Cet ouvrage consacré à la correspondance d'Alfred Binet s'intéresse aux archives familiales. Il présente tout d'abord une série de lettres échangées entre les différents membres de la famille Binet entre 1883 et 1915. Il rassemble ensuite les échanges entre Théodore Simon (1873-1861) et le psychologue américain Henry H. Goddard (1866-1957) autour de la demande de traduction des travaux de Binet sur la mesure de l'intelligence, adressée dès 1911 par Goddard à Laure Binet (1857-1922), la femme du psychologue alors récemment décédé. Ce double corpus inédit nous permet d'aborder Alfred Binet sous un angle plus intime et personnel, mais aussi de retracer précisément la réception américaine de son oeuvre, qui fut la source du succès mondial de son test d'intelligence. Il nous montre surtout comment le savant mêlait sans difficulté ses vies personnelle et professionnelle, au point de rendre difficile leur dissociation. Enfin, ce volume nous offre, notamment grâce aux nombreuses photographies qui y sont reproduites, une immersion rare dans la vie quotidienne d'une famille bourgeoise du 'axe siècle, avec ses drames, ses joies et ses solidarités.
Depuis 1980 sévit aux Etats-Unis une épidémie de personnalités multiples. Il y a là, en ce tournant de siècle à l'échelle d'une superproduction, comme un retour à ce que les auteurs du XIXe siècle finissant - au premier rang desquels Alfred Binet occupe une place privilégiée - décelaient comme double conscience ou scissions du moi. Mais, il s'agissait de cas d'exception, de nature hystérique, ou produits artificiellement par des procédés hypnotiques, eux-mêmes en pleine résurgence à l'approche du " new age " et dans l'exacerbation du malaise dans la civilisation. La lecture rétrospective de Binet se recommande ici par ses sobres descriptions des personnalités coexistantes et successives qui attachent une importance particulière, non seulement aux états de conscience modifiée, mais aux troubles de la sensibilité et des actes qui imposent la reconnaissance d'une activité psychique subconsciente, voire d'un inconscient largement cognitif.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.