Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un lui-même introuvable
Adamah Ekué adamah ; Akakpo Yaovi
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782140319822
L'hypothèse explorée dans cet ouvrage est que l'africanité est une idéologie, inspirée par l'Occident conquérant, son christianisme et son étude des sociétés africaines. En y adhérant ou en s'y opposant, l'africanisme africain a pris malheureusement le relais du mythe idéologique d'origine non-africaine. L'africanisme, fruit de l'imagination puissante et fougueuse, colore la réalité africaine, réduit l'homme africain à des particularités identitaires et conclut à la raison participante. Ce qui laisse croire que la raison africaine ou la raison nègre, qui serait essentiellement sympathique et émotive, n'a pas d'histoire. L'on en déduit que l'homme africain n'est dans l'histoire que chose envoûtée, à la merci des vents qui soufflent de l'Ouest-qui-manque-la-révolution et de l'Est-qui-la-trahit. La critique proposée dans cet essai contre l'idéologie de l'africanité, a en arrière-plan sans doute, une démystification des formes idéologiques de la domination, de l'asservissement.
Cet essai, bâti à partir des sept premiers romans de Tierno Monénembo, entreprend une mise en relief des stratégies narratives au-delà d'une simple technicité scripturale. Son roman n'est pas neutre face aux monstres politiques et sociaux et tourne aussi en dérision ces peuples confiant leur destin et leur gestion sur la foi d'un simple sourire ou du bagout de l'homme politique. Cette démarche convoque ainsi une écriture de l'excès qui convertit le paradigme du réalisme cru du roman africain en un paradigme de l'hyperréalisme.
Cet ouvrage aborde, avec un regard pluriel, la problématique de l'islam et du vivre-ensemble en Afrique subsaharienne au cours de ces dernières décennies. Tout compte fait, les migrations anciennes et contemporaines ont partout donné naissance à d'importants processus de métissage, d'hybridation, de créolisation et d'interpénétration culturelle. Les mariages Interreligleux se multiplient, les amitiés entre musulmans et chrétiens se nouent et se consolident, les échanges se font de plus en plus dense et les espaces communs de convivialité s'intensifient. Ces initiatives populaires qui se veulent inclusives et proactives font face à l'émergence des courants extrémistes, fondamentalistes et littéralistes qui voient d'un très mauvais oeil la montée de nouvelles solidarités entre musulmans et chrétiens dans l'espace public. A partir des recherches inédites et bien documentées effectuées dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne, les auteurs montrent qu'une approche différente des relations d'échanges entre l'islam et d'autres confessions religieuses est possible pour l'invention des valeurs communes et la prévention de l'intolérance et du radicalisme religieux. Ce livre s'adresse aux chercheurs et étudiants en sciences humaines et sociales mais surtout aux médiateurs et promoteurs du vivre-ensemble dans un contexte d'instrumentalisation tous azimuts de l'altérité religieuse.
Par sa géographie soudano-sahélienne, la diversité de ses peuples et traditions séculaires, et la variété de ses modèles architecturaux développés tant en zones de plaine que sur les pittoresques massifs qui ceinturent une bonne partie de son territoire, le Nord-Cameroun est une région qui attire, intrigue, passionne et séduit en même temps. L'art, la culture, les savoirs et techniques issus de cet ensemble fascinant, développés et reproduits par l'ingéniosité et l'inventivité de l'homme, véhiculent une empreinte toute particulière qu'il semble intéressant d'appréhender. Ce projet éditorial est une réflexion commune qui vise, non pas à inventorier l'exhaustivité des patrimoines et sources historiques existants au Nord-Cameroun, mais à comprendre qu'au-delà des autres sources, l'onomastique, l'iconographie, l'esthétique corporelle, les récits migratoires, l'alimentation, le vestimentaire, les représentations mentales sont, entre autres, des pistes de réflexion dans l'écriture de l'histoire et dans l'énonciation des valeurs patrimoniales. Cet ouvrage comporte dix-sept contributions, produites autant par des chercheurs confirmés que par des jeunes doctorants. Il s'adresse à un large public qui inclut des chercheurs en sciences sociales, des passionnés des enjeux patrimoniaux, des décideurs engagés dans la compréhension des problématiques socioculturelles en contexte soudano-sahélien. D'abord, parce que le patrimoine, en tant que lieu de mémoire situé, est régulièrement convoqué pour servir de source à l'histoire ; ensuite, la réactualisation de la problématique de l'immatérialité du patrimoine face au temps en fuite appelle un nouveau regard, une redéfinition du patrimoine ; enfin, la convocation de l'oralité en tant que source fondamentale de l'histoire africaine ouvre de nouvelles perspectives de recherches dans des domaines jusque-là peu explorés.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.