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Comme un appel du lointain
Koni Ibrahim al ; Vigreux Philippe
MICHEL DE MAULE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782876232396
Moment singulier dans l'oeuvre d'Ibrahim al-Koni, ce récit retrace l'ascension du gouverneur Ahmed al-Qaramânli dans les années 1710. S'alliant à la population arabe contre les Turcs et leurs descendants kouloughlis, il se démarque brutalement de la Sublime Porte pour fonder une dynastie qui régnera sur la Libye pendant plus d'un siècle. Inspiré des Annales tripolitaines de l'historien français Laurent-Charles Féraud (1829-1888), ce roman est à la fois un récit historique - où l'auteur retisse les thèmes qui lui sont chers: la malédiction du pouvoir ou l'intervention de l'invisible dans le monde matériel - et un récit philosophique illustrant le thème majeur de l'appel. Celui qui oriente le destin de chaque homme, qui le pousse à vivre et à agir en le tirant insensiblement vers la mort. Comme un appel du lointain est aussi une magnifique évocation du désert et de la mer envisagés comme deux espaces de pure liberté, participant d'une seule et même essence, l'un gardien de l'identité et des valeurs, l'autre ouvrant sur l'inconnu, monde indompté des corsaires et théâtre de l'affrontement avec les puissances européennes.
Ecrivain libyen reconnu comme une figure majeure de la littérature arabophone contemporaine, Ibrahim al-Koni nous emmène dans les univers qui ont nourri son ?uvre : le Sahara tout d'abord, mais également l'ensemble des relations qu'entretiennent les hommes avec le monde dans lequel ils vivent. Choisis par Hartmut Fähndrich et traduits de l'arabe par Yves Gonzalez-Quijano, ces aphorismes explorent différents thèmes : la nature, le désert, la mer, les saisons, le vent, le feu, l'arbre et la fleur, le roc. Cet itinéraire poétique est jalonné par une sélection de photographies d'Alain et Berny Sèbe.
Fils d'un noble touareg du Sahara, Oukhayyed reçoit à sa majorité un méhari tacheté, d'une beauté unique mais fragile : la tacheté contracte la gale lors de ses aventures amoureuses. Au terme d'une traversée initiatique du désert, le jeune homme trouve l'herbe du diable qui le guérit. Mais il doit le castrer, en mesure d'expiation, et expier lui-même pour la série de fautes qu'il commet : une promesse non tenue à la déesse Tanit ; son mariage avec Ayour et son bannissement de la tribu ; la mise en gage du beau méhari ; enfin l'échange de sa femme et de son fils contre l'animal et la liberté. Le sac de poussière d'or qu'on lui donne à son insu parachève sa malédiction. Elément corrupteur de la beauté du dromadaire, cette poussière d'or crée le plus grand scandale qu'ait connu le désert. De nouveau seul avec son méhari, dans des paysages d'une puissante poésie, Oukhayyed ne peut que retarder le moment où il devra payer le prix du déshonneur, sans doute, mais surtout de la beauté absolue et de la liberté dont il a fait le choix.
Comme souvent dans l'oeuvre d'Al-Koni, nous sommes transportés dans un lieu assez largement indéterminé (le désert profond, dans un pays qui évoque vaguement la Libye... même si l'auteur le décrit avec une précision aigüe), et à une époque des plus floues (à l'approche d'une vague "modernité" annoncée... Mais aussi bien, dirait-on, aux commencements du monde). L'intrigue elle-même paraît avoir été tissée au temps d'Abraham... Un homme doit renoncer à la poésie et à l'amour (ainsi le veut la Loi) pour jouer le rôle de chef à la tête de sa tribu. Ce sacrifice marquera la vie des siens, mais n'empêchera pas que ne soient posées à tous - et d'abord à lui - les antiques questions (les plus modernes, bien sûr): faut-il partir ou rester, écouter la prudence ou élire le risque, écouter les devins ou les moquer, se soumettre à la tradition ou oser le sacrilège... Ibrahim Al-Koni est né dans le désert Libyen, de culture touareg, il n'apprend à écrire l'arabe qu'à l'âge de 12 ans. Il fait ensuite des études d'histoire et de journalisme en ex-URSS, avant de s'installer en Pologne. Si l'on excepte deux brefs recueils de nouvelles parus en 1975 et 1976, ce n'est qu'à la fin des années 80 qu'il fait connaître au monde son oeuvre (plus de 20 titres publiés à ce jour), saluée à travers tout le monde arabe - au moins dans les cercles éclairés - comme l'une des révélations majeurs de cette fin de siècle. Un premier roman traduit en français ('Poussière d'Or', Gallimard, 1998), puis deux autres ('L'Herbe de la nuit"et"Le saignement de la pierre', L'Esprit des Péninsules, 2000 et 2001), ainsi que quelques nouvelles recueillies dans la revue Serpent à plumes lui ont valu les plus hauts témoignages d'admiration.
Al-Koni Ibrahim ; Bataillon Pierre ; Zabbal Franço
Résumé : Réédition en poche d'un des textes phares du grand auteur touareg, Ibrahim Al Koni, traduit et lauréat de nombreux prix littéraires à travers le monde. A la fois récit initiatique et conte mystique, ce texte suit les pas du jeune Assouf, élevé dans le désert, habitué à la seule compagnie de ses troupeaux, et qui se trouve peu à confronté à l'arrivée des touristes et des braconniers venus chasser les dernières gazelles. Questionnant la possibilité de faire société, la solitude et les liens familiaux, ce texte interroge aussi avec une grande modernité le lien que nous tissons avec les animaux et les mythologies qui en découlent.
