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L'oasis cachée
Al-Koni Ibrahim
PHEBUS
18,25 €
Épuisé
EAN :9782859408442
Comme souvent dans l'oeuvre d'Al-Koni, nous sommes transportés dans un lieu assez largement indéterminé (le désert profond, dans un pays qui évoque vaguement la Libye... même si l'auteur le décrit avec une précision aigüe), et à une époque des plus floues (à l'approche d'une vague "modernité" annoncée... Mais aussi bien, dirait-on, aux commencements du monde). L'intrigue elle-même paraît avoir été tissée au temps d'Abraham... Un homme doit renoncer à la poésie et à l'amour (ainsi le veut la Loi) pour jouer le rôle de chef à la tête de sa tribu. Ce sacrifice marquera la vie des siens, mais n'empêchera pas que ne soient posées à tous - et d'abord à lui - les antiques questions (les plus modernes, bien sûr): faut-il partir ou rester, écouter la prudence ou élire le risque, écouter les devins ou les moquer, se soumettre à la tradition ou oser le sacrilège... Ibrahim Al-Koni est né dans le désert Libyen, de culture touareg, il n'apprend à écrire l'arabe qu'à l'âge de 12 ans. Il fait ensuite des études d'histoire et de journalisme en ex-URSS, avant de s'installer en Pologne. Si l'on excepte deux brefs recueils de nouvelles parus en 1975 et 1976, ce n'est qu'à la fin des années 80 qu'il fait connaître au monde son oeuvre (plus de 20 titres publiés à ce jour), saluée à travers tout le monde arabe - au moins dans les cercles éclairés - comme l'une des révélations majeurs de cette fin de siècle. Un premier roman traduit en français ('Poussière d'Or', Gallimard, 1998), puis deux autres ('L'Herbe de la nuit"et"Le saignement de la pierre', L'Esprit des Péninsules, 2000 et 2001), ainsi que quelques nouvelles recueillies dans la revue Serpent à plumes lui ont valu les plus hauts témoignages d'admiration.
Al-Koni Ibrahim ; Bataillon Pierre ; Zabbal Franço
Résumé : Réédition en poche d'un des textes phares du grand auteur touareg, Ibrahim Al Koni, traduit et lauréat de nombreux prix littéraires à travers le monde. A la fois récit initiatique et conte mystique, ce texte suit les pas du jeune Assouf, élevé dans le désert, habitué à la seule compagnie de ses troupeaux, et qui se trouve peu à confronté à l'arrivée des touristes et des braconniers venus chasser les dernières gazelles. Questionnant la possibilité de faire société, la solitude et les liens familiaux, ce texte interroge aussi avec une grande modernité le lien que nous tissons avec les animaux et les mythologies qui en découlent.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Une caravane de marchands demande asile pour quelques jours à une tribu d'un puits. On leur accorde l'hospitalité, ainsi que le commande la loi du désert. La même loi stipule que demeurer plus de quarante jours à la même place, c'est tomber en esclavage. Or les nouveaux venus n'ont rien de plus pressé, sitôt installés et trouvant le site à leur goût, que de construire sous le nez de leurs hôtes une cité en dur où ils se livrent bientôt à mille trafics, offrant aux pauvres nomades médusés tout un luxe de produits brillants et inutiles. Oublieux de l'antique enseignement des "mages", les esprits faibles se laissent séduire et finissent par enfreindre la promesse qu'ils avaient faite aux esprits du désert: celle de renoncer à la possession de l'or, valeur perverse réservée à "Ceux de l'Autre Monde". La vengeance des esprits sera terrible. Le vent de sable va souffler pendant une année entière, rappelant aux apprentis-sorciers et à leurs dupes que l'homme, lors même qu'il croit avoir les moyens d'asservir la nature, n'est jamais le maître du jeu... Biographie de l'auteur Ibrahim Al-Koni (né en 1948) est en train d'imposer l'une des rares oeuvres de langue arabe offrant une lecture du monde qui ne se réduise pas à celle de l'islam. Ce Libyen de culture touarègue, dont presque tous les livres ont pour cadre le désert, propose aux lecteurs du monde entier une littérature intemporelle de dimension universelle, fondée toute sur une inquiétude foncièrement moderne: notre désir inavoué de détruire le monde. A l'opposé des fondamentalistes musulmans, il est l'un des rares romanciers en sa langue qui cherche à inventer une autre littérature arabe. Les Mages, qui ont connu un grand succès en Allemagne (où le livre a été couronné par un grand prix de littérature), sont considérés comme son chef-d'oeuvre.
Moment singulier dans l'oeuvre d'Ibrahim al-Koni, ce récit retrace l'ascension du gouverneur Ahmed al-Qaramânli dans les années 1710. S'alliant à la population arabe contre les Turcs et leurs descendants kouloughlis, il se démarque brutalement de la Sublime Porte pour fonder une dynastie qui régnera sur la Libye pendant plus d'un siècle. Inspiré des Annales tripolitaines de l'historien français Laurent-Charles Féraud (1829-1888), ce roman est à la fois un récit historique - où l'auteur retisse les thèmes qui lui sont chers: la malédiction du pouvoir ou l'intervention de l'invisible dans le monde matériel - et un récit philosophique illustrant le thème majeur de l'appel. Celui qui oriente le destin de chaque homme, qui le pousse à vivre et à agir en le tirant insensiblement vers la mort. Comme un appel du lointain est aussi une magnifique évocation du désert et de la mer envisagés comme deux espaces de pure liberté, participant d'une seule et même essence, l'un gardien de l'identité et des valeurs, l'autre ouvrant sur l'inconnu, monde indompté des corsaires et théâtre de l'affrontement avec les puissances européennes.
Bien rare assurément les lecteurs qui ont eu l'occasion d'avoir entre les mains ce petit livre publié en 1947, jamais réédité depuis. Sous forme de contes" merveilleusement brefs qui ont la netteté et le trouble du rêve, et dont le personnage central est toujours le même (un mort qui persiste désespérément à vivre), c'est dans un monde subtilement cauchemardesque que nous nous trouvons entraînés, comme à notre corps déféndant : un monde qui se révèle être, dès les premiers détours, celui de l'inavouable".
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.