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LE DECAPSULEUR
AJANOHUN LAETITIA
PASSAGES
8,00 €
Épuisé
EAN :9791094898222
Moi ce que je dis c'est qu'il faut décapsuler, comme ça, à plein croc, sans passer par mille et une voies, décapsuler de la canine pour avoir droit à la saveur première , pour piffer de quelle amertume elle retourne. Si tu décapsules net tu verras bien plus vite que c'est le houblon qui fait le spectacle, et moi la seule chose qui ressuscite mon appétit c'est le spectacle. Dès que ça joue, je salive, tu piges. Faut que ça joue, le reste c'est vague, le reste c'est des préceptes qu'on a inventés pour nous cadavérer. Moi qui vous parle, j'ai décapsulé plus d'une vie et la seule chose qu'il me reste à chaque fois c'est ce qui se joue, c'est la teneur de sa petite chanson. J'en ai une là dans l'oreille, une jolie, une toute proche, une correctement décapsulée. Je vous l'envoie.
Ajanohun Laëticia ; Baldacchino Adeline ; Bondon R
Le pain et la terre, des ouvriers sacrifiés, discuter avec Aminata Traoré, émancipation socialiste et religions : débat, le pouvoir chinois en quête du nouvel Homme, une grève de femmes de chambre, animaux de laboratoire : la réalité en face, quand on sabote la montagne, suprématie mâle : histoire d'un concept, vie de Gloria Anzaldùa, Algérie, année révolutionnaire, retour en Iran, jamais tu ne trouves le repos, feu bleu.
Est-ce que je te demande pardon ? Est-ce que je fais cela ? Dis moi quelque chose. Dis-moi que ce n'est pas de notre faute. Dis-moi que c'est la faute du vent, au soleil, à l'histoire. Dis-moi que c'est un accident. Dis-moi que la mer s'est faite violente / Et que tu as omis de nager / Comme j'ai omis de sourire à tes blagues (...) Dis moi que tu as présumé de tes forces. Dis-moi que tu as mis toute ta rage dans la bataille, que tu voulais revenir. Dis-moi que nous avons fait tout ce que nous avons pu.
Etre au-delà n'entend pas dresser une typologie des représentations de la mort au cinéma, mais plutôt de réfléchir au lien existant entre un art qui fait, étymologiquement, de l'écriture du mouvement son ambition et un événement qui a lieu chez tous les êtres vivants puisqu'il en conditionne la définition même. Filmer le vivant permet d'entretenir un rapport avec la mort : la conservation de ce qui s'échappe des êtres capturés par l'objectif est précieux. Nous regardons quelque chose qui n'est plus et, de fait, avons la possibilité, d'essayer d'y percevoir les glissements imperceptibles qui les entraînent vers un terme. La notion d'ensemble que revêt le film de par le montage qui a contribué à l'élaborer peut effectivement et rétrospectivement permettre à ce point final d'exister. Une expérience au-delà du sensible. Maîtrise du tout et de la partie : c'est à partir de ces qualités que se développe ce livre qui parlera autant de Federico Fellini que de John Wayne, autant de Torture Porn que de western classique, tant ce qui est son coeur est la base palpitante, émouvante, fébrile de toutes les formes de cinéma qui n'évoquent la mort que pour mieux rêver à ce qui peut la dépasser.
La nuit caribéenne. Georges et Frantz, deux frères, de sang et de misère, sont les anciens hommes de main du Parti. Ils ont été de tous les mauvais coups qui ont permis à quelques hommes politiques, comme le président Valatte, de se hisser au pouvoir. Frantz, en récompense, accepte une demi-pension. Georges, lui, refuse sa part de miettes, il a de l'orgueil. Alors, il franchira la limite et fera parler le sang. Le Patron. Tard, le soir. Dehors, pluie et vent, prélude aux grandes frasques de la tempête attendue pour le petit matin. A l'intérieur, dans le bar désormais vide : la patronne et le videur. Tous deux s'épient. Se cherchent. Se perdent. Se trouvent. Dans l'expérience d'une parole qui, au premier point du jour, les achemine vers leur part intime, leur part de failles et de silence à démêler, pour que l'amour, en son miracle, une fois encore, devienne possible.
En 1969, Samuel Beckett recevait le prix Nobel de littérature. Ce livre qui rassemble des textes d'artistes de renommée internationale est publié en l'honneur du cinquantenaire de la réception de cette haute distinction. Il vient aussi commémorer une vie de créativité extraordinaire qui s'est terminée il y a trente ans, en 1989. Les mots qu'il contient offrent en outre un témoignage émouvant sur une oeuvre qui, longtemps encore, va "continuer".
Mabiala Bissila Julien ; Baran Valérie ; Nosjean E
Crabe Rouge. Un bar sordide le long du fleuve Porkatina. Bayouss en est le tenancier, Bibiche y danse en professionnelle malgré sa grossesse. Monsieur l'Autorité vient chercher des noises à Bayouss et l'ex-enfant soldat Marley vient y rouler des mécaniques. Ce jour-là, la télévision retransmet la trilogie du célèbre réalisateur de Porkatina, "la Traversée d'enfer" ou le procès des "disparus du Beach". Mais dans le bar le chaos de la vie continue : impossible de fermer les robinets de bière. Une menace du gouvernement. La nuit qui tombe régulièrement sur le bar faute d'électricité... Mais dans le chaos de la vie, même dans la nuit, il y a de la vie. Même si elle est racontée, dans une langue décapée à l'acide, par ceux qui sont "peut-être déjà morts" ou par l'enfant qui refuse de naître. Ce sont là des histoires sans acte ni lieu de naissance. Des personnages déjantés avec leur violence, leur humour, leur séduction aussi, et qui sont capables de naître n'importe où, parler votre langue et habiter près de chez vous.