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L'Islam et le Vivre ensemble en Afrique subsaharienne
Adama Hamadou ; Koné Drissa
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343171654
Cet ouvrage aborde, avec un regard pluriel, la problématique de l'islam et du vivre-ensemble en Afrique subsaharienne au cours de ces dernières décennies. Tout compte fait, les migrations anciennes et contemporaines ont partout donné naissance à d'importants processus de métissage, d'hybridation, de créolisation et d'interpénétration culturelle. Les mariages Interreligleux se multiplient, les amitiés entre musulmans et chrétiens se nouent et se consolident, les échanges se font de plus en plus dense et les espaces communs de convivialité s'intensifient. Ces initiatives populaires qui se veulent inclusives et proactives font face à l'émergence des courants extrémistes, fondamentalistes et littéralistes qui voient d'un très mauvais oeil la montée de nouvelles solidarités entre musulmans et chrétiens dans l'espace public. A partir des recherches inédites et bien documentées effectuées dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne, les auteurs montrent qu'une approche différente des relations d'échanges entre l'islam et d'autres confessions religieuses est possible pour l'invention des valeurs communes et la prévention de l'intolérance et du radicalisme religieux. Ce livre s'adresse aux chercheurs et étudiants en sciences humaines et sociales mais surtout aux médiateurs et promoteurs du vivre-ensemble dans un contexte d'instrumentalisation tous azimuts de l'altérité religieuse.
Aborder les enjeux sociaux et politiques de l'enseignement de l'arabe au Cameroun revient à évoquer la question de la laïcité et de l'intervention de l'Etat dans le système éducatif camerounais. L'enseignement de la langue arabe depuis 1960 évolue dans l'anarchie, que ce soit au niveau administratif, pédagogique ou financier, toute chose qui pose un véritable problème d'intégration sociale et politique des arabisants aujourd'hui au Cameroun. L'Etat, qui est censé être le principal garant de l'éducation de la jeunesse et de l'harmonie sociale, semble avoir perdu le contrôle d'un système d'enseignement qui évolue au fil des jours un peu plus en marge de l'éducation nationale. L'enseignement privé islamique en général, et celui de la langue arabe en particulier, a été longtemps laissé à la charge des autorités religieuses (" lamibe "), et des marabouts ou maîtres coraniques. On se prend à penser que le choix de la langue arabe comme langue d'enseignement à vocation nationale aurait desservi la vision séculière et laïque des autorités politiques camerounaises après l'indépendance. La langue semble avoir perdu sa capacité à être un outil d'intégration, d'unité nationale, de cohésion sociale. L'école en général et l'école franco-arabe en particulier peut-elle être au Cameroun le creuset d'une république multiculturelle et multilingue ?
Par sa géographie soudano-sahélienne, la diversité de ses peuples et traditions séculaires, et la variété de ses modèles architecturaux développés tant en zones de plaine que sur les pittoresques massifs qui ceinturent une bonne partie de son territoire, le Nord-Cameroun est une région qui attire, intrigue, passionne et séduit en même temps. L'art, la culture, les savoirs et techniques issus de cet ensemble fascinant, développés et reproduits par l'ingéniosité et l'inventivité de l'homme, véhiculent une empreinte toute particulière qu'il semble intéressant d'appréhender. Ce projet éditorial est une réflexion commune qui vise, non pas à inventorier l'exhaustivité des patrimoines et sources historiques existants au Nord-Cameroun, mais à comprendre qu'au-delà des autres sources, l'onomastique, l'iconographie, l'esthétique corporelle, les récits migratoires, l'alimentation, le vestimentaire, les représentations mentales sont, entre autres, des pistes de réflexion dans l'écriture de l'histoire et dans l'énonciation des valeurs patrimoniales. Cet ouvrage comporte dix-sept contributions, produites autant par des chercheurs confirmés que par des jeunes doctorants. Il s'adresse à un large public qui inclut des chercheurs en sciences sociales, des passionnés des enjeux patrimoniaux, des décideurs engagés dans la compréhension des problématiques socioculturelles en contexte soudano-sahélien. D'abord, parce que le patrimoine, en tant que lieu de mémoire situé, est régulièrement convoqué pour servir de source à l'histoire ; ensuite, la réactualisation de la problématique de l'immatérialité du patrimoine face au temps en fuite appelle un nouveau regard, une redéfinition du patrimoine ; enfin, la convocation de l'oralité en tant que source fondamentale de l'histoire africaine ouvre de nouvelles perspectives de recherches dans des domaines jusque-là peu explorés.
L'actualité internationale des ces dernières années, est-il besoin de le souligner, foisonne d'événements multiples mettant l'islam et les musulmans au centre des débats. De toutes parts, l'islam est décrié comme inapte à l'exercice démocratique et hostile à l'humanisme. Pourtant, il existe bien ici et là, au centre comme à la périphérie du monde arabo-musulman, des modèles d'islam qui dépassent le cadre purement conflictuel opposant généralement tradition et modernité, orthodoxie et hétérodoxie pour (re) inventer une autre lecture des Textes, une lecture contextualisée s'appuyant sur le discours normatif en intégrant les spécificités locales. C'est ce que nous avons tenté de faire dans cet ouvrage en parcourant les caractéristiques de l'islam au Cameroun autant dans ses rapports avec son environnement immédiat qu'avec les différents centres islamiques extérieurs. Ces caractéristiques s'articulent autour d'un certain nombre de permanences et ruptures qui éclairent, à notre sens, les différentes trajectoires du religieux dans ses imbrications avec les développements modernes.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.