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Anniversaire
Aira César ; Mestre Serge
BOURGOIS
7,10 €
Épuisé
EAN :9782267021561
50 ans, âge symbolique à la fois porteur d?angoisses et d?expectatives est souvent le moment saisipour faire un bilan de sa vie. César Aira y voit aussi l?occasion de prendre un nouveau départ, decombler les trous qui émaillent sa connaissance, et l?ont jusqu?ici poussé à surseoir aux explicationsessentielles du monde en se consacrant, tête baissée, à son activité d?écrivain. « Avant, j?écrivais mes romans dans le seul but de les réussir », explique César Aira, puis il ajoute: « Eh bien voilà, arrivé à un certain point, après une vingtaine de livres publiés, je me suis senti obligé de me mettre sérieusement à réfléchir ». Réfléchir à ce qui l?a jusqu?ici poussé à écrire, sans doute pour lui permettre d?éviter les pièges du temps, pense-t-il, ou celui de la mort. Non pas tant la mort individuelle, car « la mort de tout le monde est bien plus terrifiante que la mort individuelle, [?] il n?est pas nécessaire d?attendre la mort individuelle, car la Fin du Monde nous accompagne tous les jours, elle est en train de s?opérer imperceptiblement à chaque petit fait qui survient, au hasard de tous les faits et de toutes les pensées ». Egrenant les anecdotes et rassemblant ses souvenirs, César Aira se lance dans une forme d?introspection qui, de la philosophie à la psychologie, voire à la psychanalyse, de la linguistique à la sémiologie appliquées à ses livres passés, le pousse à imaginer, non sans humour et parfois cynisme, ce que pourraient être ses livres futurs. N?est-il pas temps pour lui d?arrêter d?écrire? Ou comme Evariste Galois, le génial mathématicien à qui il consacre tout un chapitre, d?écrire en une seule nuit l?ensemble de son oeuvre? C?est à partir de plusieurs questions de ce type que César Aira décortique son rapport personnel à l?écriture. Ce rapport ludique, plein d?humour et d?une fraîcheur réconfortante forme le sujet essentiel de son roman. Un sujet qui consiste à dépasser la mort individuelle de l?auteur pour, par petites touches, se mettre soi-même en perspective avec la fin de tous, c?est-à-dire la Fin du Monde, et à achever Le Livre, au sens de Mallarmé, ou à se lancer jusqu?au bout dans l?inachevable Encyclopédie. « Oui, c?est bien cela, une espèce d?encyclopédie générale qui contiendrait tout », dit César Aira avant de poursuivre: « Le but de toute une vie est de parvenir à tout savoir. Et son registre final est l?Encyclopédie ».
Une jeune actrice, Norma Traversini, rédige un prospectus pour informer les habitants de son quartier de sa décision d'ouvrir un atelier où ils pourront apprendre à mieux jouer leurs sentiments, afin d'"améliorer leur niveau de sincérité", et donc leur vie. Peu à peu, le prospectus s'allonge, jusqu'à atteindre les dimensions d'un roman, ou plutôt d'une novelita, puisque c'est ainsi que César Aira baptise ses récits. La fiction quitte imperceptiblement les rues et les cafés du quartier de Flores, que hantent l'auteur et tant de personnages, pour se transporter en Inde et se transformer en un roman colonial foisonnant, inventant une trame complexe et rebondissante à souhait.
Entre 1999 et 2000, César Aira écrit une sorte de "trilogie panaméenne", en hommage à un pays où il n'a jamais mis les pieds, comme il se doit. Cette trilogie se compose de Varamo, La Princesse Printemps et du Magicien que voici. Un magicien argentin, Hans Chans, jouit d'un rare privilège : il possède des pouvoirs réellement surnaturels. Il décide de profiter d'un congrès d'illusionnistes, organisé à Panamá, pour être enfin reconnu comme le meilleur magicien du monde. Mais pour qui peut tout, la vie n'est pas si simple, et pas seulement sur scène. Comment savoir, à chaque rencontre, à chaque conversation, à chaque découverte, ce qui appartient à la réalité et ce qui relève d'une magie parfois incontrôlée ? Traduit de l'espagnol (Argentine).