Della Faille de Leverghem Lydia ; Broqueville Hugu
Après le décès en 1911 de Madame Alexandre della Faille de Leverghem, ses descendants continuent à vivre sur le domaine du Lackbors, situé à Deurne près d'Anvers, où chacun a construit sa demeure. On se voit beaucoup, on se rencontre dans les allées, on va chez l'un et l'autre, tous cousins, tous unis par un puissant esprit de famille. Une propriété s'appelait à cette époque une campagne. Gustave, le père de Lydia, y côtoie ses quatre frères, Gaston, Jules, Ludovic (dit Fio) et Henry. En 1914, Gaston et Ludovic sont encore célibataires, et l'ardente Lydia parle beaucoup de ces jeunes oncles dans son journal. La guerre bouleverse cet état idyllique. On verra la famille partant au gré des rumeurs, tantôt à Anvers, tantôt dans leur campagne de Deurne, subissant l'attaque de zeppelins, ou l'attente des obus. La Belgique tout entière semble une vaste fourmilière affolée de gens courant en tous sens, perdant le nord, ne sachant où se réfugier, où déposer en lieu sûr leurs biens transportables. Mais elle est aussi grandie par cette vague patriotique qui anime la jeune Lydia à vouloir "soigner les blessés" et pousse les oncles si séduisants à prêter leurs propriétés aux armées et à s'engager au combat.
Armstrong, l'abus ! est tout à la fois un coup de gueule, un coup de semonce et un coup d'amour pour " la petite reine " perdue par son roi, Lance Armstrong. Septuple vainqueur de la Grande Boucle de 1999 à 2003, le Texan a en effet annoncé qu'il comptait " essayer de remporter un huitième Tour de France ". Cette nouvelle participation relance les spéculations sur les lourds soupçons de dopage qui pesaient sur ce coureur à l'époque de ses exploits. Et ce retour au sein du peloton ne pouvait échapper à Jean-Emmanuel Ducoin, spécialiste du Tour de France. Comment expliquer que Lance Armstrong s'autorise à défier le public, les organisateurs et les coureurs alors que tant de questions, de doutes et de rumeurs planent sur une carrière particulièrement équivoque ? Cet ouvrage d'un amoureux inconditionnel du vélo dévoile ainsi les dessous et les " casseroles " d'organisateurs peu scrupuleux, décrit un milieu cycliste victime ou complice, relate le rôle de la presse et dénonce, enfin, le jeu cupide des médecins et des préparateurs faiseurs de produits dopants " légaux " et illégaux.
Les Habsbourg, originaires de l'actuel canton suisse d'Argovie et maison régnante en Espagne durant presque deux siècles (1517-1700), attribuèrent toujours beaucoup d'importance aux mariages des femmes de leur famille, les "Autrichiennes", comme moyen d'extension et de consolidation de leurs territoires. Ces reines ou princesses espagnoles et françaises, surent accomplir leur obligation en l'honneur d'une haute mission dynastique. Dans la majorité des cas, le prix à payer fut celui de leur bonheur personnel...Catharina de Habsbourg retrace la vie de dix de ces femmes, depuis l'exceptionnel point de vue que lui concède le fait de partager les mêmes origines familiales de: Marguerite, épouse de l'insatisfait Don Juan, à Marie-Anne, défenderesse forcenée des prérogatives de son fils Charles II; de Catherine, enfermée toute son enfance à côté de sa mère Jeanne La Folle et devenue reine du Portugal, à Isabelle Claire Eugénie et Catherine Michelle, l'une souveraine des Pays-Bas et l'autre duchesse de Savoie; à Jeanne, régente d'Espagne et fondatrice de monastères, à la reine de Castille, Anne, épouse aimée et mère sacrifiée. D'Anne Mauricie, épouse de Louis XIII, reine de France, régente courageuse et mère du grand Louis XIV, à Marie-Antoinette, reine de France, à l'enfance brisée et au destin cruel. Et enfin à Marie-Christine, épouse malheureuse d'Alphonse XII.Catharina de Habsbourg nous amène ainsi à découvrir ces femmes dans toute leur dimension humaine - des femmes qui, malgré le fait d'être nées à une époque où leur mariage était une pièce du jeu d'échec joué par les hommes, firent preuve d'un courage spécifique aussi bien dans leurs convictions morales que dans leur conduite politique.
Dos Passos John ; Freeman Marc ; Astre Georges-Alb
Et en Amérique, ça leur plaît la guerre? Ils ignorent ce quec'est. Ils sont comme des enfants. Ils croient tout ce qu'on leurraconte; ils n'ont aucune expérience des affairesinternationales, comme vous, les Européens. A mon sens,notre entrée dans la guerre est une vraie tragédie." Paru pour lapremière fois à Londres, au lendemain de la guerre de 1914-1918, ce roman raconte comment l'auteur, frais émoulu deHarvard, découvre, en s'engageant comme ambulancier sur lefront français, les horreurs de la Grande Guerre. L'initiation deMartin Howe, le double transparent de John Dos Passos, sefait à travers l'absurdité des rapports humains, mais aussi àtravers la poésie furtive d'un Paris nocturne, d'une provincefrançaise inhabituelle, telle que seul le regard d'un grandromancier et d'un Américain pouvait la saisir. Publié en 1920et traduit en 1925, ce premier récit de l'auteur de ManhattanTransfer n'avait jamais été republié. Il est précédé de préfacesinédites de Dos Passos et de Georges-Albert Astre et illustréde dessins de l'auteur.