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Aventure suicidaire. Récit épistolaire
Abo Fodjo Kadjo
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782343164960
Justin Yeboua, instituteur à Abidjan, décide de se rendre de façon clandestine en France où il espère avoir une situation bien meilleure. Dans le cadre des préparatifs de son voyage, il écrit à Koffi Ban, son cousin résidant à Paris, pour lui demander de l'héberger jusqu'à ce qu'il trouve du travail. En réponse, celui-ci lui déconseille de s'engager dans une telle aventure. Il s'ensuit des échanges par correspondance qui dégénèrent en un débat très passionné opposant Justin Yeboua, encouragé par le pasteur de son Eglise, à Koffi Ban, soutenu de son côté par des membres de leur famille. Cette polémique met en évidence un constat : l'immigration clandestine est aussi funeste à l'Afrique que les conflits armés et les pandémies qui ravagent sans cesse ce continent. Ce fléau est-il pour autant considéré comme une priorité dans la lutte contre les désastres ? D'où tire-t-il ses racines ? A qui incombe la responsabilité de son ampleur et de sa progression ? Existe-t-il une volonté réelle de le combattre ? Que faut-il faire pour y remédier ? Ces interrogations constituent l'ossature des réflexions de l'auteur sur un phénomène qui, en dépit des lourdes pertes en vies humaines qu'il entraîne de façon régulière, ne semble préoccuper que quelques bonnes volontés éprises d'humanisme. A travers cet ouvrage, un récit épistolaire, Fodjo Kadjo Abo en appelle à une prise de conscience de la gravité de ce fléau et de la nécessité d'en faire une préoccupation.
Vérités sacrilèges est un roman épistolaire qui relate un conflit de cultures mettant aux prises les membres d'une famille en Côte d'Ivoire. Nanan Dicro, suite à l'embauche de son fils Dieudonné Dicro par une société de transit après plusieurs années de chômage, lui demande de l'aider à faire un sacrifice pour remercier les mânes de leurs ancêtres qui, selon lui, ont favorisé la survenue de cet événement heureux. Estimant que ce sacrifice est contraire à ses convictions religieuses, Dieudonné Dicro refuse de s'y associer. Il s'ensuit une discussion qui dégénère en une grave crise opposant celui-ci et sa soeur, Tolérance Dicro, tous deux chrétiens, à leur père, soutenu de son côté par les membres de sa famille, tous adeptes des religions traditionnelles. L'auteur, à travers ce débat, fustige le rôle des intellectuels africains et des religions révélées dans la disparition des cultures africaines, jugées rétrogrades et incompatibles avec la parole de Dieu, et s'interroge : les cultures africaines sont-elles aussi négatives que certains s'efforcent de le faire croire ? Est-il vrai qu'elles constituent un obstacle au progrès ? Peut-on affirmer qu'elles n'ont pas leur place dans les sociétés modernes ? Pourquoi les Africains ont-ils honte d'être et de rester tels qu'il a plu à Dieu de les créer ?
Modestine Nguéttia, une jeune Ivoirienne d'ethnie abron, est étudiante en France. Le 23 août 2016, elle se rend à l'Ambassade de Côte d'Ivoire à Paris dans le cadre de la révision de la liste électorale. Sans raison, elle y est agressée verbalement par un agent de l'Ambassade qui la traite de descendante d'esclaves. Révoltée par cette offense qu'elle juge gratuite et intolérable, elle écrit à son père, en Côte d'Ivoire, pour l'informer de l'incident et lui faire part de son intention de porter plainte contre ce fonctionnaire pour injures publiques. En réponse, son père, Nanan Nguéttia, lui demande de renoncer à sa plainte parce que selon lui, l'agent en question, un Baoulé, n'a fait que plaisanter avec elle dans le cadre d'une alliance interethnique. De leur divergence de vues est née une vive polémique sur cette tradition tombée en désuétude après avoir fait ses preuves pendant des siècles en matière de cohésion sociale. Alors que des voix s'élèvent depuis un certain temps pour préconiser les alliances interethniques comme moyen de prévention et de résolution des crises récurrentes et fratricides auxquelles de nombreux pays africains sont confrontés, des questions se posent sur ces traditions. Que recouvrent-elles exactement ? Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? Ont-elles encore leur raison d'être dans le contexte socioculturel actuel ? Pourraient-elles contribuer à la cohésion sociale comme d'aucuns le croient ? Ces problématiques constituent l'ossature des réflexions menées par Fodjo Kadjo Abo à travers ce récit épistolaire. Dans cet ouvrage, l'auteur fait un véritable plaidoyer en faveur des alliances interethniques. Un texte qui interpelle fortement !
Que ne ferait-on pas pour du pognon ! est un pamphlet contre une société qui a fait de la quête d'argent un style de vie. Cet outil d'échanges, devenu objet de convoitise, semble, aujourd'hui, justifier à lui seul les crimes les plus crapuleux et toutes sortes de bassesses ! Rien n'est trop cruel ni trop dégradant pour gagner de l'argent ! Pour étayer cette thèse, illustrée par de nombreux exemples surprenants, Fodjo Kadjo ABO organise son essai autour de cinq thématiques : la vie, la dignité, la morale, le pouvoir et la religion. Il veut ainsi montrer que l'argent a corrompu la société jusque dans ses fondements. Par la force des choses, déplore l'auteur, l'argent est devenu le principal indicateur de réussite sociale, devant les valeurs traditionnelles de travail et d'honnêteté.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.