Résumé : César est écrivain. Il vit essentiellement de ses traductions mais mène également une vie secrète de savant un peu fou. Le livre s'ouvre sur l'énigme séculaire du " Fil de Macuto ", que César résout avec succès. Il se rend ensuite au Venezuela, où il est invité à participer à un congrès de littérature dans la petite ville de Merida. Sous des abords inoffensif, il dévoile en réalité le plan démoniaque qu'il a en tête pour dominer le monde : cloner l'ADN de l'écrivain mexicain Carlos Fuentes dans le but de créer une armée de sujets soumis et belliqueux. On ne sait comment il comptait s'y prendre précisément. Dans les faits, il va cloner une cellule, non pas de Fuentes, mais de sa cravate en soie. Des milliers d'asticots de soie bleu électrique se répandent ainsi dans la ville de Merida... Dans un monde onirique, peuplé d'images et de métaphores, le lecteur évolue à la lisière du réel, jusqu'à l'apothéose psychédélique du dernier chapitre. Cette belle parabole de la création littéraire offre une échappée flamboyante dont ses idées sur l'écriture et la traduction ne sortiront pas exemptes. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Le Congrès de littérature n'a rien d'un texte théorique. César Aira met en abyme ses réflexions sur la création littéraire dans un récit ironique, baroque. Plus qu'un roman-manifeste, il s'agit d'un précieux témoignage de ce que l'imagination littéraire représente aux yeux de César Aira. On y retrouve les composantes les plus attachantes de son oeuvre : son art de la scène croquée sur le vif et de l'embardée digressive, l'impression d'aller dans une " fuite en avant " sans que jamais ne se rompe le fil de la continuité narrative, tendu avec virtuosité.
Le jour se lève, le ciel est encore gris, un homme est en larmes. Il n'a pas pleuré depuis son enfance et le voilà presque plus surpris qu'affecté. Pourquoi pleure-t-il donc ? S'en souvient-il seulement ? II se rappelle : sa femme l'a quitté... Le narrateur est poète, en panne d'inspiration, au tournant de son art sans doute. Cet épisode lacrymal éveille en lui le besoin de se raconter. Voici donc l'histoire d'un malheur ou d'un cauchemar - ou des deux à la fois. Car peu à peu un exubérant délire onirique contamine et nourrit le récit, abolissant les frontières entre réel et fantasme, au point que ce bref roman irrésistible de folie et de sagesse se lit comme un hommage aux vertus consolatrices de l'imagination et de l'écriture.
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
Résumé : Retombées de sombrero est publié en 1980 aux États-Unis. Une partie de ce roman se déroule dans la corbeille à papier d'un " humoriste américain " après qu'il y a jeté le début d'une histoire ratée. Cette histoire se poursuit indépendamment de sa volonté, à San Francisco, secouée par des émeutes à cause de la chute d'un sombrero, inexplicablement venu du ciel. L'autre partie se concentre sur l'humoriste, en proie au désespoir depuis que Yukiko, son amie japonaise, l'a quitté. Ces deux parties sont réunies en un entrelacs de séquences brèves, l'action est morcelée en plusieurs points qui s'imbriquent tandis que le dénouement approche.
Quatrième de couverture Savez-vous lire l'heure en effeuillant un artichaut ? Tuer les fourmis à Rome ? Monter un escalier en connaissance de cause ? Poser correctement un tigre ? Vous faut-il des instructions pour pleurer ? Pour avoir peur comme il faut ? Vous arrive-t-il de jeter les timbres-poste que vous trouvez laids ? De tremper un toast dans vos larmes naturelles ? Avez-vous parfois envie de dessiner sur le dos d'une tortue une hirondelle ?Si vous répondez «oui» à six de ces questions, vous êtes un Cronope, un de ces êtres qui font, depuis quinze ans, carrière en Amérique latine : on dit - on écrit même dans la presse - que Monsieur X ou Y est ou n'est pas un Cronope authentique. Cela suffit pour que le lecteur sache à qui il a affaire.Dans le cas contraire, vous risquez d'être un de ces Fameux qui conservent leurs souvenirs enveloppés dans un drap noir : pour votre tranquillité, mieux vaut s'abstenir de lire ce livre.Publiées en Argentine en 1962, ces histoires sont le miroir du regard intime de Julio Cortázar. Elles lui ont même valu un siège au Collège de Pataphysique. Précédant les grands romans et les nouvelles fantastiques qui ont fait sa réputation en France, ces mini-textes éclairent le comportement de tant de personnages farfelus et graves qui sont les protagonistes des œuvres maîtresses de Cortázar.
Deux pensionnaires d'un collège religieux de Barcelone ont disparu. Une nonne délirante et un policier véreux promettent la liberté à un délinquant fou à condition qu'il éclaircisse le mystère. L'enquête révèle l'existence d'un souterrain derrière la chapelle du collège, où les deux jeunes filles se seraient livrées à des rituels sanglants. Un roman policier d'une férocité parodique, qui porte sur l'Espagne de l'après franquisme un regard aussi cocasse qu'impitoyable.