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Edgar Morin, sociologue de la complexité
Aït Abdelmalek Ali ; Morin Edgar
APOGEE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782843983603
« Edgar Morin: être sociologue et enseigner l humanité »Edgar Morin, Philosophe et Sociologue (C.N.R.S.), a montré ses qualités exceptionnelles comme chercheur, son immense culture, sa vaste érudition, son inlassable curiosité intellectuelle, son audacieuse imagination en même temps que son extrême attention aux faits... insoucieux de ses intérêts de « carrière » et de sa propre gloire, aux antipodes du chef d école sûr de lui et dominateur, cherchant d abord, dans une relation pédagogique de type socratique à éveiller. La plus grande partie de ses travaux concernant la Méthode et l analyse du 20ème siècle, c est le concept de complexité, comme on l a vu, qui est le fil conducteur d une pensée qui n a rien de dogmatique. L unité de la science, pour l auteur, est parallèle à l unité de l objet, qui essaie ainsi de penser une humanité enrichie de toutes ses contradictions: l humain et l inhumain, le repli sur soi et l ouverture aux autres, la rationalité et l affectivité, la raison et le mythe, l archaïque et l historique, le déterminisme et la liberté.Durant toute sa carrière, Edgar Morin a bataillé pour « relier les connaissances » sur l humain, dispersées dans les sciences et les humanités; il s agit, en effet, de les articuler, les réfléchir afin de penser la complexité humaine à la fois dans son identité biologique (naturelle), son identité subjective et son identité sociale (culturelle). Parmi les sociologues contemporains, il est certainement l un des plus connus et des plus médiatisés. Auteur de nombreuses publications académiques, il a aussi utilisé, pour répandre ses idées, les ouvrages de vulgarisation, les journaux et périodiques populaires, les émissions de radio et de télévision... Chercheur, enseignant et conférencier efficace, Morin est aussi un polémiste i.e. la « dispute » socratique (dialogue philosophique, épistémologique et scientifique) redoutable. Persuadé que le terme de complexité, au sens réducteur et inexact de complication, servait d excuse au manque de théorie et d explication, Morin place au premier rang le concept de complexité: de justification, il est devenu problème, lui-même objet d étude.L uvre d Edgar Morin renverse ainsi la tendance peu théorique du début de la sociologie française. Ses ouvrages majeurs restent les six tomes de La Méthode où il construit une théorie générale qui se veut une synthèse, qui a parcouru « la cohérence d une uvre » et « les expériences vécues qui la nourrissent ». Dans cet ouvrage, on a tenté de déployer l éventail des fondements de la pensée complexe en articulant les thèmes des uvres d Edgar Morin sur le statut de la connaissance et sur les méthodes d élaboration de ces savoirs. L ambition est ici d «enrichir le regard », comme dit Jean-Louis Le Moigne, du lecteur méditant sur le bon usage de la pensée complexe, de ces connaissances que sans cesse il transforme en actions.
Ait Kabboura Mounia ; Fadil Mohamed ; Geoffroy Mar
Cet ouvrage examine en profondeur le dilemme de l'intrication du politique et du religieux dans la Polis contemporaine de l'Islam (l'Etat-nation) et en met à jour les rapports intimes ainsi que la façon dont il a évolué au fil des siècles — de l'islam ethnique et culturel à l'islam idéologico-politique. Il rassemble des contributions critiques et originales de plusieurs chercheurs appartenant à différentes institutions universitaires (du Québec, du Maroc, de la Tunisie et de la France) et à des disciplines diverses (sociologie, histoire, science politique, philosophie). Ce regard croisé souligne le rôle de l'islam dans la construction de l'identité politique et de l'imaginaire collectif, en tenant compte de leurs modes d'agir idéologique, social,culturel et juridique à des époques et dans des espaces culturels et géographiques donnés, tout en s'attardant sur de grandes questions comme la radicalisation, l'islamophobie et la condition féminine. Destiné à ceux et celles qui s'intéressent particulièrement aux modèles politico-religieux liés a l'islam, ce livre s'adresse également au grand public, dans la mesure où la question de l'islam et de l'islamisme est de plus en plus populaire en Occident comme dans le monde arabo-musulman.
