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LES SIXTIES
Arbus Doon ; Avedon Richard
FLAMMARION
30,50 €
Épuisé
EAN :9782841101108
Le photographe Richard Avedon et l'écrivain Doon Arbus collaborent depuis trente ans à l'élaboration de ce livre. A travers les photographies et les interviews qu'ils réalisèrent alors, transparaît l'esprit d'une époque restée intacte, comme capturée. Rencontrer quelqu'un et coucher avec, ça veut dire quelque chose, mais pas autant qu'avant. JANIS JOPLIN, SEPTEMBER 1969 Dans une société où l'oppression est institutionnalisée, la seule chose à faire c'est de surprendre le gouvernement et les entreprises la main dans le sac - en train d'arnaquer les autres, tu vois. FLORYNCE KENNEDY, AUGUST 1969 J'avais tellement peur de faire des bêtises et de me faire attraper. DR. BENJAMIN SPOCK, SEPTEMBER 1969 Les liens qui existent entre la rhétorique et la poésie, entre les propos d'un Black Panther et ceux d'un chanteur de rock ou d'un militant pacifiste, entre les cicatrices d'un artiste Pop et celles d'une victime du napalm donnent au livre une structure d'une force et d'une indépendance particulières.
Genève, dix-neuf janvier. L'orchestre de la Haute Ecole de Musique donne un concert au Victoria Hall. Ce soir-là, Rose succombe à Lori, un homme énigmatiquement silencieux. Tout son être est silence. Mais Rose s'aperçoit que ce qu'elle convoite dépasse ce que Lori est prêt à lui offrir. Elle est amoureuse. Rose n'aime pas avec des mots, moins encore avec des promesses. A mesure qu'elle s'enracine dans cette ville nouvelle, suante de musique, les relations se nouent, s'étoffent, se meurent quelquefois. Rose découvre en elle une multiplicité dont le monde s'effraie. Entre tout et tous, elle mènera son exploration où son humanité s'exprimera le mieux, en même temps qu'une quête de franchise, la sienne d'abord, celle de Lori, de Paulin et d'Aram, de Constant, d'Agustín et de Jasper, pour qui elle nourrit des affections différentes et sincères. Cette enquête fouillée, qui, 10 ans durant, lui ouvrira les dossiers les plus secrets, les mémoires les mieux conservées, le conduira sur les lieux meurtris par le criminel, l'auteur nous en dévoile toutes les étapes et les étonnantes trouvailles. Il vous fera découvrir aussi la résonance médiatique, littéraire et cinématographique du personnage. Enfin, pour la première fois sera révélée son ultime histoire d'amour. Agrémenté de photos et de documents d'époque, cet ouvrage s'achève par sa longue lettre d'adieu à la lecture de laquelle "il est difficile de s'arracher", aux dires de Patrick Vauzelle, le préfacier.
Le médecin praticien est quotidiennement sollicité par les patients pour un certificat, un document à remplir pour l'obtenion de droits sociaux ou privés. Le tiers payant est devenu très présent dans la relation médecin-malade. Souvent le praticien a des difficultés pour comprendre des législations compliquées, les règles juridiques ou des procédures administratives qui ont une logique non médicale. Les auteurs ont réécrit les principes et les règles des expertises en se plaçant délibérément dans la position du médecin traitant. Les règles et les éléments de l'expertise sont présentés simplement mais avec les précisions nécessaires à une argumentation pertinente. En début de chaque chapitre, une autoévaluation des connaissances permet au lecteur de connaître son niveau et d'adapter sa lecture. La forme de l'ouvrage autorise plusieurs types de lecture, rapide par les encadrés et les tableaux, et approfondie par les détails du texte et les annexes qui sont des précisions techniques où le praticien peut se reporter au besoin. Ce rôle du médecin traitant dans les expertises est enfin prédenté de manière synthétique et chronologique en fin d'ouvrage. Ce " créneau " de conseil et d'assistance du malade à l'expertise est un défi à relever par le médecin traitant. S'il ne le fait pas, d'autres le feront à sa place...
Sans titre est le troisième volume de l??uvre de Diane Arbus, et le seul consacré exclusivement à un projet spécifique. Les photographies ont été prises dans les centres pour handicapés mentaux entre 1969 et 1971, pendant les dernières années de sa vie. La plus grande majorité de ces photos, dont elle avait songé faire le sujet d?un livre, est restée inédite jusqu?ici. Avec ces photographies, Diane Arbus atteint un lyrisme, une pureté émotionnelle, qui les distinguent du reste de son ?uvre. « Enfin ce que je cherchais », écrivit-elle à l?époque. Résultat de son estime inébranlable pour la réalité telle qu?elle la percevait, les photographies de ce livre relèvent moins du document que du mythe. Sans titre est probablement sa vision la plus transcendante et la plus romantique. Il célèbre le caractère à la fois unique et lié de chacun d?entre nous; il exige de nous ce qu?il exigeait d?elle: avoir le courage de voir les choses telles qu?elles sont et la grâce de les laisser ainsi. Pour Diane Arbus, être photographe comprenait tout cela. Sans titre est suivi d?une postface de Doon Arbus, fille de l?artiste.
Le cinéma de Victor Erice (1940) est un cinéma rare, inscrit dans le contexte de l'histoire douloureuse, constituée en mythe funeste, des 35 ans de la dictature franquiste en Espagne. Cette étude interroge la présence et le devenir d'un impensé volontaire dans trois films du cinéaste espagnol : El Espiritu de la colmena (1973), El Sur (1983) et Alumbramiento (2002). S'y constitue, en effet, un imaginaire de résistance susceptible de faire du cinéma en général un mouvement anticipatif de réengagement de la civilisation, du progrès, de la pensée, de l'audace, de l'invention et de l'édification collective. Victor Erice filme les aventures de l'enfance, les territoires où il déroule ses micro-histoires, et dépose dans sa construction audiovisuelle des fragments d'impensé, tissant entre eux et avec le "pensé", l'"organisé" de l'écriture filmique, un réseau de résonances signifiantes qui manifestent littéralement : l'invisible, l'indicible, l'imprévisible, l'improbable, l'interdit, l'inimaginable. Le processus de création des fragments audiovisuels y est central et porte les germes de la résistance, préparant les réponses à venir. Dès lors, ses aspects prophétiques entrent en conflits avec la volonté de contrôle des pouvoirs quels qu'ils soient.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)