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Le Territoire : Entre l'Europe et l'Etat-Nation
Aït Abdelmalek Ali ; Auburtin Eric ; Bodiguel Luc
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753501881
Domaine privilégié de la réflexion socio-anthropologique, la question de l'identité était, au siècle dernier, généralement envisagée sous un angle utilitariste : la dimension professionnelle et le marché primaient sur la territorialité. La revalorisation du territoire dans la pensée contemporaine témoigne de la nécessité de s'interroger sur les rapports énigmatiques qui lient ces deux notions. Le présent ouvrage, qui rassemble des textes inédits interrogeant à la fois la manière dont l'homme s'inscrit dans son environnement et la notion même de territoire, étudie ces rapports dans toute leur complexité. Par ailleurs, une meilleure connaissance de l'enjeu communautaire et de ses " paliers en profondeur ", ainsi que du sens des dynamiques revendicatives locales, devrait permettre aux décideurs de mettre en ?uvre des politiques d'aménagement et des modèles de développement qui puissent tenir compte des nouveaux impératifs européens et mondiaux. Les formes inédites de démocratie qui devraient ainsi pouvoir émerger de ce processus ont également retenu toute l'attention des auteurs. C'est donc ici, en somme, un ouvrage de mémoire et de modernité : une contribution essentielle - à la fois sociologique, ethnologique, économique, géographique et juridique - à la connaissance des fondements du " territoire ".
Le pluriel, est celui de la race humaine vivante à travers ses cultures sur le dehors de la Raison la faculté du tout mondialisé mais qui n'en maîtrise pas l'existence alors que le multiple dans ce tout, est ce dont la Raison des sciences maîtrise l'objectivité. Cette double face de la Raison du tout mais charnelle est relative au Même qui se répète non identique à soi, mais solidaire de soi comme science et philosophie hors du cercle vicieux nietzschéen de la vérité. Le vieux Logos, parler et penser est exemplaire de cette dualité que la mondialisation coupe en deux sans le disjoindre ; je ne parle qu'une langue singulière qui m'élève à l'Universel parmi la pluralité des langues. Et la Raison maîtrise par la linguistique la particularité de chaque langue dans leur multiplicité. Cette finitude du tout déplace celle du sujet vers sa naissance particulière pour les sciences, singulière pour le parler.
Nous sommes dès notre plus tendre enfance invités à penser qu?un fossé sans fond sépare à jamais les « scientifiques » des « littéraires ». Cette idée est d?autant plus infondée qu?à ses origines, il y a tout au plus quatre siècles, la science s?est construite grâce à des stratégies rhétoriques et littéraires, l?usage de la fiction en particulier: certains textes savants de l?époque sont à mi-chemin entre le récit d?aventures et la fable utopique. De ce paradis de l?imaginaire scientifique nous sont parvenus d?étranges récits de voyages sur une Lune peuplée de « Lunariens », d?anges et de démons, récits dont le but, très scientifiquement prosaïque, était de voir la Terre tourner, conformément à ce qu?impliquait la théorie de Copernic. Mais cette science romanesque fut de courte durée: dès la fin du siècle, les envols poétiques de Kepler, Wilkins et Cyrano étaient entravés par les exigencesrationalistes de Fontenelle et de Huygens. Encore fructueuse deux siècles plus tard, pendant l?âge d?or de la vulgarisation des sciences que fut le XIXe siècle, l?ancienne alliance entre science et littérature s?est aujourd?hui dissoute: la littérature ne s?empare que très marginalement des avancées scientifiques et la science, y a-t-il lien de cause à effet? souffre à l?évidence d?un certain tarissement de ses sources d?inspiration. Peut-être ses tenants n?ont-ils pas assez lu Kepler et Cyrano, qui constituent pourtant, quatre siècles après, un véritable bain de jouvence. A mi-chemin entre l?histoire des sciences et l?analyse littéraire, un essai original et très fouillé (notes et références) sur un thème hélas toujours actuel: le fossé entre les « deux cultures ».
Ce livre est conçu comme un "aide à penser" la genèse de la sociologie en revisitant les auteurs canoniques (Marx, Durkheim, Weber) , et la complexité des défis culturels, sociaux et politiques, dans nos sociétés contemporaines. L'expérience d'une pensée aussi rigoureuse que la complexité ne peut se faire par procuration. Il faut continuer l'initiation à la sociologie et beaucoup d'attention pour oser penser par soi-même. L'ouvrage porte sur des problèmes de "théorie" , mais tous s'appuient sur des données ethnographiques. L'ouvrage s'inscrit dans le projet de création de l'auteur d'un Groupement d'intérêt scientifique "Institut de la complexité : Territoire, Identité, Politique" , en collaboration avec la Fondation Edgar Morin.
Amarouche, fils du péché, fils de personne, trouve enfin place sur terre par la grâce de Mina. Pour elle, pour la famille qu'il fonde, il aspire à dépasser les combines du souk, à chercher au-delà des frontières d'un Maroc incertain - sur lequel il jette un regard critique et pourtant empreint d'espoir - le savoir-faire et les règles dont il a besoin pour exercer son métier honnêtement. Il va les trouver en Belgique, où les dernières mines viennent de fermer leurs portes, où les hauts-fourneaux crachent leur fumée soufrée. Il y apprend plus encore; ces gens du Nord, ouvriers ou agriculteurs, qui l'instruisent d'autres façons de penser, lui suggèrent que la condition humaine, sous ses oripeaux de diverses couleurs, est identique partout. C'est elle, ou le sort, qui veut qu'il abrège son séjour et entame un retour prématuré et tragique au Maroc. Calendes maghrébines clôture la trilogie Le fils du péché, après Racines et épines (2005) et Noces sarrasines (2006).
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.