Domaine privilégié de la réflexion socio-anthropologique, la question de l'identité était, au siècle dernier, généralement envisagée sous un angle utilitariste : la dimension professionnelle et le marché primaient sur la territorialité. La revalorisation du territoire dans la pensée contemporaine témoigne de la nécessité de s'interroger sur les rapports énigmatiques qui lient ces deux notions. Le présent ouvrage, qui rassemble des textes inédits interrogeant à la fois la manière dont l'homme s'inscrit dans son environnement et la notion même de territoire, étudie ces rapports dans toute leur complexité. Par ailleurs, une meilleure connaissance de l'enjeu communautaire et de ses " paliers en profondeur ", ainsi que du sens des dynamiques revendicatives locales, devrait permettre aux décideurs de mettre en ?uvre des politiques d'aménagement et des modèles de développement qui puissent tenir compte des nouveaux impératifs européens et mondiaux. Les formes inédites de démocratie qui devraient ainsi pouvoir émerger de ce processus ont également retenu toute l'attention des auteurs. C'est donc ici, en somme, un ouvrage de mémoire et de modernité : une contribution essentielle - à la fois sociologique, ethnologique, économique, géographique et juridique - à la connaissance des fondements du " territoire ".
Certains de ces aphorismes ont vu le jour à l'occasion d'une situation de malaise, d'autres lors d'un moment de plénitude, et d'autres suite à une méditation ou une observation. Un jour, sur le chemin du retour chez moi, j'ai vu un agent de police arrêter un conducteur qui était passé au feu orange. Le chauffeur galérait pour convaincre que c'était un feu orange et non un feu rouge... Le policier lui a collé en fin de compte une infraction ! Cela m'a inspiré un de mes premiers aphorismes : "Sans justice, pouvoir est amer. Sans pouvoir, justice est galère" . Ce livre est le fruit d'une longue période de réflexions, non continuelle, qui a duré dix ans, dont l'objectif est d'exprimer mon intime conviction sur des situations, des sujets et des valeurs communes. Loin d'être un dogme, il s'agit bien là d'une tentative de compréhension, partagée.
Nous allons, au cours de cette étude, voir "fonctionner" cette Europe dite "communautaire", comme institution économique, politique et culturelle, qui a des effets multiples sur les agriculteurs situés et professionnellement organisés dans des micro-territoires (qui rappellent parfois les anciens "pays"). Ces nouveaux espaces de solidarités et de conflits apparaissent comme des mailles de plus en plus importantes du tissu social en interactions avec les régions et les Etats-Nations. Par un processus d'homogénéisation, fait de représentations sociales, de normes et de subventions, l'"Europe" a conduit à professionnaliser les agriculteurs en les transformant en "chefs d'entreprise moderne" ; elle a dès lors exclu du travail une grande partie des exploitants. Nous ferons l'hypothèse qu'elle a aussi instauré une rupture entre ces chefs d'entreprise et leur environnement local. Ces agriculteurs s'organisent avec des acteurs situés en dehors de leur profession, pour que celle-ci ne se désarticule pas. A la fin du XIXe siècle, E. Durkheim croyait constater le dépérissement des structures territoriales, et fondait l'organisation de la société sur la profession. Ne sommes-nous pas comme devant un retournement de situation où profession et micro-territoire cherchent à se ré-agréger ?
Résumé : L'urbanisme est à un virage de son histoire. La prise en compte de la nature en ville et notamment de la végétalisation participe pleinement à une demande sociétale et économique, tant les services rendus sont im-portants en ces temps de réchauffement climatique et des besoins de régulation des pollutions et d'ambiances ressourçantes. Mais l'idée majeur de cet ouvrage est d'aller encore plus loin en plaçant les processus écologiques et la biodiversité au coeur du projet urbain. Il ne s'agit alors plus seulement d'intégrer la nature dans la ville mais de faire un écosystème urbain. Il ne s'agit plus de bâtir un établissement humain mais bien de donner une place aussi importante au non-bâti qu'au bâti. Les très nombreuses compétences réunies dans l'ouvrage fournissent des pistes de réflexion, des méthodes et des exemples de cas concrets qui souhaitent contribuer à un indispensable changement de paradigme du projet urbain.
