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Humanités numériques et éducation en Afrique. Innovations sociales en Afrique
Akakpo Yaovi
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782343222233
Les contributions à cet ouvrage appartiennent à deux champs : celui de l'innovation numérique et technologique et celui de l'éducation. Les premiers chapitres sont, en effet, des papiers consacrés à l'humanisme numérique, à l'impact remarquable du numérique sur le journalisme agricole, à la fonction forte de l'innovation technologique dans la transformation de pratiques sociales ancestrales : cas de l'art culinaire africain. Car, on ne peut pas ouvrir un champ de réflexion sur les évolutions accélérées des systèmes éducatifs, sans considérer la singularité des innovations technologique et numérique auxquelles elles ne sont plus étrangères. A ces chapitres s'ajoutent alors des contributions relatives aux plans de l'éducation et de la pédagogie. Celles-ci présentent l'avantage d'avoir exploré, dans le contexte des modernités africaines, les enjeux et les problèmes de ce genre particulier d'innovation que sont ¡innovation éducative et l'innovation pédagogique.
L'hypothèse explorée dans cet ouvrage est que l'africanité est une idéologie, inspirée par l'Occident conquérant, son christianisme et son étude des sociétés africaines. En y adhérant ou en s'y opposant, l'africanisme africain a pris malheureusement le relais du mythe idéologique d'origine non-africaine. L'africanisme, fruit de l'imagination puissante et fougueuse, colore la réalité africaine, réduit l'homme africain à des particularités identitaires et conclut à la raison participante. Ce qui laisse croire que la raison africaine ou la raison nègre, qui serait essentiellement sympathique et émotive, n'a pas d'histoire. L'on en déduit que l'homme africain n'est dans l'histoire que chose envoûtée, à la merci des vents qui soufflent de l'Ouest-qui-manque-la-révolution et de l'Est-qui-la-trahit. La critique proposée dans cet essai contre l'idéologie de l'africanité, a en arrière-plan sans doute, une démystification des formes idéologiques de la domination, de l'asservissement.
Dans la mesure où elle réside dans le pouvoir structurant de la science et de la technique, la technocolonisation institue et reproduit, en général, des rapports multiformes de domination. Elle paraît faire notamment de la volonté de coloniser une dimension de l'histoire. La technocratie, une émanation de cette colonisation particulière, est telle que, dans les rapports politiques, économiques, sociaux, la puissance des uns se constitue de l'a-puissance des autres. L'on doit alors relativiser et recentrer les solutions que bien d'auteurs ont envisagées, à propos de ce que Heidegger avait appelé la question de la technique. Question qu'il avait considérée comme une particularité de la modernité. La solution principale à une telle question peut être dans l'esprit de l'hypothèse que l'action, tout étant, bien évidemment, une catégorie normative, doit être, pour tout sujet pratique qui la porte, une preuve de capacité d'initiative ou d'autonomie.
Cet essai, consacré à l'oeuvre artistique de Paul Ahyi, a une visée, tout à la fois, esthétique et éminemment pratique. D'une part, la réflexion philosophique que l'auteur propose sur le plasticien togolais et son oeuvre, se focalise sur les principales techniques esthétiques nouvelles, la signification des thèmes des oeuvres dans leurs rapports avec les traditions orales africaines, leur enracinement dans le terroir, etc. Et d'autre part, une telle réflexion présente l'intérêt d'être empiriquement documentée. Elle s'appuie en particulier sur la Révolution, une oeuvre sculpturale de Paul Ahyi, et procède à un décryptage de sa vérité immanente. Elle ambitionne d'arracher le voile idéologique qui dissimule son contenu de vérité et de dévoiler sa vérité. L'auteur de cet essai est pleinement conscient que, chez l'artiste qu'il a étudié, il y a incontestablement un pont entre l'ordre des techniques esthétiques nouvelles et l'ordre de la conscience ou de la représentation de la révolution.
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Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.