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La peinture, sommet des arts
Albus Anita ; Kaufholz-Messmer Eliane
SEUIL
29,40 €
Épuisé
EAN :9782020526241
Voici cinq siècles la science était considérée comme un art et l'art comme une science, la peinture se situant au-dessus de tous les arts. Et une nouvelle espèce de peintres s'efforçait de réconcilier le monde sensible et le monde intelligible. Dans cet essai original et érudit, Anita Albus raconte comment s'est développée aux 15ème, 16ème, 17ème siècles, en particulier la peinture en trompe-l'oeil, en utilisant quelques exemples d'oeuvres de maîtres d"Europe du nord - grands comme Jan van Eyck, Gérard David, moins connus comme Georg Flegel, Johannes Goedaert. En tant que chercheur, elle se situe dans la tradition d'Erwin Panofsky; en tant que peintre, elle perçoit des choses que personne n'avait perçues avant elle; en tant qu'écrivain, elle revisite des oeuvres en découvrant de façon subtile la part d'abstraction, les symboles cachés qui nous échapperaient, et de façon tout aussi saisissante les infimes détails que notre regard ne sait pas toujours discerner. Prenons quelques exemples: - A partir d'un Paysage de forêt de Gérard David (1460-1525) on remarque que la conception du monde a changé en 50 ans: plutôt que les sujets de majesté, on privilégie la nature purificatrice. - Après les vastes perspectives, l'auteur restreint son regard aux natures mortes. Nature morte du fumeur de Flegel (1628) englobe en quelques objets - pipe, tabac, verre, fraises - toute la symbolique de son époque. Quant à Goedaert, il reflète la folie des tulipes et réunit le végétal, l'animal, le minéral, dans Vase de fleurs avec mésange bleue (1660). Anita Albus emprunte sa méthode aux anciens peintres eux-mêmes: la technique des couches. Elle nous apprend à distinguer les différents niveaux de cette peinture, sur le plan de la technique, de la couleur et du sens. Elle nous fait aussi redécouvrir le contexte historique et philosophique dont les oeuvres sont les témoins et que les artistes n'ont pas occulté. En conclusion elle nous livre un petit trésor: un cahier technique sur les pigments eux-mêmes, que le 19ème siècle a sacrifiés progressivement au profit des couleurs industrielles. Le lecteur se sent presque devenir alchimiste en découvrant combien de"science"nécessitait la création d'une couleur. Nous avons ici un essai littéraire, un patchwork au meilleur sens du terme, très stimulant et chatoyant d'éléments provenant de multiples champs de savoir et reliés par la vision du monde et de l'art pictural propres à l'auteur. "Ce livre m'a enchanté par toutes les révélations qu'il apporte d'ordre technique. Jamais, me semble-t-il, on n'a mieux fait comprendre que, contrairement aux idées reçues, la peinture ne consiste pas dans la représentation en deux dimensions d'objets tridimensionnels, mais dans une transformation d'objets à trois dimensions en un autre objet, lui aussi à trois dimensions: le tableau? [ Je suis ] émerveillé une fois de plus par l'étendue de ces connaissances, l'ingéniosité et la pénétration de ces analyses.""
Le médecin praticien est quotidiennement sollicité par les patients pour un certificat, un document à remplir pour l'obtenion de droits sociaux ou privés. Le tiers payant est devenu très présent dans la relation médecin-malade. Souvent le praticien a des difficultés pour comprendre des législations compliquées, les règles juridiques ou des procédures administratives qui ont une logique non médicale. Les auteurs ont réécrit les principes et les règles des expertises en se plaçant délibérément dans la position du médecin traitant. Les règles et les éléments de l'expertise sont présentés simplement mais avec les précisions nécessaires à une argumentation pertinente. En début de chaque chapitre, une autoévaluation des connaissances permet au lecteur de connaître son niveau et d'adapter sa lecture. La forme de l'ouvrage autorise plusieurs types de lecture, rapide par les encadrés et les tableaux, et approfondie par les détails du texte et les annexes qui sont des précisions techniques où le praticien peut se reporter au besoin. Ce rôle du médecin traitant dans les expertises est enfin prédenté de manière synthétique et chronologique en fin d'ouvrage. Ce " créneau " de conseil et d'assistance du malade à l'expertise est un défi à relever par le médecin traitant. S'il ne le fait pas, d'autres le feront à sa place...