Résumé : "Quand j'ai publié El-kous, je promettais d'écrire ultérieurement un autre livre où "je raconterais mon père et moi". Mon père, Etienne Ferry, n'est plus là, maintenant que je tiens ma promesse. El-Kous était en Algérie un domaine viticole où il exerçait le triple métier de mécanicien, d'électricien et de caviste. Il était un bel et très bon ouvrier manuel, mais de temps à autre déplorait de n'avoir pas fait d'études pour être un ingénieur, et nous rappelait combien à l'école primaire il aimait faire des rédactions. Au soir de sa vie il rédigea ses "mémoires". C'est dans cet écrit que j'ai puisé pour composer notre face-à-face d'outre sa tombe et restaurer notre passé familial. Ainsi défilent dans ce diptyque des images de mort liées aux atrocités de la guerre d'Indépendance ou à la cruauté du destin individuel (la mort de ma mère, celle de mon frère puîné, et celle d'Etienne), mais aussi des figures d'amour nées de l'expérience, de la culture ou de la fantasmagorie, telle Suzanne la belle Maltaise dont ma grand-mère couturière prenait les mesures sous mes yeux enfantins, ou la stellaire Gina Lollobrigida qui projetait sa vénusté au cinéma comme sur les écrans de mes rêveries exubérantes. Etienne en Algérie, Le fils d'Etienne en littérature : le père mort et le fils encore là s'embrassent dans ces pages, en croisant leurs mots, leurs rédactions et les mailles de leur mémoire."
Le renouveau de la culture brassicole La bière est l'une des boissons la plus consommée et paradoxalement la moins connue. Le malt, le houblon sont longtemps restés mystérieux aux yeux des consommateurs. L'apparition de la bière artisanale, mouvement venu d'Amérique, a considé-rablement changé ce regard. Le nombre de brasseries françaises est passé de 400 à 1400 en une dizaine d'année. Un succès économique du " small is beautiful " promis à un bel avenir. La révolution brassicole en cours repose sur une montée en qualité du pro-duit, des goûts plus riches et nouveaux. Car au-delà du nombre de brasse-ries, l'enthousiasme tient à l'apparition d'une diversité dans les styles de bière. Les India Pale ale, Porter, Imperial stout surprennent et racontent de nouvelles histoire de bulles et de houblon. Et la diversité, la montée en quali-tés, valent à la bière d'intéresser la sommellerie et de prendre place sur les plus belles tables. Ce nouveau chapitre de l'histoire de la bière nous parle de saveurs, d'éco-nomie et de relations humaines.
Résumé : Les nouvelles ici rassemblées ont pour cadres divers pays ou régions : la Flandre belge, l?Alsace, le Roussillon, l?Angleterre, l?Allemagne, pays que Michel Wallon connaît bien pour avoir été longtemps professeur au lycée français de Baden-Baden, l?Autriche et la Roumanie. Le fantastique dont elles sont imprégnées n?a rien d?effrayant. Le personnage à qui toutes ces histoires arrivent, et qui les raconte à la première personne, ce qui confère à l?ensemble une belle unité, entretient une sorte de familiarité avec les puissances invisibles. Il accueille (le plus souvent) avec calme et sérénité les " signes " (c?est d?ailleurs le titre de l?une des nouvelles) qui lui sont adressés, et s?efforce avec une touchante bonne volonté de faire ce qu? " on " lui demande. C?est un fantastique teinté d?humour que Michel Wallon nous propose dans ce court recueil. Comme son nom ne l?indique pas, Michel Wallon est né en Flandre. Dans la partie française de cette région européenne, où l?on a particulièrement le goût de l?étrange. Il n?est donc pas étonnant que cela se retrouve au c?ur de plusieurs de ses nouvelles.
Résumé : Parmi les espoirs et les craintes que suscite la numérisation de nos sociétés, la constitution de grandes bases de données confère une place de plus en plus centrale aux algorithmes qui gouvernent les comportements de chacun. L'ambition de ce livre est de proposer une exploration critique de la manière dont les techniques de calcul façonnent nos sociétés. Classement de l'information, personnalisation publicitaire, recommandation de produits, orientation des déplacements, mesures corporelles, etc., les calculateurs sont en train de s'immiscer, de plus en plus profondément, dans la vie des individus. Cet ouvrage voudrait montrer comment les techniques statistiques qui prennent leur essor avec les big data enferment des conceptions différentes de la société qu'elles calculent. Loin d'être de simples outils techniques, les algorithmes enferment un projet politique. La thèse défendue dans cet ouvrage est que la personnalisation des calculs est à la fois l'agent et la conséquence de l'individualisation de nos sociétés. Elle témoigne de la crise des catégories statistiques traditionnelles qui permettaient à la société de se représenter. Elle encourage le déploiement de la course méritocratique vers l'excellence, la compétition des individus pour la visibilité et le guidage personnalisé des existences. Comprendre la logique des nouveaux algorithmes du web, c'est aussi donner aux lecteurs les moyens de reprendre du pouvoir dans la société des calculs.
