dans sa manifestation concrète. Ce livre, toutefois, a pour ambition de tenter d'offrir une constellation généalogique de thèmes, de problèmes, de figures, de matériaux liés à la notion de pouvoir destituant. Textes de : Pierandrea Amato, Alain Brossat, Mariavita Cambria, Alessia Cervini, Georges Didi-Huberman, Fabio Domenico Palumbo, Luca Salza, Giuliana Sanò, Gianluca Solla. Conversations avec : Etienne Balibar, Toni Negri, Rossana Rossanda, Mario Tronti, Paolo Virno. Pierandrea Amato est professeur de philosophie à l'université de Messine (Italie). Il a notamment publié en français : Philosophie du sous-sol. Hypothèses sur le dernier Foucault (2022) ; avec Luca Salza, La fin du monde. Pandémie, politique, désertion (2021) ; La révolte (2011) ; Antigone et Platon. La "biopolitique" dans la pensée antique (2008). Il dirige avec Luca Salza "K. Revue trans-européenne de philosophie et arts" . Melinda Palombi enseigne la Littérature et la civilisation italiennes en tant qu'ATER à l'Université de Lille. Elle a publié l'ouvrage Perspectives lunaires dans l'oeuvre de Giacomo Leopardi (2015). Luca Salza est maître de conférences en Histoire des idées et Littérature italienne moderne et contemporaine à l'Université de Lille. Il dirige avec Pierandrea Amato "K. Revue transeuropéenne de philosophie et arts" .
La mort d'Oussama Ben Laden, le 2 mai 2011, victime au Pakistan d'un guet-apens mené par les corps spéciaux des marines américains, fixe un point de non retour - symbolique et matériel - pour le destin des démocraties occidentales : le crime devient justice. L'ennemi est hors de l'humanité. Ben Laden représente le cas le plus éloquent de la réalisation d'une justice divine démocratique : la Kill list que le président des Etats-Unis consulte chaque semaine, pour établir quel terroriste suspecté doit être éliminé, avec une sentence sans appel de vie ou de mort, révèle que le sort de Ben Laden concerne potentiellement tout le monde. Quiconque peut devenir le corps spectral de l'ennemi. Le deuxième numéro d'O?ti? ! questionne le sens de la fin d'Oussama Ben Laden. Une fin, en réalité, sans fin : la disparition de son corps sert à faire tenir debout son fantôme. La manifestation publique de Ben Laden, avec le 11 septembre, n'était-elle pas l'apparition du fantôme de l'ennemi que l'Occident cherchait après l'écroulement du communisme d'Etat entre 1989 et 1991 ? Ben Laden a toujours été un spectre. Son apparition rend la guerre "infinie" , la démocratie "sans limites", l'illégalité planétaire "légale", la justice du plus fort "raisonnable". Elle représente l'occasion pour incarner la domination de l'incertitude qui gouverne une planète qui n'est pas gouvernable, et pour cette raison, du moins pour certains, terrorisante. La guerre contre la terreur, au fond, n'est autre qu'une guerre contre tout ce que nous ne connaissons pas. Contre le Néant. Contre la possibilité de dire Non.
Michel Foucault, de la fin des années 1970 au début des années 1980, au moment oùle primat de la production cède le pas au primat de la consommation, sublime lesproblèmes politiques actuels en menant une vaste enquête sur les dilemmes propresà l'éthique classique (grecque, romaine, chrétienne). Emergent ainsi des notions quinous fournissent des indications historiques et conceptuelles pour mettre en placedes résistances inédites - résistances fondées sur le caractère exemplaire de formesde vie minoritaires - face à un gouvernement de la vie qui n'admet dans son principeaucune opposition à sa diffusion capillaire. Il s'agit de mettre à jour des existences, des textes, des documents fragmentaires, oubliés et refoulés, situés sur le bord dutemps, dans le sous-sol de l'histoire. L'hypothèse qui guide la composition de cetouvrage est que, dans les dernières années de son travail, Foucault met à l'épreuvedes formes de subjectivation capables de se soustraire à une condition telle que celleque nous vivons où la liberté elle-même est devenue un dispositif de contrôle subtileet puissant. Parrêsia, cynisme antique, esthétique de l'existence, désir, souci de soi, plaisirs, ascèse, Aristote, Deleuze, Hadot, Heidegger, Kant, Nietzsche, Platon sont lesthématiques et les notions convoquées ici pour documenter comment s'organise chezFoucault un vocabulaire éthico-politique insoupçonné pour nous orienter dans lacatastrophe du présent.