Résumé : Charles A. Morgan, chimiste, auteur, philosophe et collectionneur, laisse à sa mort une maison et une collection faite de "choses" accumulées sans hiérarchie ni direction précise, dans un geste affranchi et fou. Fasciné par son livre unique, intitulé "Stuff", un dilettante récalcitrant pose sa candidature pour aider à la préservation de "l'oeuvre" de Morgan. Il en devient le gardien au sens le plus féroce et le plus sauvage du terme, cohabitant avec ces choses qu'il continue de déchiffrer, jusqu'à devenir l'une d'entre elles. D'une élégance rare, la phrase de Doon Arbus épouse les méandres de la pensée d'un esprit envahi et nous entraîne irrémédiablement dans sa logique. Son premier roman est un objet étrange et envoûtant, proprement extraterrestre.
Albis Hippolyte d' ; Greulich Angela ; Ponthière G
Depuis plusieurs décennies, l'âge de la maternité recule. Les auteurs se proposent ici d'analyser, à partir de données démographiques et économiques de vingt-huit pays européens et en examinant plus particulièrement les cas français et allemand, les causes et les conséquences de ce report des naissances. Ils identifient deux facteurs prépondérants : la durée des études des mères et la stabilité de leur situation professionnelle. L'âge de la maternité s'apparente à un marqueur social qui permet une lecture originale des dynamiques propres à chaque pays. Cet opuscule montre que le recul de l'âge de la maternité n'est pas, en général, associé à un déclin de la fécondité, même si l'Allemagne constitue un contre-exemple intéressant. On éclaire ainsi la difficile question de l'efficacité des politiques en faveur de la natalité, et de leurs effets sur les décisions individuelles quant à l'âge de la maternité.
Résumé : Le photographe Richard Avedon et l'écrivain Doon Arbus collaborent depuis trente ans à l'élaboration de ce livre. A travers les photographies et les interviews qu'ils réalisèrent alors, transparaît l'esprit d'une époque restée intacte, comme capturée. Rencontrer quelqu'un et coucher avec, ça veut dire quelque chose, mais pas autant qu'avant. JANIS JOPLIN, SEPTEMBER 1969 Dans une société où l'oppression est institutionnalisée, la seule chose à faire c'est de surprendre le gouvernement et les entreprises la main dans le sac - en train d'arnaquer les autres, tu vois. FLORYNCE KENNEDY, AUGUST 1969 J'avais tellement peur de faire des bêtises et de me faire attraper. DR. BENJAMIN SPOCK, SEPTEMBER 1969 Les liens qui existent entre la rhétorique et la poésie, entre les propos d'un Black Panther et ceux d'un chanteur de rock ou d'un militant pacifiste, entre les cicatrices d'un artiste Pop et celles d'une victime du napalm donnent au livre une structure d'une force et d'une indépendance particulières.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'Europe est le théâtre de rivalités politiques et artistiques entre les grandes dynasties que sont les Bourbons et les Habsbourg. Le mécénat d'art, ecclésiastique et royal, a fortement contribué, à cette période, au fleurissement culturel européen. Dans une langue limpide et savoureuse, Marc Fumaroli, historien littéraire et historien de l'art, laisse transparaître dans cet ouvrage toute sa passion et son enthousiasme pour les arts européens de cette époque. Il y fait valoir le rôle des académies royales, des artistes et de la peinture dans la diplomatie européenne, évoquant tour à tour certains des personnages les plus célèbres qui ont jalonné le Grand Siècle et le Siècle des Lumières : Louis XIV, Poussin, Velázquez, Richelieu, Rubens, Fragonard... Du baroque au néoclassicisme, ce recueil de textes richement illustrés et soigneusement sélectionnés par l'auteur rappelle l'extrême profusion artistique à laquelle l'Ancien Régime donna lieu.
