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La Nuit caribéenne suivi de Le Patron
Alexandre Alfred ; Arthéron Axel
PASSAGES
8,00 €
Épuisé
EAN :9791094898208
La nuit caribéenne. Georges et Frantz, deux frères, de sang et de misère, sont les anciens hommes de main du Parti. Ils ont été de tous les mauvais coups qui ont permis à quelques hommes politiques, comme le président Valatte, de se hisser au pouvoir. Frantz, en récompense, accepte une demi-pension. Georges, lui, refuse sa part de miettes, il a de l'orgueil. Alors, il franchira la limite et fera parler le sang. Le Patron. Tard, le soir. Dehors, pluie et vent, prélude aux grandes frasques de la tempête attendue pour le petit matin. A l'intérieur, dans le bar désormais vide : la patronne et le videur. Tous deux s'épient. Se cherchent. Se perdent. Se trouvent. Dans l'expérience d'une parole qui, au premier point du jour, les achemine vers leur part intime, leur part de failles et de silence à démêler, pour que l'amour, en son miracle, une fois encore, devienne possible.
Résumé : Le Pavillon des cancéreux raconte la vie quotidienne dans le bâtiment numéro treize de l'hôpital de Tachkent, où quelques hommes alités souffrent d'un mal que l'on dit incurable. Roussanov, haut fonctionnaire du Parti, y est contraint de partager sa chambre avec des patients de rang inférieur, comme Kostoglotov, un ancien prisonnier du Goulag. Et, très vite, il va se rendre compte que tous les titres et passe-droits dont il usait avant ne lui servent plus à rien. Comme les autres, il va devoir faire face à la vision de sa mort et éprouver son dénuement devant la vanité de sa vie. Aux côtés des malades, on découvre aussi peu à peu le personnel médical : Zoé, une jeune infirmière, Véra, le médecin, et Lioudmila, la chirurgienne. Tous sont unis, malgré leurs différences, par l'humilité de leur humaine condition. " Qu'est-ce qui fait vivre les hommes ? " : c'est à cette éternelle question que Soljenitsyne a voulu répondre dans cette fresque intime, dramatique et pourtant pleine d'espoir. " Une extraordinaire exploration des âmes. " France Culture
Poème après poème, Césaire, auteur et lecteur de lui-même, bâtit, de l'intérieur, sa part de liberté. Recueil après recueil, entretien après entretien, il ne cesse de présenter son aventure poétique comme un récit de soi à partir duquel arpenter et conjurer le désastre que l'histoire a inscrit dans les corps et l'esprit de ces diasporas qui, comme des îles déportées, rêvent, à voix basse, leur innocence à retrouver.
Résumé : Le bar des Amériques est le roman de l'amour perdu. Perte dont le souvenir et la douleur indépassés installent Bahia dans l'enfermement du ressassement et de l'errance à soi. Un enfermement de trente ans qu'elle croit pouvoir briser lorsqu'un matin, très tôt, sur le bord évanoui de la mer, elle rencontre, comme dans un miroir, un autre visage de l'errance, en la personne de Leeward, un ancien passeur de clandestins à la dérive, dont la vie se limite à boire, le soir, en compagnie de son vieux complice d'autrefois, Hilaire. Tout au long du récit, dont l'espace central est le huis clos d'un bar échoué au rez-de-chaussée d'un hôtel à l'abandon, quatre motifs, comme une respiration sous-marine, balisent le vertige en solitude des personnages : les conteneurs, l'île, le naufrage, les migrants.
Cet ouvrage consacré à la correspondance d'Alfred Binet s'intéresse aux archives familiales. Il présente tout d'abord une série de lettres échangées entre les différents membres de la famille Binet entre 1883 et 1915. Il rassemble ensuite les échanges entre Théodore Simon (1873-1861) et le psychologue américain Henry H. Goddard (1866-1957) autour de la demande de traduction des travaux de Binet sur la mesure de l'intelligence, adressée dès 1911 par Goddard à Laure Binet (1857-1922), la femme du psychologue alors récemment décédé. Ce double corpus inédit nous permet d'aborder Alfred Binet sous un angle plus intime et personnel, mais aussi de retracer précisément la réception américaine de son oeuvre, qui fut la source du succès mondial de son test d'intelligence. Il nous montre surtout comment le savant mêlait sans difficulté ses vies personnelle et professionnelle, au point de rendre difficile leur dissociation. Enfin, ce volume nous offre, notamment grâce aux nombreuses photographies qui y sont reproduites, une immersion rare dans la vie quotidienne d'une famille bourgeoise du 'axe siècle, avec ses drames, ses joies et ses solidarités.
Moi ce que je dis c'est qu'il faut décapsuler, comme ça, à plein croc, sans passer par mille et une voies, décapsuler de la canine pour avoir droit à la saveur première , pour piffer de quelle amertume elle retourne. Si tu décapsules net tu verras bien plus vite que c'est le houblon qui fait le spectacle, et moi la seule chose qui ressuscite mon appétit c'est le spectacle. Dès que ça joue, je salive, tu piges. Faut que ça joue, le reste c'est vague, le reste c'est des préceptes qu'on a inventés pour nous cadavérer. Moi qui vous parle, j'ai décapsulé plus d'une vie et la seule chose qu'il me reste à chaque fois c'est ce qui se joue, c'est la teneur de sa petite chanson. J'en ai une là dans l'oreille, une jolie, une toute proche, une correctement décapsulée. Je vous l'envoie.
Chalaye Sylvie ; Letessier Pierre ; Tchamitchian R
L'improvisation jazzistique entretient des liens tant avec l'écriture cinématographique qu'avec l'écriture dramatique et scénique. Liens parfois conflictuels, puisque l'improvisation est par définition ce qui résiste à la fixation et à l'écrit, et que la création musicale ne se pense pas dans les mêmes termes que la création cinématographique et scénique. C'est pourtant bien là, au coeur de cette tension entre écriture et improvisation et aussi de ce rapprochement analogique, c'est-à-dire au coeur d'une collision d'ordre esthétique — mais également poétique, politique, philosophique, voire technologique — que se joue peut-être une réinvention des formes.
Etre au-delà n'entend pas dresser une typologie des représentations de la mort au cinéma, mais plutôt de réfléchir au lien existant entre un art qui fait, étymologiquement, de l'écriture du mouvement son ambition et un événement qui a lieu chez tous les êtres vivants puisqu'il en conditionne la définition même. Filmer le vivant permet d'entretenir un rapport avec la mort : la conservation de ce qui s'échappe des êtres capturés par l'objectif est précieux. Nous regardons quelque chose qui n'est plus et, de fait, avons la possibilité, d'essayer d'y percevoir les glissements imperceptibles qui les entraînent vers un terme. La notion d'ensemble que revêt le film de par le montage qui a contribué à l'élaborer peut effectivement et rétrospectivement permettre à ce point final d'exister. Une expérience au-delà du sensible. Maîtrise du tout et de la partie : c'est à partir de ces qualités que se développe ce livre qui parlera autant de Federico Fellini que de John Wayne, autant de Torture Porn que de western classique, tant ce qui est son coeur est la base palpitante, émouvante, fébrile de toutes les formes de cinéma qui n'évoquent la mort que pour mieux rêver à ce qui peut la dépasser.