Les images des prisons d'Abu Ghraib, prises et diffusées par les geôliers américains, sont à l'origine de cet essai. Le philosophe s'interroge sur le rapport qu'entretient la culture occidentale avec l'étranger, avec l'autre.
La dissolution juridique du conflit tragique entre les Justices est à l'origine politique de l'Occident. Mais la loi ne suffit pas à résoudre les tensions qui tourmentent la polis. Platon s'efforcera de faire disparaître cette inquiétude en formant un citoyen vertueux par nature, directement en harmonie avec le bien de la communauté. Ce livre veut vérifier si la notion de Michel Foucault, la "biopolitique", peut être appliquée au-delà de sa traditionnelle définition historique. Non pas comme dilemme exclusivement moderne, mais comme noeud ontologique de la politique depuis sa fondation à Athènes. Bref, il s'agit de déceler encore un lien conceptuel entre l'oikos et l'économie. En analysant la trilogie de l'Orestie d'Eschyle, la mythologie oedipienne et la fondation platonicienne de la cité juste, l'auteur explore la situation d'Athènes entre le Ve et le IVe siècle avant J.-C., lacérée par les conflits entre la loi et la justice, entre le pouvoir et la vie.
L'objectif de ce volume, issu d'un colloque qui a initié un dialogue francoitalien (inédit sur ces thématiques) est de porter à la connaissance d'un public de chercheurs et d'étudiants français l'originalité et le dynamisme actuel de la philosophie italienne des techniques. Combinant commentaires d'auteurs classiques et travaux sur des problèmes contemporains touchant les nouvelles technologies, les philosophes italiens des techniques sont en mesure de proposer des approches originales, et contribuent au développement international de la philosophie des techniques. Le but n'est donc pas de consacrer une tradition, mais plutôt d'ouvrir un chantier collectif et un dialogue fructueux entre philosophes italiens et philosophes français des techniques, dont ce livre espère avoir posé la première pierre.
Cet ouvrage développe l'idée que la perception a une histoire et que notre manière de voir ne fut pas toujours la même selon les époques. De plus, la vision n'est pas une donnée invariable et elle est constamment réinventée par le contact avec l'environnement. Ce propos théorique - l'un des défis conceptuels majeurs en esthétique au XXe siècle - a engendré un vaste débat qui se trouve aujourd'hui au centre de l'actualité scientifique, du fait des recherches récentes en épigénétique, plasticité neuronale, anthropologie, et en relation avec la prolifération des dispositifs et des médias techniques contemporains. La philosophie de Merleau-Ponty a développé cette conception de la perception en tant que phénomène qui se métamorphose au sein de l'histoire et dont les changements se laisseraient entrevoir dans les formes d'expression humaines.
Cette étude du système de représentations, mais aussi de désirs et d´émotions qui fondent l´imaginaire des Français - en particulier la représentation de la servitude et le moyen de s´en affranchir : la Révolution - a pour but de dévoiler la dynamique des mécanismes inconscients qui déterminent la vie collective en France. Car la France ne se serait pas constituée à partir d´une émancipation et d´un projet instituant. Au contraire, elle s´est cristallisée autour du projet permanent de destitution du pouvoir qui est à la fois générateur de plaisir et fédérateur. Une thèse inédite, et une analyse cohérente de l´agitation sociale qui perturbe le mandat d´Emmanuel Macron depuis maintenant plus d´un an. Etablissant un lien entre idées et émotions, elle s´inspire des grands textes freudiens sur la nature du lien social, dans un langage simple et clair.
Les relations entre les deux arts du temps et du mouvement, danse et cinéma, ont déjà fait l'objet de divers travaux, mais les problématiques restaient générales : comment le cinéma montre-t-il la danse ? Comment le cinéma fictionne-t-il le monde de la danse ? Quelles sont les gains et les pertes de la rencontre entre ces deux arts (ce que le cinéma y gagnerait, ce que la danse y perdrait) ? L'hypothèse sera donc : comment parler de danse au cinéma au delà de l'évidence des performances ? Qu'entendre par les " danses idéales " créées par le cinéma selon le critique Ricciotto Canudo ?