Au point de départ le masque. Mais qu'est-ce au juste un masque pour les anciens grecs? Pour nommer le masque la langue grecque utilise le mot prosopo, qui est, aussi et surtout, le nom du visage. Helléniste, ancienne sous-directrice au Collège de France, Françoise Frontisi-Ducroux affirme que « ce qui vaut pour le visage de chair vaut aussi pour le masque artificiel ». Masque scénique, rituel ou cultuel (figurant une divinité), les pensées et les émotions s'y lisent à fleur de peau. C'est avec le masque que se façonne la personnalité du citoyen, en tête à tête avec des doubles de lui-même, ou avec des figures de l'autre. Du masque au visage ? Aspect de l'identité en Grèce ancienne est un essai incontournable enfin réédité.
Résumé : Alors que l'histoire des cultures est en cours de réécriture et ne peut plus être réduite à la chronique des avant-gardes occidentales, une notion demeure à l'abri des révisions critiques : primitivisme. Primitif est devenu, dans le dernier tiers du XIXe siècle, une obsession de la pensée occidentale. Quant à primitivisme, son usage est courant en histoire de l'art depuis un siècle. Il est donc plus que temps de mettre à nu ce que l'un et l'autre renferment de sous-entendus et de stéréotypes. A l'origine de cet examen critique, deux constats. D'une part, le colonialisme s'avère la condition nécessaire du développement de l'ethnologie, de l'anthropologie et des musées : sans colonies, pas une de ces immenses collections africaines et océaniennes que les puissances européennes accumulent à Berlin, Bruxelles, Londres ou Paris - tout en dénigrant systématiquement la supposée grossièreté d'objets produits par des peuples que l'on prétend inférieurs. D'autre part, ces "sauvages" ne sont pas les seuls primitifs qui intéressent les sciences humaines du temps : il y a aussi les enfants, les fous, les préhistoriques et les rustiques. Tous ont en commun, pour des raisons diverses, d'incarner l'inverse de l'homme moderne, urbain, savant, industrialisé. Il apparaît dès lors que les primitivismes, loin de n'être qu'affaires de formes et de styles, expriment en peintures, sculptures et gravures des protestations politiques contre le monde des révolutions industrielles et techniques ; et qu'ils vont donc de pair avec des tentatives de réforme de ce quotidien moderne : pour la liberté des corps contre l'ordre moral bourgeois, pour la vie dans la nature loin des métropoles et des usines, pour la singularité de l'individu contre l'uniformité imposée par la société.
Qu'avaient vu, jusqu'en 1900, ceux dont les réflexions sur l'art demeurent pour nous révélatrices ou significatives, et dont nous supposons qu'ils parlent des mêmes oeuvres que nous [...] ? Deux ou trois grands musées, et les photos, gravures ou copies d'une faible partie des chefs-d'oeuvre de l'Europe. [...] Aujourd'hui, un étudiant dispose de la reproduction en couleurs de la plupart des oeuvres magistrales, découvre nombre de peintures secondaires, les arts archaïques, les sculptures indienne, chinoise, japonaise et précolombienne des hautes époques, une partie de l'art byzantin, les fresques romanes, les arts sauvages et populaires. [...] nous disposons de plus d'oeuvres significatives, pour suppléer aux défaillances de notre mémoire, que n'en pourrait contenir le plus grand musée. Car un Musée Imaginaire s'est ouvert, qui va pousser à l'extrême l'incomplète confrontation imposée par les vrais musées : répondant à l'appel de ceux-ci, les arts plastiques ont inventé leur imprimerie."