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Le goût du Moyen Age. 2ème édition
Amalvi Christian
INDES SAVANTES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782910828240
Le Moyen Age constitue depuis le XVIIIe siècle un enjeu majeur de notre culture et de notre histoire. Pour les Philosophes du XVIIIe siècle, il représente une période de fer, un trou noir de la civilisation occidentale plongée dans les ténèbres de la barbarie, qui n'est sortie de l'obscurantisme que par la double rupture de la Renaissance et de la Réforme. Ces sombres images ont néanmoins fasciné les créateurs romantiques, qui, tout en détestant ses aspects les plus terrifiants - la croisade et les bûchers de l'Inquisition en Languedoc - ont proclamé, avec Victor Hugo et Michelet, que cette période correspond à l'enfance de notre nationalité et célébré sur tous les tons ses aspects les plus truculents : la fête des fous, la Cour des miracles, la démesure de l'homme médiéval déchiré entre l'ange et la bête, la chair et l'esprit, la terre et le ciel. Le Moyen Age a également déchaîné aux XIXe et XXe siècles passions politiques et religieuses. Pour les nostalgiques de la monarchie et de la Chrétienté, il incarne un fabuleux âge d'or, où il faisait bon vivre sous le gouvernement paternel des moines et des rois, pour les républicains il représente une funeste période dominée, depuis le baptême de Clovis, par la sainte alliance du trône et de l'autel. Néanmoins la gauche s'échine au XIXe siècle à exhumer du plus lointain passé médiéval des événements annonciateurs de la rupture libératrice de 1789 : le mouvement communal au XIIe siècle et la révolution d'Etienne Marcel en 1358, qualifié de Danton du XIVe siècle ! Bon gré, mal gré, la bannière de Jeanne d'Arc et la trogne populaire de Duguesclin, ces deux héros de la Patrie, parviennent à rassembler dévots de Marianne et enfants de Marie. Or, ce sont ces épiques batailles de mémoire autour dû Moyen Age que raconte ce livre plein de bruit et de fureur. En effet, en France, probablement plus qu'ailleurs, le Moyen Age, cette époque fondatrice de notre identité nationale, dure particulièrement longtemps...
Ces vers des Fleurs du mal de Baudelaire en 1857 s'appliquent pleinement à Montpellier, qui, dans les dernières décennies, a profondément changé. Il était nécessaire de rendre compte non seulement de la métamorphose de la capitale du Languedoc administrée par Georges Frêche, mais aussi des apports considérables à la connaissance du Montpellier médiéval, moderne et contemporain résultant des fouilles des chantiers du tram et des derniers travaux savants. Pour composer cette somme rigoureuse et accessible au grand public, les auteurs de cet ouvrage, universitaires de renom, ont resitué les figures de proue montpelliéraines dans tous les secteurs de la vie nationale : politique, avec Cambon, Cambacérès et Chaptal, au pouvoir dans une période cruciale ; artistique, de Frédéric Bazille à Pierre Soulages et Vincent Bioulès ; philosophique, avec Auguste Comte ; littéraire, de Jeanne Galzy à Frédéric-Jacques Temple et Jean Joubert. Ils dressent également l'inventaire général de ce qui a contribué au rayonnement universel de la ville : sa faculté de médecine ; la langue d'oc en partage - dont l'oeuvre de Max Rouquette constitue la plus belle illustration - ; enfin l'ouverture aux étrangers - étudiants en médecine depuis l'époque médiévale, Juifs de l'Europe de l'Est chassés par les pogroms, Italiens antifascistes, réfugiés espagnols de la Retirada, pieds-noirs et harkis après 1962, immigrés du Maghreb. Sous la direction de Christian Amalvi et Rémy Pech, les auteurs ont fait de cet ouvrage le miroir des mille soleils de Montpellier.
