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Accélération et innovation : notions en débat. Innovations sociales en Afrique
Akakpo Yaovi
L'HARMATTAN
25,50 €
Épuisé
EAN :9782343222226
Il n'y a pas de réponse crédible à la désarticulation des sociétés africaines, qui pourrait se passer de la cohérence du rapport entre l'accélération sociale, les traditions en constitution et l'innovation sociale. La notion d'innovation sociale peut servir à interroger la capacité pratique des Afriques à être authentiquement modernes. Inutile d'envisager une telle interrogation, en l'orientant avec le présupposé idéologique classique de l'africanisme, présupposé essentialiste selon lequel il y aurait des traditions hostiles à l'histoire. Interroger la capacité des Attiques à être modernes, peut revenir plutôt à s'intéresser aux chantiers multiformes où s'éprouvent et se jouent leur capacité d'autonomie : développement, démocratie, droit, économie, traditions, etc. Cette façon particulière d'interroger l'innovation sociale dans les Afriques en accélération, doit engager les sciences sociales et littéraires à ouvrir des sentiers du penser sur les bouleversements sociaux entretenus par le techno colonialisme, instrument principal par lequel les politiques et les économies libérales font l'histoire.
L'hypothèse explorée dans cet ouvrage est que l'africanité est une idéologie, inspirée par l'Occident conquérant, son christianisme et son étude des sociétés africaines. En y adhérant ou en s'y opposant, l'africanisme africain a pris malheureusement le relais du mythe idéologique d'origine non-africaine. L'africanisme, fruit de l'imagination puissante et fougueuse, colore la réalité africaine, réduit l'homme africain à des particularités identitaires et conclut à la raison participante. Ce qui laisse croire que la raison africaine ou la raison nègre, qui serait essentiellement sympathique et émotive, n'a pas d'histoire. L'on en déduit que l'homme africain n'est dans l'histoire que chose envoûtée, à la merci des vents qui soufflent de l'Ouest-qui-manque-la-révolution et de l'Est-qui-la-trahit. La critique proposée dans cet essai contre l'idéologie de l'africanité, a en arrière-plan sans doute, une démystification des formes idéologiques de la domination, de l'asservissement.
Dans son village sur pilotis, Kékéli se prépare à la rentrée. Il va bientôt revoir la jolie Amivi! Mais soudain, le lac sur lequel il habite se met à dégager une odeur épouvantable. Que se passe-t-il? Qu'arrive-t-il au petit monde merveilleux de Kékéli?
Cet ouvrage explore une question : comment les sociétés africaines auxquelles le projet des sciences modernes était étranger, s'approprient-elles celui-ci comme composante de leur destin contemporain ? Utilisant les outils de l'histoire des sciences et de la sociologie des sciences, l'auteur étudie des expériences de développement dans lesquelles s'engagent les sociétés africaines : technopole, transfert de technologie, libertés académiques, statut du travail intellectuel et des savoirs traditionnels, recherche universitaire. A travers l'analyse de ces expériences, le livre montre qu'en Afrique les obstacles au développement technoscientifique et la possibilité pour les sciences et technologies de s'enraciner sont les faces d'une même monnaie. C'est dans le sens des mutations multidimensionnelles qui les habitent de plus en plus que les sociétés africaines peuvent négocier leur ouverture à la rationalité technoscientifique. La position épistémologique ainsi dégagée est une invitation des sociétés en développement à des politiques scientifiques plus rationnelles, autonomes et cohérentes. C'est en harmonie avec des ambitions volontaristes et manifestes de développement que les nations africaines peuvent s'offrir des agendas rationnels du progrès des sciences et technologies.
Cet ouvrage propose une réflexion novatrice sur l'intégration des foyers historiques africains de savoirs dans le paysage épistémologique mondial. Sans altérer la définition traditionnelle de la science, il explore les concepts, méthodes et techniques savantes, et les distingue de ceux désignés par J. Goody comme une pensée mythopoïétique. En restant dans le champ de la logique, de l'histoire et de la philosophie des sciences, il démontre que ces foyers historiques peuvent enrichir notre compréhension de la science sans compromettre sa rigueur. L'ouvrage s'attache également à explorer ce patrimoine, élargissant la vocation de l'ethnographie à l'étude des lieux de production et de transmission de connaissances. En somme, il invite à repenser les débats épistémologiques en intégrant pleinement les sciences africaines dans le dialogue intellectuel mondial.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.