Résumé : Face aux signaux alarmants de la crise globale ; croissance en berne, tensions sur l'énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée, on cherche à nous rassurer. Les technologies "vertes" seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l'économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D. Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l'impasse. Ce livre démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les "basses technologies". Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir. Si l'auteur met à bas nos dernières illusions, c'est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.
Naess Arne ; Afeissa Hicham-Stéphane ; Ramadier Ma
Résumé : Voici enfin disponible la sagesse d'un pionnier de la pensée écologiste. Etonnamment méconnue en France, l'écosophie d'Arne Naess, philosophe majeur du XXe siècle, est ici présentée à travers dix textes accessibles et sensibles. On y apprend ce qu'est véritablement l'écologie profonde et comment cette philosophie est née d'une relation intime avec la montagne. Prolongeant la pensée de Spinoza, Naess montre comment l'affection pour tout ce qui est vivant ? et non le rapport objectivant, gestionnaire ou dominateur sur la nature ? est au coeur du développement personnel, de la formation de l'identité sociale... et d'une société plus juste. Arne Naess (1912-2009) est le fondateur de la deep ecology et de l'écosophie. Figure majeure de la philosophie contemporaine et de la pensée écologique, il a publié de nombreux livres et reçu plusieurs distinctions en tant que penseur, résistant de la Seconde Guerre mondiale, puis militant de la cause écologique. Hicham-Stéphane Afeissa est professeur agrégé de philosophie, docteur en philosophie ainsi qu'en géosciences et environnement. Spécialiste d'Arne Naess, il est également l'auteur d'une dizaine d'ouvrages de philosophie environnementale. Mathilde Ramadier est philosophe, scénariste et traductrice. Elle a récemment publié un roman graphique consacré à l'écologie et à Arne Naess : Et il foula la terre avec légèreté (Futuropolis, 2017, avec Laurent Bonneau). Textes traduits du norvégien par Naïd Mubalegh, et de l'anglais par Pierre Madelin, sous la direction scientifi que de et révisés par Hicham-Stéphane Afeissa. Textes présentés par Hicham-Stéphane Afeissa et Mathilde Ramadier.
Chaque année, l?Insee chiffre le nombre de pauvres en France (8,2 millions en 2011) sans jamais proposer toutefois de lecture sur l?organisation politique qui génère cette pauvreté. Les pauvres surgissent ainsi sur la scène sociale comme une masse importante que l?on va aider ou punir, selon les mérites ou les défauts de chacun, mais rarement comme le symptôme d?une défaite sociale. Tandis que la fraction la plus riche de la population ne cesse de s?enrichir, la pauvreté n?est plus un phénomène qui relève d?une responsabilité collective. C?est pourquoi Catherine Herszberg est allée demander à des inconnus non pauvres, selon le critère européen, pourquoi les pauvres sont pauvres. Cette démarche s?inscrit dans la continuité de celle qui l?a déjà poussée à observer le sort réservé aux fous emprisonnés (Fresnes, une histoire de fou, 2007). A nouveau, il est question d?hommes mis à l?écart de la société, qu?on est soulagé de ne plus voir, leur vie n?intéressant à peu près personne. Cette enquête pointe ainsi comment le phénomène de la pauvreté s?est détaché du politique, et de notions comme la justice ou l?égalité, pour relever au mieux d?un discours compassionnel, voire charitable. Ce divorce conduit à l?acceptation de ce fait social comme une fatalité, voire une nécessité. Acceptation renforcée par la certitude que le capitalisme mondialisé produit un surplus d?êtres humains "inutiles", surplus appelé à croître dans les années à venir. "Dès lors, la seule question qui se pose est celle-ci: qu?est-ce qu?on va bien pouvoir faire de ces hommes en trop?"