Des bifaces de l'Acheuléen ou des statues-menhirs du Néolithique à nos jours, cette nouvelle Histoire du Tarn évoque, dans leur très longue durée chronologique, la vie politique, économique et sociale des territoires qui, depuis 1789, ont été unis au sein du département. Le livre récapitule les temps forts de cet espace partagé entre monde rural et révolution industrielle, qui résument les moments les plus dramatiques de l'Occitanie elle-même : la croisade contre les albigeois au XIIIe siècle, les déchirements des guerres de Religion aux XVIe et XVIIe siècles, l'épopée de la Révolution et de l'Empire avec Soult, les épisodes héroïques de la Résistance, la lutte pour la justice sociale et contre la guerre avec Jean Jaurès. Frappé par la crise économique des années 1980, le Tarn a su trouver dans l'industrie pharmaceutique, à Castres et Lavaur, de nouveaux horizons économiques, réhabiliter ses friches industrielles, développer, sur ses coteaux ensoleillés, l'oenotourisme, inscrire, à Albi, ses richesses architecturales au patrimoine mondial de l'Unesco. Les succès de ses clubs sportifs montrent le dynamisme de sa jeunesse. L'éclat des musées Goya de Castres et Toulouse-Lautrec d'Albi, la beauté des sites de Cordes et de Sorèze, contribuent au rayonnement d'un tourisme culturel en pleine expansion à l'échelle européenne.
Jeanneney Jean-Noël ; Amalvi Christian ; Ambroise-
Résumé : Jean-Noël Jeanneney, accompagné ici de quinze historiens, s'empare de la querelle qui entoure le "récit national" et "l'identité" de notre pays. Entre la morosité des nostalgiques d'un passé fantasmé et les tenants d'un chagrin rétrospectif, il y a place, à l'école et dans le forum, pour une histoire critique, donc civique. Pour une vision équilibrée qui favorise de nouveaux élans et de nouvelles générosités. A condition de refuser l'idée d'une France figée, d'en rappeler la féconde diversité, d'en dire la grandeur comme les défaillances, et de la replacer dans un monde extérieur auquel elle a beaucoup donné et dont elle a tant reçu. Avec Christian Amalvi, Anne-Claude Ambroise-Rendu, Claire Andrieu, Guy Carcassonne, Jean-Claude Caron, Delphine Diaz, Patrick Eveno, Sudhir Hazareesingh, Hervé Le Bras, Mona Ozouf, Michel Pastoureau, Michelle Perrot, René Rémond, Patrick Weil.
Le triomphe de Tartarin de Tarascon d'Alphonse Daudet en 1872 a contribué à diffuser dans l'hexagone une vision négative des Méridionaux considérés comme des bavards, des vantards, des paresseux, des pleutres. Or, d'Alexandre Dumas à Edmond Rostand, au XIXe siècle, le Midi a souvent été identifié à la bravoure et à la bonne humeur des Gascons d'Artagnan et Cyrano de Bergerac, incarnations universelles du génie national. Néanmoins, cet ouvrage collectif ne se limite pas à l'inventaire général de stéréotypes critiques sur le grand Sud de la France, mais s'efforce d'expliquer sereinement, à travers l'évocation de ses lieux emblématiques, de la conquête du Languedoc au XIIIe siècle au troisième millénaire, la construction politique des Mémoires plurielles du Midi et l'élaboration, entre l'Atlantique et la Méditerranée, d'un grand atelier d'expérimentation sociale et de création artistique : "Sous le soleil exactement".
Plus de deux siècles après, l'idée folle de reconstruire à l'identique l'illustre frégate l'Hermione se réalise. L'Angoumois et le Périgord renouent ainsi avec l'époque glorieuse où les canons de la Marine, faits du fer, du bois et des eaux du haut bassin versant de la Charente, rejoignaient au fil du fleuve l'arsenal de Rochefort. Histoire passionnante que celle-ci, elle fait renaître des pans entiers d'une tradition locale trop oubliée qui a pourtant marqué ces provinces de son empreinte et structure aujourd'hui encore nombre de leurs paysages. C'est aussi l'histoire de ces canons qui, des côtes américaines à celles des Indes, vont faire trembler la flotte anglaise. Une véritable épopée où se croisent les destins du marquis de La Fayette, de George Washington et de ces glorieux marins que sont Latouche-Tréville à Rochefort ou Suffren à Toulon. Ce livre, parfaitement documenté et illustré, est le résultat de plusieurs années de recherches et de reconstitutions historiques menées par un groupe issu de la " Route des tonneaux et des canons ", en liaison avec l'association " Hermione-La Fayette ". C'est avec fougue qu'il raconte une prodigieuse aventure humaine où son lecteur devient le compagnon de ces hommes de haute race ou d'humble condition qui tous participent à une vaste entreprise : redonner son rang à la marine française et par là-même, grâce à ses " canons de la Liberté ", participer à la première victoire des Droits de l'Homme.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.