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Le technocolonialisme. Agir sous une tension essentielle
Akakpo Yaovi
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782343165660
Dans la mesure où elle réside dans le pouvoir structurant de la science et de la technique, la technocolonisation institue et reproduit, en général, des rapports multiformes de domination. Elle paraît faire notamment de la volonté de coloniser une dimension de l'histoire. La technocratie, une émanation de cette colonisation particulière, est telle que, dans les rapports politiques, économiques, sociaux, la puissance des uns se constitue de l'a-puissance des autres. L'on doit alors relativiser et recentrer les solutions que bien d'auteurs ont envisagées, à propos de ce que Heidegger avait appelé la question de la technique. Question qu'il avait considérée comme une particularité de la modernité. La solution principale à une telle question peut être dans l'esprit de l'hypothèse que l'action, tout étant, bien évidemment, une catégorie normative, doit être, pour tout sujet pratique qui la porte, une preuve de capacité d'initiative ou d'autonomie.
Il n'y a pas de réponse crédible à la désarticulation des sociétés africaines, qui pourrait se passer de la cohérence du rapport entre l'accélération sociale, les traditions en constitution et l'innovation sociale. La notion d'innovation sociale peut servir à interroger la capacité pratique des Afriques à être authentiquement modernes. Inutile d'envisager une telle interrogation, en l'orientant avec le présupposé idéologique classique de l'africanisme, présupposé essentialiste selon lequel il y aurait des traditions hostiles à l'histoire. Interroger la capacité des Attiques à être modernes, peut revenir plutôt à s'intéresser aux chantiers multiformes où s'éprouvent et se jouent leur capacité d'autonomie : développement, démocratie, droit, économie, traditions, etc. Cette façon particulière d'interroger l'innovation sociale dans les Afriques en accélération, doit engager les sciences sociales et littéraires à ouvrir des sentiers du penser sur les bouleversements sociaux entretenus par le techno colonialisme, instrument principal par lequel les politiques et les économies libérales font l'histoire.
Cet ouvrage explore une question : comment les sociétés africaines auxquelles le projet des sciences modernes était étranger, s'approprient-elles celui-ci comme composante de leur destin contemporain ? Utilisant les outils de l'histoire des sciences et de la sociologie des sciences, l'auteur étudie des expériences de développement dans lesquelles s'engagent les sociétés africaines : technopole, transfert de technologie, libertés académiques, statut du travail intellectuel et des savoirs traditionnels, recherche universitaire. A travers l'analyse de ces expériences, le livre montre qu'en Afrique les obstacles au développement technoscientifique et la possibilité pour les sciences et technologies de s'enraciner sont les faces d'une même monnaie. C'est dans le sens des mutations multidimensionnelles qui les habitent de plus en plus que les sociétés africaines peuvent négocier leur ouverture à la rationalité technoscientifique. La position épistémologique ainsi dégagée est une invitation des sociétés en développement à des politiques scientifiques plus rationnelles, autonomes et cohérentes. C'est en harmonie avec des ambitions volontaristes et manifestes de développement que les nations africaines peuvent s'offrir des agendas rationnels du progrès des sciences et technologies.
Résumé : Pour la réussite à l'Examen National Classant, il est essentiel d'allier la théorie, la pratique et l'entraînement sous forme de Questions isolées et de QCM. Ces ouvrages tentent de couvrir l'ensemble du programme via des questions correspondant au mieux aux nouvelles modalités de l'ECN à partir de 2016.
Soucieux d'améliorer leur attractivité juridique, les Etats membres de l'OHADA ont décidé d'adopter des règles souples visant à faciliter les échanges économiques. C'est dans cet esprit que le droit de l'arbitrage a été modernisé, l'option légistique étant celle de la consécration de textes favorables aux procédures arbitrales. Cette approche, conforme à la protection des investisseurs, a été généralisée à toute forme de litige alors que le contentieux interne appelle habituellement moins de libéralisme. Bien plus, dans l'espace OHADA la réalité sociologique n'est pas propice au développement de l'arbitrage sans réserve. En effet, le faible taux d'alphabétisation et de culture juridique des populations et leur niveau de vie économique invitaient à la réserve. Il en va de même des règles protectrices de la partie faible vis-à-vis de son contradicteur, qui ont été peu envisagées. En conséquence, qu'il s'agisse de la convention d'arbitrage ou du procès arbitral, le sort du faible n'a pas fait l'objet d'une attention particulière. Ainsi, en dépit de nombreuses avancées quant au régime de l'accord arbitral ou du déroulement du procès, le droit OHADA devrait être révisé dans la perspective de pondérer son libéralisme chaque fois que la protection du faible est légitime. Pour autant, l'adaptation du droit OHADA de l'arbitrage à son environnement sociologique et économique ne doit pas conduire à fragiliser la justice arbitrale.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.